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 Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12

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sarah0076
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MessageSujet: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:23



Chapitre 1 :


Appartement de Harm
Mercredi 28 Septembre 2005
22h30


Harm était dans l’ascenseur, il avait passé encore une soirée sans intérêt. Depuis quelques mois, les rencontres de la gente féminine qu’il faisait ne lui apportaient pas la satisfaction qu’il souhaitait.

Harm : Sois honnête avec toi-même… Tu ne pourras jamais l’oublier… Tu ne me laisseras donc jamais tranquille Sarah Mackenzie, ou qui que tu sois !

Harm lui en voulait. Non, c’était contre lui-même qu’il était énervé car il n’arrivait pas à l’oublier et à passer à autre chose.

Harm : Tu as certainement du m’oublier toi et refaire ta vie… Mais moi je n’y arrive pas… Comment pourrais-je le faire ? Tu étais toute ma vie, et je n’ai pas su te retenir et t’écouter…

Il frappa de son poing l’un des murs de l’ascenseur au moment où celui-ci émit le petit bip caractéristique signalant qu’il était arrivé à destination.

Harm : C’est malin, Rabb. Maintenant, faute d’avoir l’âme en peine, tu t’es démolit le poing contre la paroi de ton ascenseur… La vie ne te laissera donc jamais de répit ?

Se massant le poing, il sortit de l’espace clos sans prendre la peine d’allumer le couloir et se dirigea vers sa porte. Son regard fut attiré en s’approchant par une ombre, située dans un recoin, près de l’entrée de son appartement.

Hôpital John Hopkins
Au même moment


A cette heure si tardive, les couloirs étaient plutôt tranquilles, une infirmière ou deux faisaient leur ronde. Dans une petite chambre, un homme veillait près d’un lit.

X : Ne t’inquiète pas, je resterai auprès de toi. J’ai promis que je veillerai sur toi et je tiendrai ma promesse. Et avec un peu de chance ta vie devrait changer…

Il ne put finir son monologue, une infirmière venant le déranger.
Infirmière : Tout va bien, monsieur.

X : Tout a l’air d’aller pour le moment.

L’homme sourit à l’infirmière et reporta son attention, sur le petit être dans le lit.

Infirmière : Ce n’est déjà pas facile de venir voir un être aimé à l’hôpital, mais encore moins quand il s’agit d’un jeune nourrisson ?

X : La vie est vraiment cruelle, en effet.

Infirmière : Ne vous inquiétez pas, monsieur. Nous ferons tout pour sauver votre petite fille.

La stupéfaction sur le visage de l’homme fit comprendre à l’infirmière qu’elle avait commit une erreur.

Infirmière : Vous n’êtes pas le papa ? Vous devez alors être son grand-père ?

Devant le lapsus de l’infirmière, l’homme ne put s’empêcher de sourire.

X : Non, je suis son parrain. Mais ses parents ne devraient plus tarder. Avec tout ça, je n’ai même pas pensé à me présenter : AJ Chegwidden. Enchanté de vous rencontrer.

Infirmière : Mathilde Jenkins, mais appelez moi Math. Et comment se prénomme ce petit ange ?

L’infirmière tourna la tête vers le petit lit.

AJ : Cette petite princesse se prénomme Emma.

Après quelques vérifications d’usage, l’infirmière repartit finir sa ronde et laissa AJ seul, auprès de sa petite protégée.

Appartement de Harm

Sans faire plus attention à l’ombre qui se dessinait au coin de sa porte il continua à avancer. Ce n’est qu’une fois à sa porte qu’il se rendit compte que cette ombre était une silhouette. Il se passa la main sur le visage.

Harm : Tu devrais cesser de boire, Harm. Voilà que l’alcool te joue des tours et te fait voir des formes…

Il ne put poursuivre plus loin, un son émanant de l’ombre le sortit de ses réflexions. Sans plus de questions, il posa sa main sur l’interrupteur situé à quelques pas de lui. En se retournant, il porta son attention sur la silhouette qui, quelques minutes plus tôt, lui avait jouée des tours.

Là au coin du mur, une personne était recroquevillée et semblait complètement anéantie. Ne cherchant pas à en savoir plus, il se précipita auprès de la personne et une fois à sa hauteur posa sa main sur l’épaule de l’inconnu. Ne voulant pas effrayer la personne, il la secoua gentiment.

Harm : Excusez moi, il ne faut pas rester là…

Après quelques tentatives infructueuses, la personne finit par relever la tête, le visage baigné de larmes et le regard complètement perdu. Tout autant que celui de Harm.

Harm : Oh mon Dieu…



Chapitre 2 :


Appartement de Harm
23h00


Harm : …

X : Laissez moi, je veux dormir.

Harm n’en croyait pas ses yeux, il était incapable de réagir. Après quelques secondes d’absence, il se reprit. Il ouvrit sa porte d’entrée et se retourna vers la personne toujours recroquevillée, telle une petite fille effrayée. Il s’approcha doucement, et ne se posant plus aucune question, il passa ses bras sous les bras et les jambes de cet invité surprise et le conduisit à l’intérieur.

Il se dirigea immédiatement vers sa chambre où, après avoir retiré les chaussures et le manteau de son imposteur, il retourna dans le salon pour s’asseoir sur le sofa et réfléchir à la situation. Il posa négligemment à côté de lui les affaires de son invité. Sans prendre garde, un portefeuille tomba à ses pieds.

Dans le lit de Harm, notre invité sembla se calmer et trouva un sommeil apaisant et réparateur.

Hôpital John Hopkins
Au même moment


AJ veillait toujours sur la petite fille.

AJ : Tu sais Emma, tes parents sont, disons, assez compliqués…

La petite fille émit un léger gazouillis. AJ fut attendrit et sourit largement en posant son doigt sur la joue du nourrisson. Il la lui caressa tout en continuant de lui parler.

AJ : Je vois qu’on se comprend tous les deux ma princesse. Tu sais, tes parents ont traversé beaucoup d’épreuves. Tu veux que je te raconte.

Pour toute réponse, la petit fille regarda de ses grands yeux bleus son parrain et, bougeant ses petites lèvres, fit des bulles avec sa bouche. AJ était en admiration devant ce petit être.

AJ : Si tu n’étais pas aussi jeune, demoiselle, je te demanderai de m’épouser sur le champ…

L’infirmière, venue précédemment, se trouvait juste sur le pas de la porte et regardait avec admiration l’ancien seal parler à la petite fille.

Math : Vous savez ce que vous encourez pour détournement de mineur ?

Math entra dans la chambre et sourit à AJ qui lui rendit immédiatement ce sourire.

Math : Vous risquez de gros ennuis avec les parents !
AJ rit à la remarque de l’infirmière.

AJ : Oh oui, je sais ce que j’encours, je suis un ancien avocat. Quant aux parents, je ne me fait pas trop de soucis, ce sont d’excellents amis. J’ai même assisté à l’accouchement de cette petite demoiselle…

Math : Dans ce cas, vous n’aurez pas d’ennuis. Alors vous alliez raconter à cette poucinette la vie de ses parents avant son arrivée ?

AJ : Oui, je me suis dit que cela serait tout aussi intéressant. Et puis, comme cela, elle comprendra mieux la situation entre ses parents et sera plus apte à les aider.

Math : Je ne connais pas les relations entre ses parents, mais depuis que cette princesse est ici, je n’ai vu que sa maman et vous. C’est pour cela que je vous aie prit pour son père.

L’infirmière regarda le carrelage comme pour se repentir de son erreur.

AJ : Son père ignore encore sa paternité… Mais tout cela va changer très vite. Vous souhaitez rester avec nous pour écouter l’histoire ?

Math : Eh bien ma prochaine ronde est dans 30 minutes, donc si, jusque là, je ne vous dérange pas, cela sera avec joie.

AJ sourit à l’infirmière, puis commença le récit de la vie de ses officiers. Il racontait cette histoire avec passion, commençant l’histoire par une rencontre hors du commun, un jour de plein soleil dans une roseraie, où il avait comprit au premier regard que ces deux là lui en feraient voir de toutes les couleurs. Et il ne s’était pas trompé.

Appartement de Harm

Il était complètement perdu, il s’attendait à tout sauf à cette visite pour le moins inattendue. Il lui fallait quelque chose pour se remettre de ses émotions. Aussi, il se releva et se dirigea vers son frigo, l’ouvrant, il en sortit une bière et retourna vers son sofa pour remettre ses idées en place. Arrivé près de celui-ci, son pied butta dans un objet et le projeta un peu plus loin. Posant sa bière sur la table basse, il se pencha pour ramasser l’objet qui se trouvait au sol. En percutant le portefeuille, quelques papiers et divers objet contenus à l’intérieur s’éparpillèrent sur le sol. Il rassembla le tout et le posa négligemment sur la table. Il prit sa bière et la porta à sa bouche, mais son regard fut attiré par une photo posée à côté du portefeuille. Il la prit et l’examina, elle appartenait au propriétaire du portefeuille. Il resta les yeux écarquillés en découvrant le petit objet qui était agrafé au dos.

Harm : Nous avons beaucoup de choses à nous dire, Sarah…

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MessageSujet: Re: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:24

Chapitre 3 :


Appartement de Harm
Jeudi 29 Septembre 2005
7h45


Le calme régnait dans l’appartement, seuls les premiers bruits annonçant le réveil de la ville, émanaient de la rue. Après s’être posé de nombreuses questions, Harm avait fini par trouver le sommeil sur son sofa. Mais, celui-ci était peuplé de rêves. Elle faisait parti de chacun d’eux, il avait, en une nuit, revécu tous les moments de sa vie avec Sarah Mackenzie. Mais plus que tout, il avait revécu cette terrible dispute quelques jours avant son départ. Pourtant, la fin de l’histoire était différente dans ce monde virtuel, il avait réussit à la retenir, à lui expliquer ses doutes et sa réaction excessive.

De son côté, Sarah avait passé une nuit paisible et tranquille. Elle n’avait pas dormi ainsi depuis des jours entiers. Ne trouvant pas le sommeil, ou que si rarement. Le soleil commençait à se lever sur la ville, et un doux rayon vint chatouiller sa joue, lui arrachant un léger gémissement de mécontentement. Elle se retourna dans le lit pour échapper à cet intrus, mais elle était réveillée. La petite bulle qui l’enfermait jusqu’alors, s’ouvrait au rythme des rayons du soleil. Elle porta sa main à son visage pour se frotter les yeux, mais très vite, elle prit conscience qu’elle n’était pas dans son lit. Son instinct de marins reprit le dessus, et, en tout juste un quart de seconde, elle se redressa. Elle parcourue rapidement la pièce du regard et fut étonnée, mais à la fois soulagée de découvrir l’endroit où elle était.

Mac : ce n’était donc pas un rêve, tu es bien venue chez lui hier soir… Mais apparemment, nous n’avons toujours pas eu la conversation pour laquelle je suis revenue…

Faisant le moins de bruit possible, elle se leva complètement et se dirigea vers la salle de bain.

Mac : Avant toute chose, une douche me fera le plus grand bien. Après, j’irai affronter mon ancien partenaire…

Elle ouvrit le robinet de la douche, et laissa l’eau couler sur sa peau.

Hôpital John Hopkins
Au même moment


AJ avait passé la nuit auprès de Emma. Ce petit ange l’épatait chaque jour de plus en plus. Elle était une enfant adorable. Elle ne l’avait réveillé que pour avoir son biberon, vers les 6h, et dès lors qu’elle fut rassasiée, elle se rendormit dans les bras de son bienfaiteur.

Mathilde finissait sa garde de nuit, aussi décida-t-elle avant de partir, de passer voir l’homme qu’elle avait écouté raconter l’histoire des parents de la petite Emma, une bonne partie de la nuit. Elle trouvait cet homme pour le moins surprenant. Il paraissait si autoritaire, et pourtant, quand elle l’avait vu avec Emma, elle n’avait pu s’empêcher de penser qu’il était, certainement, l’homme le plus tendre qui lui ait été donné de rencontrer. Elle s’avança vers la chambre de la jeune demoiselle et resta une fois de plus attendrie par la vision qui se présentait à elle : cet Ancien Seal qui berçait sa petite princesse.
Reprenant ses esprits, elle se décida à frapper au chambranle de la porte, tout en essayant de ne pas réveiller la petite fille. AJ tourna de suite la tête vers la source du bruit.

AJ : Bonjour, Math.

Math : Bonjour…

Elle ne savait pourquoi, mais elle était incapable de dire plus pour le moment, trop submergée par les sentiments qu’il lui inspirait.

Math : Reprends toi ma grande, c’est pourtant pas le premier homme que tu vois…

AJ : Vous souhaitez peut-être faire quelques analyses ?

Math : Non, je venais juste voir si tout se passait bien. Mais j’ai l’impression que vous avez parfaitement le contrôle de la situation.

AJ : Pour le moment, je dois dire que tout se passe bien.

Math : Il faudra que je songe à dire aux parents qu’ils pensent sérieusement à vous engager comme nounou…

AJ sourit à cette remarque, quant à Mathilde, elle rie légèrement, s’imaginant plus comme nourrisse, une vieille dame autoritaire et acariâtre.

Math : Bon si tout se passe bien, je vais vous laisser. J’ai bientôt fini mon tour de garde. Aussi je vais aller m’occuper de faire le briefing avec les infirmières de relève.

AJ : Les parents d’Emma ne devraient plus tarder à venir. Que diriez vous si je vous invitais à prendre un petit déjeuné ?

Math : Eh bien, j’en serai enchantée.

Sur ce Mathilde sortit de la chambre et laissa AJ reposer Emma dans son lit.

Appartement de Harm

Une fois sa douche finie, Sarah sortit de la salle de bain et enfila ses habits. Une fois prête elle respira un grand coup, avant d’aller affronter son passé. Elle descendit les quelques marches, et à son grand étonnement elle trouva Harm assit sur son sofa. Il était donc déjà réveillé. Prenant son courage à deux mains, elle s’approcha de lui. Une fois à quelques pas, elle remarqua ce qu’il tenait dans ses mains.

Mac : Tu as fouillé dans mes affaires !

Elle avait dit cela sur un ton de reproche et de colère. Harm se retourna brusquement pour regarder le visage de son interlocutrice.

Harm : Tu n’avais pas le droit, Sarah.

Mac : Je n’avais pas le droit, non mais tu plaisante ou quoi ? Je ne te dois aucunes explications, Harm.

Elle se dirigea vers la porte, plus sure du tout que tout cela était une bonne idée.

Mac : Je n’aurai pas du revenir…



Chapitre 4 :


Appartement de Harm
8h15


Sarah posa sa main sur la poignée de la porte.

Harm : Non Sarah, ne pars pas !

Elle marqua un temps d’arrêt, comme si elle réfléchissait à sa demande.

Harm : Ne pars pas, je t’en pris.

Sa main retomba le long de son corps, et elle se retourna vers Harm. Elle dit d’une voix presque inaudible.

Mac : De toute façon, je n’ai pas le droit de partir d’ici. Je ne peux pas lui faire cela.

Une larme perla au coin de son œil, mais avant qu’elle ne se fraye un chemin sur sa joue, elle l’essuya. Harm perçut le geste, mais ne bougea pas. Puis il montra la photo qu’il tenait toujours dans sa main.

Harm : Tu dois le faire pour elle ?

Elle s’approcha, une fois devant lui, elle prit la photo dans sa main et la contempla. Elle passa son doigt sur le bébé qui se trouvait dessus. Puis elle leva un regard triste sur Harm.

Mac : oui, en effet, c’est pour elle que je fais tout ça.

Harm : Je vois que tu t’es vite remise, il ne t’aura pas fallu longtemps pour trouver quelqu’un d’autre ou peut être que cet homme faisait déjà parti de ta vie avant.

Il était hors de lui, comment osait-elle venir le voir pour lui jeter son bonheur au visage.

Harm : va t’en, Sarah. Je suis très heureux pour ta nouvelle famille et toi. Tu n’avais pas à revenir.

Il se tourna et se dirigea vers la fenêtre, comme il l’avait fait le soir où elle lui avait appris pour sa fausse identité. Elle resta sans voix, ne comprenant pas tout de suite, ce qu’il avait voulu dire. Puis tout à coup, la lumière se fit petit à petit dans son esprit.

Mac : Non Harm, tu ne comprends pas.

Il se retourna et lança d’un ton sans vie.

Harm : J’ai l’impression que cette phrase résume notre histoire, Sarah…

Mac s’approcha et le regarda dans les yeux, cherchant ainsi à se faire comprendre, puis elle ajouta.
Mac : Il ne s’agit pas de cela, Harm. Il n’y a pas d’autre homme dans ma vie. C’est vrai qu’il y a quelqu’un d’autre dans mon cœur, mais ce n’est pas ce que tu crois.

Harm : Comment peux-tu savoir ce que je crois ? J’ai cessé de croire, le jour où j’ai appris ta fuite.

Mac sentit la colère la submerger à nouveau.

Mac : Ma fuite, certainement pas, matelot. J’ai reçu tes mots cinq sur cinq. Je n’ai fait que ce que tu m’as demandé, Harm.

Harm : Mais je ne t’ai rien demandé, et sûrement pas de fuir.

Le ton était en train de monter dangereusement, et il fallait qu’ils règlent leurs problèmes, l’abcès devait être percé maintenant, pour l’un comme pour l’autre.

Mac : J’ai trouvé ce que tu avais écrit sur ton bureau, Harm. Tu ne voulais plus me voir, tu as même souhaité ne m’avoir jamais rencontré. Que voulais-tu que je fasse : rester et te faire encore plus souffrir ?

C’était donc cela qui l’avait poussé à partir. Les épaules de Harm s’affaissèrent.

Harm : J’étais en colère quand j’ai écrit cela, je ne pensais pas un traître mot de ce que j’ai écrit. Tu n’aurais jamais dû lire ce message.

Mac : Et pourtant, je l’ai lu… Mais, je ne suis pas venue pour cela, Harm.

Harm sentit son cœur se serrer à nouveau. Il se rappela alors les paroles qu’elle avait prononcées quelques secondes plus tôt.

Mac : C’est vrai qu’il y a quelqu’un d’autre dans mon cœur…

Harm répondit alors sur la défensive.

Harm : Pourquoi es-tu venue alors ?

Mac prit un air des plus sérieux, et à ce moment précis, Harm pu lire de la détresse dans ses yeux. Il ne l’avait pas vu depuis presque un an, mais il aurait pu jurer qu’il avait raison sur cette impression.

Mac : J’ai besoin de toi, Harm. Elle a besoin de toi. Je t’en pris ne m’abandonne pas, et ne l’abandonne pas elle…

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MessageSujet: Re: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:25

Chapitre 5 :


Appartement de Harm
8h30


Harm était complètement perdu. Que voulait-elle lui dire par : elle a besoin de toi, ne l’abandonne pas elle…

Harm : De quoi me parles-tu ? Je ne te suis pas.

Mac sécha les larmes qui avaient coulées sur ses joues, sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle lui montra alors la photo qu’il tenait dans ses mains un peu plus tôt.

Mac : Tu vois ce bébé dans mes bras, elle se prénomme Emma et c’est ma fille.

Harm sentait l’étau autour de son cœur se refermer. Il essaya de contenir sa fureur.

Harm : Je ne vois toujours pas ce que j’ai à voir là dedans.

Mac : Mon Dieu, je ne pensais pas que cela serait aussi difficile à avouer.

Harm : Ecoute, je ne sais pas ce que tu veux me dire, et encore moins en quoi je vais pouvoir t’être utile, mais tu me connais assez pour savoir que je le ferais sans réfléchir.

Mac : Je sais que tu m’aideras, Harm. Mais j’ai peur de ta réaction quand tu vas savoir la vérité…

Hôpital John Hopkins
Au même moment


AJ regardait le paysage par la fenêtre, l’automne avait prit place sur la ville, les arbres commençaient à perdre leurs feuilles, formant un joli tapis couleur d’or. Sans se retourner, AJ s’adressa à Emma.

AJ : Quand tu seras sortit d’ici, Princesse. Je t’emmènerais visiter la ville. Tu vas voir il y a plein de belles choses à voir ici. Et puis quand tu seras plus grande, je t’apprendrais à jouer au Base-Ball.

AJ n’eut le temps de continuer son énumération que la petite fille se réveilla et se mit à pleurer. En quelques secondes, AJ se trouva à ses côtés pour la prendre dans ses bras.

AJ : Je suis là, ma poucinette. Viens dans les bras de tonton AJ.

Prenant le bébé dans ses bras, il posa sa main sur son front.

AJ : Mon Dieu, mais tu es brûlante de fièvre !

Sans plus attendre, il appuya sur l’interrupteur d’appel du personnel. Il eut tout juste le temps de reposer la télécommande que déjà Mathilde accompagnée d’un médecin entrèrent dans la chambre.

Math : Que se passe-t-il ?

Elle s’approcha d’AJ et lui prit Emma des bras.

AJ : Je ne sais pas, elle s’est mise à pleurer, aussi je l’ai prise dans mes bras pour la calmer, et je me suis rendu compte qu’elle avait une forte poussée de fièvre.

Sans plus attendre, le médecin examina la petite fille. Prenant tension, pouls et réalisant divers examens…

AJ : Que se passe-t-il ?

Médecin : Il semblerait qu’Emma ait une petite infection. On va lui donner des antibiotiques pour essayer de réguler sa température.

AJ était pour la première fois de sa vie dépassé par les évènements. Que faire ?

AJ : Est-ce grave ?

Médecin : Emma a besoin d’une transplantation, et ce au plus vite. Je ne vous cache pas qu’à son âge, les poussées de fièvre sont à prendre au sérieux, mais vu l’état de santé de ce bébé, il faut faire encore plus attention. Mais rassurez-vous, si le médicament qu’on vient de lui injecter fait rapidement de l’effet, il ne devrait pas y avoir de problème. Je suis très confiant. Je repasse d’ici 30 minutes, pour voir comment elle réagit. Si vous avez un problème n’hésitez pas à nous appeler.

AJ : Je vous remercie.

Mathilde s’approcha d’AJ alors que le médecin quittait la chambre.

Math : Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer.

AJ : J’espère que vous dîtes vrai.

Appartement de Harm

Harm : Sarah, dit-il d’un seul coup, tu commences à sérieusement m’effrayer là.

Mac prit une grande inspiration et se lança.

Mac : Très bien. Harm, Emma est ma fille, mais elle est aussi la tienne…



Chapitre 6 :


Appartement de Harm
8h45


Harm resta sans rien dire. Que venait-elle de lui avouer ? Il était papa…

Harm : J’ai bien entendu, je suis…papa… Mais tout cela n’est pas possible.

Devant son manque de réaction, Mac se décida à parler.

Mac : Je sais que tout cela doit te sembler si soudain.

Mais dans un geste de la main, il la stoppa.

Harm : Tu es en train de me dire qu’Emma est notre fille ? Que je suis son père ?

Mac hésita un moment, puis répondit.

Mac : Oui Harm, Emma est notre petite fille, et oui, tu es papa…

Harm resta songeur, le regard dans le vide. Puis il posa ses yeux sur la photo, pour la première fois depuis qu’il avait vu cette photo de Mac tenant un bébé dans ses bras, il put se dire que c’était sa fille à lui aussi. Mais aussi vite que ses lèvres s’étaient relevées dans un rictus, ses yeux s’assombrirent. Il ne faisait pas partit de ce portrait pour le moins magnifique. Il avait été exclu de cela.

Harm : Pourquoi tu ne m’as rien dit ? Tu n’avais pas le droit de me cacher ça !

Mac soupira, elle savait qu’elle aurait du lui dire la vérité plus tôt. Mais, elle en avait était incapable. Elle se décida enfin à expliquer à Harm les sentiments qui l’avaient submergés à ce moment là.

Mac : Harm, la même semaine j’ai appris que je pouvais retrouver une vie normale, que j’attendais l’enfant de l’homme de ma vie, et par la même occasion que je l’avais perdu pour toujours. Harm essaye de me comprendre, je n’avais plus de passé et mon avenir était en train de s’effondrer. Quand j’ai su que j’étais enceinte, j’ai compris que cet enfant serait mon avenir. Tu ne voulais plus me voir, tu ne voulais plus rien avoir à faire avec moi, pendant un moment j’ai cru que ma vie n’avait plus aucun intérêt, et puis il y a eu Emma…

Sa voix se brisa dans un sanglot et une larme perla au coin de son œil.

Mac : Harm, j’ai besoin de toi… Je ne peux pas la perdre, pas maintenant, Emma est toute ma vie… Tu dois me la rendre.

Mac sentit toutes ses frontières lâcher, et elle se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. Harm ne savait pas toute l’histoire, mais pour que Mac se mette dans un état pareil, cela devait sûrement être grave. Sans plus réfléchir, il s’approcha de Mac et la serra dans ses bras.

Harm : Chut… Calme toi…

Il la berça, telle une enfant, cherchant par ce geste à apaiser son chagrin. Elle se sentit tout de suite à sa place dans cette étreinte. Ses bras forts et puissants lui avaient manqué durant ces derniers mois. Elle retrouva instantanément la sécurité et la chaleur au creux de son épaule et réussit à calmer les sanglots qui la secouaient.

Hôpital John Hopkins
9h00


Depuis la venue plus tôt du médecin, AJ n’avait pas quitté la petite fille des yeux, trop inquiet qu’il puisse lui arriver quelque chose. Il se remémora le jour de la naissance de la petite fille.

Flash back :

Après son départ de Washington, AJ avait gardé le contact avec Mac. Il était le seul à savoir pour sa grossesse, il avait essayé de raisonner la jeune femme en lui disant qu’elle devait prévenir le père, mais Mac avait catégoriquement refusé. A aucun moment, elle n’avait donné les raisons de son départ, expliquant juste à AJ, que dorénavant son passé était derrière elle, et que seule sa petite fille avait de l’importance à ses yeux.

Il était allé lui rendre visite à Seattle où elle avait construit sa nouvelle vie. Elle devait accoucher d’ici deux semaines et il lui avait promis qu’il serait présent pour elle. C’était la première fois, depuis son départ qu’il la revoyait. Elle était radieuse, la maternité lui allait à merveille. Effaçant presque tous les méandres de son passé, elle lui avait fait visiter la maison qu’elle avait achetée pour voir Emma grandir. Elle s’était déjà occupée d’aménager la chambre de sa fille. En ouvrant la porte de la chambre de l’enfant, AJ fut touché de voir sur l’un des murs de la chambre le dessin d’un stearman, similaire à celui de Harm.

Mac : Je veux qu’elle sache qui est son père et qu’elle le connaisse. Alors, j’ai pensé que cela serait un bon début.

Elle le regarda un magnifique sourire aux lèvres.

Mac : J’espère seulement qu’elle n’aura pas la même passion que Harm pour les avions…

AJ : Vous savez que chez les Rabb, cette passion se transmet de père en fils, alors peut être que si c’est une fille, elle passera entre les mailles du filet…

Mac et AJ se regardèrent et se mirent à rire.

Mac : Si sa vie est de voler, je ne l’en empêcherais pas…

AJ : Je sais que vous la rendrez heureuse. Et puis avec un parrain comme moi, comment ne pourrait-elle pas l’être ?

Il lui sourit à nouveau. Elle lui avait énormément manqué. Mais son sourire se figea rapidement, quand il vit Mac s’appuyer au chambranle de la porte. Il se précipita aussitôt à ses côtés.

AJ : Sarah, tout va bien ?

Mac : Je crois que le travail a commencé…

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MessageSujet: Re: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:37

Chapitre 7 :


Hôpital John Hopkins
9h00


AJ : J’ai l’impression que tu étais pressée de faire ma connaissance, Princesse.

Il caressa la joue de la petite fille et replongea dans le passé.

Flash back :

AJ : Vous n’allez pas me faire comme Harriet, Mac.

Il avait dit cela pour détendre l’atmosphère, et cela sembla marcher car Mac lui sourit.

Mac : Je suis désolée, mais sans doute, ais-je trouvé que vous étiez très doué pour ce genre de situation…

Elle n’eut le temps de finir sa phrase qu’une autre contraction vint l’assaillir. AJ passa un bras autour de la taille de la jeune femme et l’aida à se déplacer pour la conduire dans un endroit plus confortable.

AJ : Je sais que vous êtes un marines, mais il me semble que l’on serait mieux dans votre chambre, vous ne croyez pas ?

Mac ne trouva pas la force de répondre, mais acquiesça d’un signe de la tête. AJ l’emmena donc dans sa chambre et après l’avoir installé confortablement sur son lit, il se saisit du téléphone et composa le numéro des pompiers.

AJ : Bonjour, j’ai une femme qui est sur le point d’accoucher, il faudrait faire au plus vite…

Après avoir donné tous les renseignements nécessaires, il reporta son attention sur la femme allongée sur le lit. Les contractions étaient déjà trop rapprochées pour la conduire à l’hôpital.

AJ : Eh bien Marines, on dirait que cela va se jouer entre vous et moi…

Cette femme l’avait toujours impressionnée, mais aujourd’hui encore plus que les autres jours. Après avoir constaté que sa petite fille allait arriver d’ici quelques minutes, il avait aidé Mac pour le mieux, et alors que les pompiers arrivaient enfin, il déposait la petite Emma sur le ventre de sa maman.

AJ : Vous avez bien travaillé, Mac. Elle est magnifique.

Il lui avait embrassé affectueusement le front, et avait ensuite laissé les pompiers prendre le relais.


AJ : Tu vois, j’étais déjà là le jour de ta naissance, et je serais toujours là. Et puis, comment résister à un si beau sourire ?
Alors qu’il ne l’avait pas entendu, le médecin approcha du lit.

Médecin : Il est certain qu’avec un tel sourire, cette petite fille fera des malheureux et obtiendra des hommes tout ce qu’elle veut.

Le médecin regarda AJ dans un sourire.

Médecin : Bon, je suis venu voir si le médicament que nous lui avons administré fait effet.

Il l’ausculta, lui prenant à nouveau température, pouls et tension. Une fois tous les tests effectués, il se tourna vers AJ.

Médecin : Eh bien, cette petite fille est une battante. La fièvre est complètement tombée, et ses constantes sont excellentes. Une fois ses parents ici, nous pourrons parler sérieusement de l’intervention.

Appartement de Harm
Au même moment


Mac, une fois calmée, se dégagea de l’étreinte de Harm et le regarda dans les yeux.

Mac : Harm, il faut que je te dise quelque chose.

Harm sourit et dit d’un air amusé.

Harm : Je crois que j’ai déjà eu pas mal d’émotions fortes pour la journée, non ?

Mais à son grand étonnement, Mac ne répondit pas à son sourire, au contraire, elle avait un regard profond et triste, et il perçut une lueur de peur et d’angoisse. Il la regarda d’un air insistant.

Harm : Mac que se passe-t-il ?

Elle ne répondit pas tout de suite, elle savait que cela faisait sûrement beaucoup pour lui. En même pas 24h, elle était revenue et lui avait annoncé qu’il avait un enfant, une petite fille. Elle se demanda alors si tout cela n’allait pas faire un peu trop comme nouvelle. Mais elle devait le faire si elle ne voulait pas perdre sa vie de maintenant.

Mac : Je sais que tu ne dois pas très bien savoir où tu en es, mais je n’avais pas le choix, sinon je ne serais pas venu…

Aussitôt les paroles sorties de sa bouche, elle se mordit la langue pour ce qu’elle venait de dire. Harm lui demanda alors froidement.

Harm : Donc sans ce mystérieux évènement, je n’aurais jamais su que j’étais père ?

Mac : Je ne sais pas Harm, je ne me suis pas posée la question.

Harm : Vas-tu enfin me dire ce qu’il y a ?

Mac : Harm notre petite fille a besoin de toi, elle est gravement malade…



Chapitre 8 :


Appartement de Harm
9h00


Harm était totalement perdu, cela faisait vraiment trop pour lui d’un seul coup. Qui aurait pu ingurgiter autant d’informations en si peu de temps. Sans s’en rendre compte, en moins d’une heure, sa vie venait de basculer. Il avait revu Sarah, et encore mieux, il apprenait par la même occasion qu’il était papa. Mais la dernière nouvelle que Sarah venait de lui révéler, venait gâcher tous ses moments merveilleux.
Il restait muet, totalement submergé par ses émotions, ne sachant plus très bien dans quel monde il se trouvait. Mais le temps jouait contre eux, et Mac le savait. Elle posa sa main sur son avant bras pour sortir Harm de son mutisme.

Mac : Harm, j’imagine que tout cela est soudain. Mais Emma a besoin de toi, maintenant. Sans une intervention elle risque de…

Elle ne put finir sa phrase, elle ne voulait pas penser à cela. L’idée de perdre l’être le plus précieux au monde à ses yeux lui était insupportable. Les paroles qu’elle venait de prononcer le ramenèrent tout de suite à la réalité.

Harm : Qu’est ce qu’elle a Sarah ? Pourquoi notre petite fille est malade ?

Mac le regarda dans les yeux et tacha d’être la plus clair possible.

Mac : Emma est née avec une déficience immunitaire. Sans rentrer dans les détails, Emma n’arrive pas à créer assez d’anticorps pour se défendre contre les maladies extérieures. Son système immunitaire ne fonctionne pas normalement. Plus on attend, et plus elle risque de tomber malade, et de ne pas arriver à se battre.

Sans même qu’elle ne s’en rende compte, les larmes avaient coulé sur ses joues. Harm comprenait mieux le regard de détresse qu’il lisait dans ses yeux, depuis qu’il l’avait trouvé assise au pied de sa porte. Il ne connaissait pas encore sa fille, et pourtant il ressentait le même désespoir que Sarah. Mais quelque chose lui échappait pourtant.

Harm : Qu’attends-tu de moi ?

Mac : Emma a besoin d’un don de moelle osseuse, et ses parents sont les mieux placés pour le faire. En lui faisant une transplantation de moelle, Emma pourra reconstruire des anticorps à partir des cellules du donneur qu’on lui transplantera, et si tout se passe bien elle n’aura plus aucun problème.

Harm : Je comprends, mais je ne vois toujours pas pourquoi tu es venue me voir.

Harm s’enfonçait de plus en plus dans les explications de Mac, il ne voyait toujours pas pourquoi elle avait tant besoin de lui.

Mac : Je ne peux pas le faire, Harm. Si je le pouvais, je donnerai ma vie pour ma petite princesse, mais je ne suis pas compatible avec elle.

Harm : Je crois que je commence à y voir plus clair. Il faut que moi aussi j’aille faire des tests pour vérifier si je suis compatible ?

Mac : Pas la peine d’aller passer des tests, Harm. Tu es compatible. Tu es le meilleur donneur pour notre petite fille !

Il resta une fois de plus sans voix devant cette affirmation. Puis se reprit.

Harm : Comment le sais tu ?

Mac détourna le regard pour le diriger sur la rue.

Mac : Grâce aux relations qu’AJ a gardé dans l’armée, il s’est arrangé pour que les médecins de Seattle aient accès à ton dossier médical militaire. Je sais que je n’avais pas le droit, mais je braverais toutes les montagnes pour elle, Harm.

Hôpital John Hopkins
9h30


Cela faisait 10 petites minutes qu’Emma avait retrouvé le sommeil. Mais il était hors de question pour AJ de la quitter des yeux, de peur qu’il ne lui arrive quelque chose. Mathilde entra doucement dans la chambre.

Math : Tout se passe bien ?

AJ : Oui, elle a l’air d’aller mieux. Mais dîtes moi vous ne deviez pas finir votre tour de garde il y a plus d’1h ?

Math : C’est vrai, mais je me suis dit que je pourrais peut être attendre avec vous l’arrivée de ses parents, et comme ça j’aurais droit au petit déjeuner que vous m’aviez promis. Cela vous dérange si je me joins à vous ?

AJ lui sourit, il trouvait cette femme absolument charmante et adorable.

AJ : Cela me ferait grandement plaisir.

Elle prit une chaise et s’assit de l’autre côté du lit, juste en face d’AJ. Ils se regardèrent un moment dans les yeux, puis reportèrent leur attention sur la petite fille qui dormait paisiblement dans son lit. Sans qu’ils n’y prêtent attention, la porte de la chambre s’ouvrit.

X : Alors, comment va-t-elle ?

AJ et Math levèrent la tête dans un même mouvement pour apercevoir l’invité surprise.

Math : Cela a l’air d’aller pour le moment. Mais ça ira encore mieux avec sa maman à ses côtés.

L’infirmière sourit à Mac qui se tenait toujours juste dans le chambranle de la porte. Malgré le petit sourire que Mac affichait sur son visage, le regard d’AJ s’assombrit.

AJ : Vous êtes venue seule, Mac ? Il n’a pas voulu écouter ?...

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MessageSujet: Re: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:37

Chapitre 9 :


Hôpital John Hopkins
9h30


AJ avait le regard tranchant, il était près à bondir et à ramener Harm par la peau des fesses si cela était nécessaire.

AJ : Je vais aller le chercher moi même. Ce fichu pilote m’aura vraiment tout fait !

Mais avant même qu’il ait pu réagir, une voix se fit entendre.

Harm : Cela ne sera pas nécessaire, monsieur.

Il lança un sourire à son ancien commandant. Même si quelque part, il lui en voulait d’être au courant de tout, et de ne rien lui avoir dit, il était plus qu’heureux de constater que Mac et Emma avaient un homme aussi bien pour veiller sur elles. Harm s’avança alors vers le lit de sa fille, et tendit la main à AJ.

Harm : Ravi de voir que vous êtes toujours prêt à me botter les 6h, monsieur.

AJ lui rendit sa poignée de main et son sourire.

AJ : C’est moi qui suis ravi, fiston.

Avant même qu’aucun des deux ne le comprennent, ils se retrouvèrent dans les bras l’un de l’autre. AJ lui glissa alors au creux de l’oreille.

AJ : Je savais que vous ne les abandonneriez pas.

Harm : Comment l’aurais-je pu ?

Une fois les retrouvailles passées, Harm se tourna vers la femme qui se tenait à côté de lui.

Harm : Enchanté de vous rencontrer, Madame. Vous n’auriez pas pu trouver meilleur homme qu’AJ, si ce n’est moi bien sûr.

Alors Harm offrit à l’inconnue l’un de ses flyboy grin, AJ et Mathilde quant à eux, sentirent leurs joues s’empourprer. Mais Mathilde n’était pas du genre à se laisser troubler aussi facilement.

Math : Je n’en doute pas une seule seconde, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de vérifier ! Mais je compte bien remédier à ce problème durant le petit déjeuner qu’AJ m’a gentiment promis.

Ce fut au tour de Harm de se sentir gêné, il ne s’était pas imaginé une seconde que cette personne n’était pas la compagne de son ami.

Harm : Je suis vraiment désolé.
Math : Mais ne le soyez pas, il n’y a pas de mal. Je travaille dans ce service d’où ma présence ici.

L’attention des quatre personnes fut détournée par de petits gloussements. Mac s’approcha du lit de sa fille et la prit dans ses bras.

Mac : Je crois qu’elle est impatiente de faire connaissance avec son papa.

Le regard de Harm se posa sur sa petite fille. Une larme roula sur sa joue. Les paroles que Mac lui avait prononcées plus tôt prenaient enfin un sens. Il était papa. Et sa petite fille était parfaite. Mac lui tendit alors l’enfant.

Mac : Je te présente Emma, Harm. Notre fille…

Harm prit sa fille dans ses bras, la pièce toute entière était chargée d’électricité, AJ avait tourné le regard vers la fenêtre et regardait un point fictif à l’extérieur, pour ne pas montrer ses émotions, Mathilde et Mac ne retenaient plus leurs larmes. Quant à Harm, il avait un sourire radieux sur les lèvres, sans doute le plus beau sourire qui n’ai jamais illuminé son visage.

Harm : Bonjour, ma puce. Je suis ton papa.

Pour toute réponse la petite fille se mit à bailler. Et cela fit rire les parents de l’enfant.

Harm : Je crois que cette demoiselle a besoin de dormir. Mais avant, ma poucinette, je veux que tu saches que papa ne partira nulle part. Dorénavant, je resterais à tes côtés pour toujours. Maintenant que je te connais, il n’est plus question que tu quittes ma vie.

Alors qu’il la berçait dans ses bras, la petite Emma s’endormit paisiblement. Mac était touchée par les paroles de Harm. Elle n’avait pas douté de sa réaction, mais elle n’avait pu s’empêcher d’appréhender les retrouvailles.

AJ : Bon je crois que nous allons vous laisser. Et puis, j’ai promis un petit déjeuner à une infirmière.

Il embrassa Emma et salua chaleureusement Harm et Mac. Et avant de franchir la porte annonça.

AJ : Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez où me trouver.

Mac : Merci, AJ. Merci pour tout.

Pour la première fois, Harm et Mac se retrouvèrent seuls avec leur fille. Cela semblait si étrange et pourtant si normal. Mais il savait que ce bonheur auprès de Emma était fragile, et que la vie leur réservait encore des batailles.

Mac : Je vais aller chercher le Docteur Wallas pour lui dire que tu es là.

Avant qu’elle n’ait eu le temps de se lever, celui-ci entra dans la pièce.

Dr Wallas : Cela ne sera pas nécessaire, je suis ici. Il faut que l’on parle sérieusement, car l’état d’Emma m’inquiète sérieusement…



Chapitre 10 :


Hôpital John Hopkins
10h00


Harm et Mac se lancèrent un regard d’impuissance.

Mac : Qu’y a-t-il ? L’état d’Emma s’est aggravé ?

Le Dr Wallas s’approcha des parents, et s’installa à côté du lit de l’enfant.

Dr Wallas : Emma a eu une forte fièvre dans la matinée, on a réussit à la faire tomber, mais vous savez que cela n’est pas très bon dans son état. J’ai peur que son cas ne s’aggrave et que l’on soit obligé de la mettre dans un endroit encore plus stérile, autrement dit une bulle.

Mac ne put retenir un hoquet de surprise, et sans y prendre garde, caressa le front de sa fille.

Mac : Mais, vous aviez dit que cela ne serait sûrement pas nécessaire.

Dr Wallas : Pas tant qu’Emma ne présentera pas des signes de faiblesse.

Harm était littéralement perdu dans cette explication. Il venait tout juste de prendre connaissance de la maladie de sa fille, et ne suivait pas très bien les commentaires du médecin.

Harm : Excusez moi, mais je crois que j’ai besoin de quelques renseignements. Une bulle ?

Dr Wallas : Emma n’a pas les anticorps nécessaires pour se battre toute seule contre les microbes qui nous entourent. Sa chambre est stérilisée au maximum, et toute personne qui entre ici doit prendre de nombreuses précautions avant de rentrer, mais cela n’est pas suffisant. Si Emma recommence à avoir de la fièvre ou un quelconque autre signe d’infection, cela peut lui être très préjudiciable la prochaine fois. Pour le moment, elle a l’air de s’être remise de sa petite fièvre, mais il faudrait songer à une intervention au plus vite.

Harm : Eh bien, je suis là pour cela il me semble. On y va quand vous voulez !

Dr Wallas : Cela n’est pas aussi simple, il faut d’abord que l’on fasse de nombreux examens, et vous allez devoir signer de nombreux papiers pour avoir le droit de faire ce don.

Harm : Ecoutez, je suis avocat, donc pour ce qui est des papiers cela ne prendra pas beaucoup de temps. Je veux que cette intervention soit faite au plus vite pour pouvoir enfin profiter de ma petite fille.

Mac était émue par les paroles de l’homme qui se tenait juste à ses côtés. Comme toujours, il aurait sacrifié sa propre vie pour celle d’un autre. Mais là, il y avait tellement plus de conviction, il s’agissait de sa fille et même s’il ne la connaissait pas, Mac pouvait jurer qu’il l’aimait déjà plus que tout au monde.

Mac : Ton papa est le meilleur, ma puce. Comme je te l’avais dit, il sera toujours là pour toi, il veillera sur toi pour toujours.

Dr Wallas : Très bien monsieur Rabb. Toutefois, il faut que je vous informe de la suite des opérations. Je ne pense pas que vous aillez été mis au courant du déroulement de l’intervention.

Harm : Non, en effet. Mais je ferais tout ce qu’il faudra.

Dr Wallas : Bon eh bien, d’après les dossiers et analyses que l’on a recueillit dans votre dossier militaire, vous semblez être le parfait donneur pour Emma. Néanmoins, nous allons devoir faire des analyses plus poussées sur votre compatibilité, ainsi que sur votre santé physique. Cela ne devrait pas prendre trop de temps, vous suivez des examens médicaux tous les ans, et votre dossier médical est excellent.

Harm : Et ensuite, comment tout cela va se dérouler ?

Dr Wallas : Emma a besoin de cellules souches pour pouvoir reconstruire un système immunitaire viable. C’est là que vous intervenez. Nous allons vous prélever de la moelle osseuse. Je dois vous prévenir que c’est une intervention douloureuse. Pendant quelques jours, vous risquez de ne pas pouvoir vous lever. Je ne vous cacherais pas non plus que c’est une intervention pour la moins délicate.

Harm regarda intensément le médecin debout devant lui.

Harm : Je crois que vous n’avez pas très bien comprit Docteur. S’il fallait que je meure pour que ma petite fille puisse grandir normalement, je n’hésiterais pas une seconde, donc ce genre de détail m’est complètement égal.

Dr Wallas : J’ai deux enfants, je comprends parfaitement ce que vous voulez dire. Mais il est de mon devoir de vous prévenir des risques. Surtout que vous êtes militaire.

Mac : Harm, je ne veux pas que tu prennes cette décision sur un coup de tête.

Harm se retourna vers Mac.

Harm : Cela n’a rien d’un coup de tête, Sarah. Oses me dire que tu ne ferais pas la même chose. Tu m’as dit qu’elle était ton futur, ta nouvelle vie. Aujourd’hui, pour la première fois depuis des mois, j’ai enfin un but. Et Emma en est le centre. Au moment où tu as prononcé ces mots : tu es papa, j’ai su que je dévouerais ma vie à ce petit être. Plus rien n’a d’importance maintenant, à part elle. Je veux que notre petite fille grandisse comme tous les autres enfants et qu’elle soit la plus heureuse des petites filles au monde.

Mac ne retint plus ses larmes et, pour toute réponse, glissa sa main dans celle de l’homme qui lui avait offert la plus merveilleuse attention : Emma. Le docteur qui se trouvait toujours dans la pièce vint cependant troubler le charme de l’instant.

Dr Wallas : Je vois qu’il n’est pas la peine d’insister sur l’éventualité de ne pas faire ce don, mais toutefois, je dois vous mettre en garde. Emma peut ne pas s’en remettre…

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MessageSujet: Re: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:38

Chapitre 11 :


Hôpital John Hopkins
10h15


Dr Wallas : On ne peut pas être certain que le corps de Emma ne va pas réagir contre le greffon. Il se peut qu’il y ait des complications si le greffon est rejeté.

Mac trembla légèrement, elle n’avait jamais envisagé que la greffe pouvait échouer. Il fallait qu’elle réussisse. Mais ces mauvaises pensées s’effacèrent aussitôt, quand elle sentit la main de Harm se refermer un peu plus sur la sienne, comme pour lui donner la force de ne pas craquer maintenant.

Harm : Cela doit marcher. Quelles pourraient être les chances pour Emma de survivre sans cette transplantation ?

D Wallas : Elles sont faibles, sans intervention, et sans un retour à la normale de son système immunitaire, Emma ne pourra certainement jamais vivre comme tout le monde. La moindre petite infection représenterait un véritable danger pour elle.

Harm : Et quand est-il de ses chances grâce à la greffe ?

Dr Wallas : Si le corps de Emma réagit normalement, dans le meilleur des cas, tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Son corps reproduira un nouveau système immunitaire grâce à vos cellules souches, qui sera tout à fait viable. Mais si son corps rejette la greffe, l’infection qui s’en suivra pourrait être fatale.

Sans même en avoir prit conscience, Mac était maintenant appuyée contre le bras de Harm, sans ce soutien, elle se serait sûrement déjà effondrée.

Dr Wallas : Mais c’est pour éviter cela, que nous devons faire de nombreuses analyses, pour minimiser les possibilités de rejet de greffe. Je suis obligé de vous tenir au courant des risques. Même si les risques sont faibles, ils sont présents, et vous devez prendre une décision en toute connaissance de causes.

Sans même prendre le temps de concerter Mac, Harm donna immédiatement la réponse au médecin.

Harm : Qu’attendons-nous pour commencer ces analyses ?

Dr Wallas : Il me faut l’accord de la mère, et nous pourrons commencer les examens.

Harm lâcha brusquement la main qu’il tenait depuis déjà plusieurs minutes. Mac se sentit mal, pour Harm, Il était le père biologique, mais officiellement elle était la seule responsable légale d’Emma. Après avoir accouchée, elle avait déclaré sur l’acte de naissance de sa fille : Née de père inconnu…

Mac : Vous avez mon accord.

Le docteur sortit de la pièce et laissa les parents seuls. Harm se tourna alors vers Mac.

Harm : Quand l’intervention aura eu lieu, je veux faire quelque chose.

Mac : Quoi donc ?

Harm : Je veux qu’il soit inscrit sur le certificat de Emma que je suis son père.

Pour toute réponse, elle lui sourit tendrement.

Harry’s café
Au même moment


Comme convenu, AJ avait accompagné Mathilde pour lui offrir un petit déjeuner. Les discussions allaient bon train. Celles-ci furent tout d’abord centrées sur leurs vies respectives. Mais très vite elles dévièrent sur la petite Emma.

AJ : Cela ne doit pas être facile, tous les jours de s’occuper d’enfants comme Emma.

Math : Disons que perdre un patient est très douloureux, et encore plus quand il s’agit de petits anges comme Emma. Mais on apprend à vivre avec. On fait en sorte que ces enfants vivent le mieux possible leur hospitalisation, mais on ne peut pas tous les sauver.

AJ : J’aimerais vous poser quelques questions au sujet de ce qui va se passer pour Emma, je peux ?

Math : Bien sûr. Que voulez vous savoir ?

AJ : Eh bien, on nous a parlé à Seattle de tout ce qui concernait le don mais on ne nous a pas encore vraiment parlé de ce qui allait se passer après.

Math : Une fois que l’on aura récupéré assez de moelle osseuse de son papa, le liquide va subir différentes manipulations pour que l’on sépare les cellules dont on a besoin du reste du contenu. Une fois cela fait, par une simple perfusion, Emma va recevoir les nouvelles cellules. Et c’est là que le plus dur va commencer : l’attente. Il va falloir attendre approximativement trois semaines pour savoir si le corps de Emma a créé un nouveau système immunitaire viable. Ce sera pour tout son entourage les plus longs jours qu’il n’ait jamais du affronter. Pendant toute cette période, Emma va être sous très haute surveillance médicale. Tout signe de rejet de greffe doit être endigué et maîtrisé au plus vite.

AJ : Mon Dieu, mais cela est inhumain. Attendre comme cela sans rien pouvoir faire.

Math : Mais votre présence, pour Emma et ses parents, est déjà beaucoup, AJ.

Elle posa sa main sur celle de l’homme, comme pour mettre plus de poids dans ses mots, et le réconforter du mieux qu’elle le pouvait.

Math : Il va falloir être patient, seule Emma peut surmonter cela. C’est un combat qu’elle mène seule à présent, et elle a besoin de savoir qu’elle est entourée pour livrer cette bataille…



Chapitre 12 :


Hôpital John Hopkins
Jeudi 21 Octobre 2005
17h30


Harm était assis au chevet de sa fille, depuis l’intervention, le lundi 3 Octobre, il venait la voir aussi souvent que possible, passant le plus clair de son temps auprès de sa princesse, pour lui montrer que dorénavant, il était là pour elle, et que plus jamais il ne serait absent. Il s’était arrangé avec le général Creswell pour obtenir un maximum de jours de congés.

Il la regardait dormir depuis déjà 1h, il ne se lassait pas de rester là, tout seul avec elle. Souvent, il venait avec sa guitare et comme aujourd’hui, il lui chantait des chansons pour l’apaiser. Celle d’aujourd’hui, il l’avait composée le soir même où il avait apprit son existence.
Il s’éclaircit un peu la voix et commença à jouer les premières notes de la douce mélodie.

Tu es le plus beau matin du monde,
Mon éternité pour une seconde,
Mon envie de vivre et mourir.

Tu pourrais me demander ma folie,
Je répondrais que tu es ma vie,
Tu es mon seul mot d'amour.

T'aime, t'es mon seul, t'aime, T'aime,
T'es ma douleur suprême,
T'es mon soleil, mon or, mon diadème,
T'aime, t'aime.

T'aime, et que s'ouvrent mes veines,
Si je peux dans les tiennes,
Couler la vie en donnant la mienne,
T'aime, t'aime, t'aime.

Il n'y aura plus jamais d'infortune,
Puisque dans tes mains tu tiens la lune,
Et je te protège.

Les oiseaux du mal sont enfermés,
Dans tes yeux profonds, déments, troublés,
Chasse les d'un mot d'amour.

T'aime, t'es mon seul t'aime, T'aime,
T'es ma douleur suprême,
T'es mon soleil, mon or, mon diadème,
T'aime, t'aime.

T'aime, et que s'ouvrent mes veines,
Si je peux dans les tiennes...
Tu es le plus beau matin du monde,
Mon éternité pour une seconde,
Mon envie de vivre et de mourir.

T'aime.


Il sourit à la petite fille qui avait ouvert les yeux au début de la mélodie, et fit un semblant de sourire à son papa. Il posa sa guitare à côté de lui et caressa doucement la joue de l’enfant.

Harm : Bonjour, ma poucinette. Alors, tu as aimé la chanson que papa a écrite pour toi ?

Harm eu droit au plus beau des areuhhhhhhh du monde, et son visage s’illumina.

Harm : Tu as déjà la technique pour me faire craquer, demoiselle. J’espère que tu n’en profiteras pas trop quand tu seras plus grande.

Puis, le regard de Harm s’assombrit un peu.

Harm : Tu dois te battre ma puce !

L’émotion perlait dans sa voix et il ne put retenir une larme.

Harm : Tu dois guérir pour que papa puisse t’emmener voler avec lui dans son stearman. Tu sais, même ta maman est venue avec moi. Bon le voyage a été quelque peu mouvementé, et avant qu’elle n’accepte que je t’emmène il faudra user de notre sourire, mais je suis sûr qu’elle ne pourra pas nous le refuser.

Harm s’arrêta un instant, puis il reprit. Il avait besoin de lui raconter ce qui c’était passé.

Harm : J’ai été un véritable idiot avec ta maman. Alors qu’elle avait besoin de moi, je n’ai pas su être là, je n’ai pas su l’écouter et la comprendre. J’ai cru quand elle m’a parlé de son passé, que tout ce qu’on avait vécu tous les deux n’était que mensonge, et qu’elle était une autre personne, mais j’avais tort. Ta maman est une femme merveilleuse, la seule et l’unique femme au monde qui a su m’écouter, me comprendre et me suivre au bout du monde pour mes obsessions. Elle a risqué sa vie pour moi, sans aucune hésitation. Et moi, qu’ais-je fait, je l’ai repoussé au moment où elle avait le plus besoin de ma présence.

Il regarda Emma qui donnait l’air de l’écouter très attentivement.

Harm : Je vais tout faire Emma, pour me faire pardonner, et que l’on fonde tous les trois une famille heureuse. Il faut juste que je trouve le moyen pour qu’elle l’accepte…

La porte de la chambre se referma lentement. Trop prit par ses pensées, Harm n’avait même pas réalisé que celle-ci s’était entrebâillée…

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MessageSujet: Re: Un passé sous silence 2 [achevée] Rating A-12   Mar 6 Sep à 1:39

Epilogue :


Hôpital John Hopkins
Mardi 25 Octobre 2005
11h20


La nouvelle venait de tomber, les résultats étaient enfin là, et le docteur Wallas les avait tout de suite communiqué aux parents.

Ils restaient là, incapables de prononcer un seul mot face à la nouvelle, trois semaines qu’ils vivaient dans le doute, l’espoir et la crainte de voir leur monde s’écrouler. Et en quelques secondes, tout cela venait de prendre fin, le verdict était tombé. Ils avaient les larmes aux yeux et se tenaient étroitement serrés l’un à l’autre, comme pour se montrer qu’ils étaient là l’un pour l’autre et qu’ils n’allaient pas partir.

Elle était sauvée, le système immunitaire de Emma fonctionnait pour le mieux, bien sûr, il y avait encore de nombreux examens à faire, mais elle allait pouvoir mener une vie normale, comme tous les autres enfants.

Ne sachant pas très bien depuis combien de temps ils se tenaient l’un l’autre, Harm finit par relâcher son étreinte et regarda Mac.

Harm : Notre petite princesse a la volonté et la force de sa maman, cela ne fait aucun doute. Finalement elle a mon physique et ta matière grise.

Pour la première fois depuis des jours, le sourire qui illumina le visage de Sarah était serein et sans crainte. Ils se rendirent main dans la main au chevet de leur fille. Arrivés auprès de son lit, Harm la prit doucement dans ses bras pour ne pas la réveiller.

Harm : Tu as réussit ma poucinette.

Mais Mac le coupa avant qu’il ne poursuive.

Mac : Non Harm, vous avez réussit tous les deux… Je lui ai peut être donné naissance, mais toi tu lui as rendu la vie. Et pour tout cela je te suis infiniment reconnaissante. Je ne pouvais pas la perdre, elle ne pouvait pas quitter ma vie. Et tu as réussit à ce que cela n’arrive pas. Merci.

Harm ne répondit rien, et chacun se plongea dans une plénitude certaine. Harm berçait sa fille dans ses bras, et Mac regardait la scène attendrie. La vie venait de leur faire un magnifique cadeau, et ils voulaient profiter de ce moment.


Maison des Roberts
Samedi 24 Décembre 2005
23h00


Comme ils l’avaient fait de nombreuses fois, tout le monde se retrouva chez la famille Roberts pour le réveillon de Noël. Le petit AJ était bien trop ravi de pouvoir enfin s’occuper un peu de sa cousine Emma, et de retrouver sa Tante Mac. Il l’avait revu plusieurs fois depuis qu’elle était revenue à Washington, mais elle passait la plupart de son temps à l’hôpital avec Emma.

P’tit AJ : Dit Tante Mac, Quand Emma sera plus grande, je pourrais me marier avec elle ?

L’ensemble des personnes présentes se mit à rire.

P’tit AJ : Pourquoi je ne pourrais pas ?

Mac s’accroupie pour être au niveau de son filleul.

Mac : Si Emma veut t’épouser AJ, je serai ravie de t’avoir comme beau fils !

Le petit garçon se jeta dans les bras de sa Tante. Alors que la famille Roberts, ainsi qu’AJ et sa compagne, regardaient la scène attendrit, Harm vint se poster à leurs côtés.

Harm : Dis donc matelot, il me semble que c’est au père de la demoiselle que tu dois demander la permission !

Se dégageant de l’étreinte de Mac, le petit garçon regarda son parrain et dit le plus sérieusement du monde.

P’tit AJ : Si Tante Mac est d’accord, je sais qu’elle trouvera le moyen de te faire accepter, car tu ne peux rien lui refuser !

Alors que les joues des deux adultes changèrent radicalement de couleur, les invités ne purent retenir plus longtemps des éclats de rire. Chacun avait pensé qu’à la sortie d’hôpital d’Emma, ses parents se seraient remis ensemble, mais cela n’avait pas été le cas. La compagne d’AJ ne put s’empêcher une petite remarque.

Math : Eh bien, Je vois que ce petit garçon a autant de répartit que toi, AJ. Ses parents ont du s’en rendre compte à la naissance de ce petit bout, c’est pour cela qu’ils lui ont donné ton nom !

AJ resserra son étreinte autour de la taille de la femme et l’embrassa dans le coup.

AJ : Certainement, ou peut être est ce parce que j’ai joué à la sage femme pour l’accouchement d’Harriet. Il semble que mes anciens officiers féminins trouvent ma présence indispensable pour leurs accouchements.

Tout le monde éclata une nouvelle fois de rire. L’ambiance était détendue et cela faisait du bien à tous. La soirée se déroulait à merveille chacun étant ravi de se trouver là. Les douze coups de minuit sonnèrent, et une petite tornade vint troubler les discutions.

P’tit AJ : C’est minuit, on peut ouvrir les cadeaux ?

Harriet : D’accord, mais tout le monde doit aller s’installer autour du sapin.

Bien qu’elle se soit endormie depuis déjà un certain temps, Mac alla chercher Emma dans son couffin, elle voulait partager avec sa fille ce premier Noël. Elle fut la dernière auprès du sapin et s’assit sur le fauteuil que le petit AJ lui indiqua.
Le petit garçon se dirigea alors au pied du sapin, et prit un tout petit paquet qu’il tendit à sa tante.

P’tit AJ : Celui là est pour toi Tante Mac !

Mac fut surprise, elle prit le paquet et commença à l’ouvrir. Sous le papier cadeau, se trouvait un petit écrin, elle l’ouvrit légèrement et resta sans voix devant son contenu. Mais bien vite, on vient lui prendre doucement la main.

Harm : Je sais Sarah que je ne te mérite pas. J’ai été odieux avec toi ce soir là. J’aurais du comprendre que ton nom ne changeait en rien la personne que tu étais. Mais je n’ai encore été qu’un idiot. Pourtant j’aimerais te demander quelque chose, j’aimerais que tu changes à nouveau d’identité, pour moi.

Mac pensait un moment avoir comprit où il voulait en venir, mais elle fut complètement perdue quand il lui demanda de changer à nouveau d’identité. Que voulait-il dire ? Harm la regarda intensément sans cesser de caresser sa main.

Harm : J’aimerais que tu acceptes de changer une nouvelle fois de nom de famille. Voudrais tu porter le mien, Sarah ?

Mac : C’est donc ça le moyen que tu as trouvé, pour que Emma, toi et moi on forme une famille unie ?

Mac avait un léger sourire aux lèvres. Mais Harm, quant à lui, était complètement perdu. Devant son manque de réaction, Mac enchaîna.

Mac : J’étais derrière la porte à l’hôpital quand tu as promis à Emma que tu te ferais pardonner par tous les moyens. Le même jour où tu lui as chanté la plus merveilleuse des chansons. Mais tu aurais du savoir qu’il suffisait juste de me dire un mot.

Harm : Un seul ?

Mac : Oui un seul : Reviens.

Harm : Et si je te le demande, et qu’en plus je te demande de devenir ma femme, crois-tu qu’il y ait des chances pour que tu acceptes de me supporter jusqu’à la fin de ta vie ?

Mac : Il n’y a aucune raison pour que… je refuse.

Il n’en fallut pas plus à Harm, le plus beau et tendre des sourires illumina son visage, il retira la bague de son écrin, et la glissa au doigt de la femme de sa vie, et la mère de sa fille. Et dans le plus tendre des baisers, ils scellèrent la promesse qu’ils venaient de se faire : celle de vivre heureux, pour toujours et à jamais.


FIN

_________________
Prochainement... Enfin une fois qu'elle sera écrite...lol

Merci à Finou pour la banière...
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