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 Comment lui dire...

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sarah0076
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MessageSujet: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:31

Et voilà j'ai enfin fini par la poster par ici...

En premeir lieux, je dédie cette fic à Macab, elle ma booster à l'écrire alors que je n'y croyais pas le moins du monde, et relever ce petit défi a été un pur bonheur. Elle est pour toi celle la biquette et j'espère qu'elel te plaira.

Un grand merci également à Math et Finou, pour leurs encouragement tout au long de l'écriture pour la banière de Finou et la relecture de MAth. J'y vous adore.

Je ne dirais rien quand au sujet de cette fic je vous laisse découvrir par vous même.

Pour uqe personne ne s'y perde en route faites attention au dates indiquées en début de chapitre l'histoire n'est pas écrite dans l'ordre chronologique.

Bonne lecture j'espère que ça vous plaira.

*****************************************************************************




Chapitre 1 :


Cabinet médical du Dr Smith
Hôpital Bethesda, Virginie
25 mars 2005
15h30


Le docteur Smith était assis derrière son bureau, face à la personne qui était rentrée quelques minutes plus tôt. Il lisait et relisait les résultats des analyses et différents examens qu’il avait fait faire à son patient.

Dr. Smith : J’ai bien peur que les résultats de ces analyses confirment ce que nous redoutions.

Le médecin avait un ton morose, annoncer de telles nouvelles n’était jamais une chose facile. Mais il fallait que la personne soit prévenue au plus vite, pour qu’elle puisse s’organiser pour les évènements à venir, et faire en sorte qu’elle se prépare à affronter les difficultés qui se préparaient.
La personne assise en face de lui semblait tout juste comprendre ce qu’il venait de dire et tout ce que cela impliquait, complètement perdue dans ses pensées. Il fallait tout de même prendre connaissance et être sûr de ce qui allait suivre.

X : Et maintenant, que va-t-il se passer pour moi ?

Le docteur regardait le combat intérieur de son patient. En 30 ans de carrière il n’avait jamais vu une personne paraître si forte devant l’ampleur d’une telle nouvelle.

Dr. Smith : Il faudrait que l’on commence le traitement le plus tôt possible.

Son patient assimilait doucement, semblant ne comprendre qu’à moitié ce que le médecin lui dressait comme programme de thérapie.

X : Bien.

Dr. Smith : On va mettre en place votre programme de thérapie. Et il serait fortement conseillé que vous en parliez à un proche, un membre de votre famille par exemple, ou quelqu’un qui pourrait vous soutenir pour affronter tout ça.

Les mots percutèrent violemment son esprit, le dire à quelqu’un. Mais comment arriver à en parler à ses amis. La nouvelle était déjà un choc pour l’intéressé, alors l’annoncer aux personnes les plus importantes de votre vie.

X : C’est trop tôt, je ne peux pas leurs dire cela. Je ne veux pas de leur pitié.

Le docteur n’était guère étonné par la réponse de la personne. C’était souvent difficile d’annoncer à ses proches une telle nouvelle.

Dr. Smith : Désolé d’insister, mais vous aurez besoin de quelqu’un pour vous soutenir.

X : Je suis capable de m’occuper de moi-même. Je n’ai besoin de personne et surtout pas de leur pitié.

Et voilà donc le refrain de la pitié qui revenait sans cesse. Mais le médecin avait vécu assez de fois avec ses patients ce genre de situation, pour savoir que les amis proches et la famille n’agissaient jamais par pitié dans ce genre de situation.

Dr. Smith : Vous devez leur laisser le libre arbitre de faire quelque chose pour vous. Je conçois parfaitement que la nouvelle est difficile pour vous.

X : À bon vous comprenez. Vous a-t-on seulement annoncé un jour une telle nouvelle ?

Le Dr. Smith baissa le regard sur son bloc note.

Dr. Smith : Non, bien entendu. Mais j’ai vécu tellement de fois la situation avec mes patients que je sais exactement ce qui peut vous traverser l’esprit. Et je sais aussi par expérience que vous aurez besoin d’être soutenu.

Le doute traversa son esprit. Peut-être avait-il raison. Après tout, comme il le disait, il avait connu bon nombre de situation identique. Mais tout ceci était tellement nouveau et tellement difficile à gérer.

X : Très bien, je vais y réfléchir. Mais je ne veux pas qu’ils agissent différemment avec moi à cause de… ça.

Cela paraissait tellement difficile de prononcer ces mots.

Dr. Smith : Je sais, mais dîtes vous bien que plus vite ils le seront, plus vite ils pourront se préparer eux aussi à ce qu’il va arriver. Ils vont avoir besoin de se sentir utile pour vous, c’est quelque part, une partie de leur thérapie à eux. Je sais que souvent les malades perçoivent cela comme de la pitié.

X : Vous avez peut être raison.

Un léger sourire se dessina sur le visage du médecin. Ses tentatives commençaient à mener leurs fruits. Les moments qui allaient se présenter, seraient les plus difficiles de sa vie. Personne ne pouvait traverser cela tout seul. Cela était même inhumain de laisser une quelconque personne vivre tout cela sans soutien.

Dr. Smith : J’aimerai que d’ici une ou deux séances, vous reveniez avec la personne qui vous est la plus proche. Quelqu’un en qui vous avez une totale confiance et qui pourra vous épauler et surtout qui sera là pour vous. Vous avez une idée de qui pourrait être cette personne ?

Pour seule réponse il obtint un hochement de tête signifiant une réponse affirmative à sa question.

Dr. Smith : Très bien. Je ne vous cache pas que faute d’avoir des hauts et des bas émotionnellement, votre physique va aussi vous jouer des tours. La thérapie que vous allez suivre va être une très dure épreuve.

Sortant de son mutisme, sa voix résonna dans le cabinet.

X : Je suis préparé à supporter tout ce qu’il faudra.

Cette combativité l’étonnait fortement. En général ses patients se renfermaient sur eux même et ne voulaient pas spécialement entendre parler tout de suite du programme thérapeutique qui les attendaient.

Dr. Smith : Je suis ravi de l’entendre. Nous allons pouvoir commencer tout ceci au plus vite alors. Je vous propose de nous revoir dans une semaine, même jour, même heure…

Sa phrase se perdit dans la proposition de son patient.

X : Je souhaiterais que le rendez-vous soit plus tard. Je ne veux pas que cela interfère sur mon travail. Je veux pouvoir continuer à exercer mes fonctions aussi longtemps que mon état de santé me le permettra.

Dr. Smith : Je n’y vois aucun inconvénient. Disons alors même jour et à 18h. Cela vous convient-il ?

X : Ce sera parfait.

Il se retrouva enfin seul dans son cabinet. Encore un terrible moment qui venait de se dérouler. Il avait choisit le métier de médecin pour sauver la vie des gens en premier ordre. Mas il s’était rendu compte très vite que cela n’était que pure utopie…

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Dernière édition par le Mar 27 Sep à 19:31, édité 1 fois
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sarah0076
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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:32

Chapitre 2 :


Maison des Roberts
MacLean, Virginie
24 Décembre 2004
19h00


Les éclats de voix des enfants résonnaient dans la maison. Mac courait après AJ depuis maintenant 10 bonnes minutes, faisant semblant de vouloir le dévorer tout cru.

Mac : Tu devrais courir petit matelot. Si je t’attrape je te fais cuire dans la cheminée avant de te dévorer.

Le petit garçon partit au pas de course. Courant tout autour de la table.

P’tit AJ : Tu ne m’attraperas pas !

Mac s’était lancée à sa poursuite. Et très vite elle attrapa le petit garçon par la taille.

Mac : Alors petit matelot. Tante Mac t’a attrapé. Je vais pouvoir te dévorer tout cru maintenant.

Le petit garçon se débattait et continuer à rire de plus belle aux attaques de morsures de sa marraine.

P’tit AJ : Oncle Harm, il va venir me chercher pour pas que tu me manges.

Mac tenait le petit garçon comme un bébé et arrêta de lui faire des chatouilles et de faire semblant de lui mordre le ventre.

Mac : Pas de chance pour toi matelot. Ton oncle Harm est toujours en retard. Il ne viendra pas t’aider pour le moment…

Elle se réattaqua de suite à sa dure besogne. Mais elle fut surprise de sentir des mains encercler sa taille et faire en sorte qu’elle lâche l’enfant.

Harm : Et bien, pour une fois tu te trompes, marines. Et je ne te laisserais pas dévorer notre filleul surtout que je connais ton appétit féroce.

Le petit marin était maintenant à terre, il regarda sa tante et lui dit.

P’tit AJ : Tu vois Tante Mac, je t’avais dit que mon oncle Harm il ne te laisserai pas me manger.

Harm et Mac regardèrent le petit garçon et sourirent. Harm était toujours positionné derrière Mac, lui tenant les mains pour éviter qu’elle ne s’échappe. Un sourire malicieux se dessina sur son visage, il s’adressa alors à son filleul.

Harm : Qu’en pense tu AJ, ne crois tu pas qu’elle mérite une petite torture pour avoir voulu te manger ?

Le petit garçon regarda son parrain tout sourire.

P’tit AJ : Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Il n’en fallu pas plus à Harm pour qu’il soulève son nouveau fardeau et la prenne dans ses bras. Mac essayait tant bien que mal de se débattre, mais Harm tenait bon, et ne comptait pas la lâcher.

Mac : Harm, allez ne faites pas l’enfant. Posez moi à terre !

Mais la supplique fut en vain.

Harm : Il n’en est pas question, marines. Je compte bien venger mon filleul et surtout vous faire regretter votre remarque sur mes retards.

Il arriva alors à l’endroit qu’il souhaitait. Il la déposa sur le canapé, lui tenant toujours les mains pour éviter qu’elle ne s’échappe. Harm tourna la tête alors vers le petit garçon qui les avait suivit jusque devant le sofa.

Harm : A toi de jouer maintenant, petit matelot. Montres à ce satané marines que les marins sont coriaces et ne se laissent pas marcher sur les pieds.

AJ se jeta sur sa marraine et lui chatouilla le ventre. Mac essaya de retenir les soubresauts qui voulaient sortir de sa bouche, pour ne pas monter qu’elle craignait énormément ce genre d’attaques. Mais très vite elle ne put se retenir et les éclats de voix emplirent le salon des Roberts.
Harm s’était assis sur le sofa, posant les jambes de Mac sur les siennes. AJ était à califourchon sur les jambes de Mac et continuait de la chatouiller sans fin. Harm avait relâcher, plus tôt, les mains de Mac et celle-ci avait profiter de ce moment pour faire subir la même torture à son petit filleul.

Harm : Alors, marins on se rend ?

Entre deux éclats de rire Mac trouva le moyen de répondre.

Mac : Sûrement pas… Un marines ne se rend jamais…

Les chatouilles reprirent de plus belles et Mac devait endurer celles de son filleul mais aussi de son partenaire qui n’était pas décidé aujourd’hui à se ranger de son côté.
Harriet rentra à ce moment là dans le salon et découvrit avec amusement un entremêlement de jambes et de bras, les éclats de rire des trois personnes résonnant dans toute la pièce. Elle resta là un petit moment, sans bouger, à regarder la scène qui s’offrait à elle. Harm et Mac faisaient des parrains et marraines parfaits. Elle se décida à mettre fin à ce petit jeu.

Harriet : AJ Roberts, il est temps pour toi d’aller te laver les mains. On va bientôt passer à table.

Les deux adultes s’arrêtèrent aussitôt au son de la voix de leur amie. Ils étaient dans une position quelque peu gênante. Mais après tout ils avaient une excuse pour cela, ils jouaient avec leur filleul. Le petit garçon regarda sa mère avec une moue suppliante.

P’tit AJ : Allez maman, encore 5 minutes. Oncle Harm il a dit qu’il fallait prouver que les marins sont plus forts que les marines.

La jeune femme sourit à la remarque de son garçon. Ces deux amis ne cessaient de vouloir prouver que l’un était plus fort que l’autre. Ils ne rataient pas une occasion pour le prouver

Harriet : Désolé mon chéri, mais il est l’heure de se mettre à table.

Le petit garçon descendit du sofa non sans un petit regard triste. Il aurait bien joué encore avec son oncle et sa tante.
Alors que le petit garçon sortait de la pièce donnant à sa mère la main, Harm se releva et tendit la main à Mac pour l’aider à en faire autant.

Harm : Allez marines, maintenant que cette petite bataille est finie, reprenons une attitude un peu plus correcte.

Ils se sourirent alors que Mac mettait sa main dans celle de Harm et se relevait du sofa. Une fois sur pieds, elle fut prise d’un vertige. Harm passa son bras autour de la taille de la jeune femme pour qu’elle ne tombe pas.

Harm : Mac ça va bien.

L’inquiétude s’entendait dans sa voix. Mac posa sa main sur son épaule et lui adressa un léger sourire.

Mac : Ce n’est rien, Harm. Je me suis sans doute relevé trop vite.

Harm : Vous êtes sûre ?

Elle se détacha de lui et lui adressa un regard lui signifiant que tout allait bien.

Mac : Je vous assure, Harm. Quand on se relève trop vite cela arrive fréquemment. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:33

Chapitre 3 :


Quartier Général du JAG
Fall Church, Virginie
17 Janvier 2005
10h30


Juge : Accusé levez-vous !

Mac et son client se levèrent dans un même mouvement.

Juge : Pour l’accusation à manquement au devoir en date du 31 Octobre, l’accusé est reconnu coupable. Pour l’accusation à irrespect à un officier supérieur, l’accusé est reconnu coupable. Pour l’accusation à homicide involontaire sur la personne de trois marins affectés sur le Patrick Henry, l’accusé est reconnu coupable.

Le visage de Mac et de son client se décomposaient au fil des accusations, mais le regard de Mac semblait ailleurs.

Juge : Lieutenant Miller, vous êtes condamné à 10 ans de prison ferme à Leveanworth. Au bout de ces 10 années, vous serez démis de vos fonctions au sain de l’armée sans soldes et privé de tous avantages.

Le visage de Harm quant à lui exprimait la joie de la victoire. Il avait réussit à battre sa marines sur ce procès.

Juge : Lieutenant Miller, vous serez conduit dès cet après midi à la prison de Leveanworth où vous commencerez votre peine. La séance est levée.

Le coup de marteau sur le cylindre en bois marqua la fin définitive de ce procès qui avait été pour le moins laborieux et prenant pour les deux parties.
Mac se tourna alors vers son client.

Mac : Si vous le souhaitez, nous pouvons faire appel de la décision du juge. Il y a encore de faible chance que la sentence soit allégée.

Le Lieutenant Miller regarda son avocate, le regard dans le vide.

Lieutenant Miller : Ce ne sera pas nécessaire, Ma’am. Je suis responsable de ce qui c’est produit lors de cette opération à bord du Patrick Henry et j’en prends toutes les responsabilités. Merci pour ce que vous avez fait pour moi.

Mac devait reconnaître que quelque part, elle plaignait son client tout du moins elle avait beaucoup de compassion pour lui. Le jour où elle l’avait rencontré juste avant le début du procès, elle l’avait trouvé en larmes dans son bureau. Il regrettait fortement ses actes et il voulait en prendre l’entière responsabilité. Mac avait essayé de le défendre de son mieux, mais au fond d’elle, elle n’était pas pleinement satisfaite de cette audience.
La voix de Harm la sortit de ses pensées.

Harm : Alors, marines vous m’accompagnez ?

Mac semblait complètement ailleurs et Harm trouva que son visage était marqué par le manque de sommeil, elle avait les traits tirés et il la trouvait souvent à des milliers d’années lumière de ce qu’elle faisait en ce moment.

Mac : Je vous demande pardon ?

Harm lui adressa un tendre sourire.

Harm : Vous descendez avec moi au plateau ou vous préférez rester dans cette salle de tribunal, maintenant vide.

Mac sembla tout juste prendre conscience que les personnes présentes quelques minutes plus tôt avait déserté la salle d’audience pour retourner vaquer à leurs occupation. Même son client avait apparemment était emmené par les sentinelles pour le conduire à Leveanwoth. Harm ne manqua pas de noter son air perdu. Mais elle se ressaisit très vite.

Mac : Je vous suis, matelot.

Harm, même s’il ne lui disait pas directement était inquiet au fond de lui. Ce n’était pas dans ses habitudes d’être aussi distraite au cours d’une audience, surtout de cette importance. Il avait gagné mais sa victoire n’était pas complète car elle ne s’était pas battue comme elle le faisait d’habitude. A plusieurs reprises, il avait attendu une objection de sa partenaire aux questions qu’il posait au témoin, mais rien n’était venu. Juste le silence qui planait au dessus du tribunal suivit immanquablement de la réponse du dit témoin. Il s’était retourné à chaque fois pour voir son visage et elle semblait à des milliers d’années lumière.
Harm attendit que la porte de l’ascenseur se soit refermée sur eux pour commencer une discussion avec elle.

Harm : S’il y avait quelque chose qui n’allait pas, Mac, vous me le diriez n’est ce pas ?

Mac se tourna immédiatement pour regarder son partenaire. Durant une seconde, la possibilité qu’il ne soit pas sérieux lui avait traversé l’esprit.

Mac : Pourquoi me demandez vous ça, Harm ?

Harm prit alors son courage à deux mains, il savait que la remarque risquerait de la froisser mais il devait savoir si tout allait bien pour sa partenaire.

Harm : Disons que je vous ai trouvé ailleurs pendant ce procès.

Le regard qu’elle lui lança lui fit comprendre qu’elle ne voyait pas où il voulait en venir.

Harm : Vous avez eu de nombreux moment d’absence pendant l’audience. J’ai l’impression que vous m’avez laissé gagner.

Aussitôt que les mots furent sortis de sa bouche, il comprit qu’il allait sûrement devoir essuyer ses foudres. Et cela ne tarda pas à venir.

Mac : Vous insinuez que je n’ai pas fait mon boulot correctement ?

Et voilà, elle commençait à sortir de ses gonds. Harm tenta de rattraper le coup et de la calmer un peu pour retrouver une discussion normale avec elle.

Harm : Ce n’est pas ce que j’ai dit, Mac. Je dis juste que vous n’étiez pas au meilleur de votre forme.

La réaction qu’elle eut, Harm ne l’avait pas prévu et il en fut plus qu’étonné.

Mac : Je sais, Harm. Je subis les foudres d’un affreux mal de crâne depuis plus d’une semaine qui m’empêche même de dormir la nuit. Mais tout cela est sans doute du au procès. Maintenant qu’il est fini je vais peut être pouvoir me débarrasser de cette affreuse douleur et retrouver le sommeil.

Harm : J’espère que vous dîtes vrai.

Ils se sourirent tendrement avant que les portes de l’ascenseur ne s’ouvrent sur leur étage. Ils avancèrent alors sur le plateau avant que Harm ne reprenne la parole.

Harm : En tout cas, je vous rappelle que vous me devez un repas.

Mac : Mais je n’oublie pas. Pour ce week-end je ne peux pas. Mais que dites vous du week-end prochain ?

Harm fit mine de réfléchir.

Harm : Je pense que c’est parfait.

Mac se dirigea alors vers son bureau, elle se retourna juste avant de rentrer dans celui-ci.

Mac : Disons alors samedi à 19h chez moi…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:34

Chapitre 4 :


Appartement de Mac
Georgetown, Virginie
29 Janvier 2005
17h00


Mac était en peignoir dans sa chambre. Elle avait passé la journée dans les magasins. Après la semaine de travail qu’ils avaient tous passé au Jag, elle avait eu besoin de s’aérer l’esprit. Elle avait fait quelques petits achats mais avait passé la plus grande partie de l’après midi à flâner devant les boutiques. Elle avait étalé ses achats sur son lit quand elle regarda l’heure sur son réveil.

Mac : Il faudrait que tu te dépêches si tu ne veux pas être en retard.

Elle se dirigea vers la salle de bain et ôta son peignoir. Elle se glissa alors dans l’eau bouillante. Elle laissa les senteurs parfumées prendre totalement possession de son corps. Elle commença à se relaxer aussitôt immergée dans son bain. C’était le seul moment de la journée où elle perdait toute notion de temps. Ce bain lui apportait relaxation, détente et bien être.

Mac : Si on pouvait passer toute une vie dans un tel bien être.

Elle rit doucement à sa remarque puérile. Se résonnant elle reconnut que de toute évidence elle ne pourrait passer sa vie ainsi à ne rien faire. Elle avait toujours était une femme d’action, elle avait besoin de changement, de se sentir utile, de bouger.
Elle se décida au bout d’une heure à sortir enfin de son bain. Elle devait se préparer car Harm, bien que toujours en retard ne tarderait plus à arriver. Elle n’était pas habillée et n’avait toujours pas préparé le repas. Elle s’enveloppa dans une serviette et se dirigea vers sa chambre pour choisir sa tenue.

Mac : Si je mettais se nouveau jean que j’ai acheté aujourd’hui, il ira parfaitement avec le petit haut rouge col en V que j’ai dans mon placard.

Aussitôt dit aussitôt fait, elle s’habilla et retourna dans la salle de bain pour mettre une touche légère de parfum et de maquillage pour compléter sa tenue vestimentaire.

Mac : Bon il me reste juste le temps pour préparer le repas. Harm qui croit que je ne cuisine pas, il va être surpris !

Elle s’activa en cuisine pendant le reste du temps, ne perdant pas une minute. Le petit espace qui lui servait plus tôt de cuisine ressemblait maintenant plus à un champ de bataille. Elle mit le plat dans le four et s’activa à tout ranger avant que son partenaire n’arrive.
Elle finissait de laver les derniers ustensiles ménagers quand la sonnerie de la porte d’entrée retentit.
Elle posa le torchon qu’elle tenait dans ses mains et se dirigea vers la porte d’entrée. Elle ouvrit alors la porte.

Mac : Bonsoir, Harm. Vous êtes en retard…

Il lui sourit tendrement et lui tendit un bouquet de roses blanches.

Harm : Pour une fois j’ai une excellente excuse. J’étais chez le fleuriste et disons que j’ai eu du mal à me décider avant de pencher pour les roses blanches.

Mac attrapa le bouquet de fleurs et sentit l’agréable odeur qui s’en dégageait. Elle lui rendit son sourire avant de se retourner pour aller le mettre dans un vase.

Mac : Pour cette fois, matelot, je ne vous tiendrais pas rigueur de ce retard. Mais vous devez ceci au fait que les roses blanches sont mes préférées car sinon je vous aurais fait passer un mauvais quart d’heure, foi de marines.

Elle attrapa un vase vide se trouvant sur la table devant elle et se dirigea vers la cuisine pour le remplir d’eau.

Harm : Heureusement alors que je ne me suis pas trompé dans mon choix.

Il rit doucement en posant son manteau sur le rebord du canapé. Mac revint à ce moment là avec son bouquet et le vase entre les mains. Elle le déposa sur la table qu’elle avait dressée plus tôt pour deux personnes et se dirigea vers lui.

Mac : J’ai oublié de vous dire quelque chose.

Elle s’approcha un peu plus de lui et se hissant sur la pointe des pieds elle déposa un tendre baiser sur sa joue.

Mac : Merci.

Harm était quelque peu perdu, comme hypnotisé. Il retrouva vite ses esprits et la regarda dans les yeux.

Harm : Mais de rien.

Ils continuèrent à se regarder ainsi pendant de longues secondes voire minutes. Aucun des deux n’auraient pu certifier combien de temps s’était écoulé tellement ils étaient captivés par la contemplation du regard de l’autre.
Harm brisa finalement le silence et le bref instant qui s’était installé entre eux.

Harm : Alors, vous avez préparé quoi pour le dîner.

Elle allait répondre quand il l’interrompit.

Harm : Attendez, laissez moi deviner : vous avez commandé un repas spécial chez Beltway burger !

Il rit doucement mais stoppa net quand elle le tapa gentiment sur l’épaule.

Mac : Et bien, non matelot. Je vous ai préparé un repas tout particulier pour le presque végétarien que vous êtes.

Harm la regarda étonné.

Harm : Vraiment ? Peut on savoir ce que notre cordon bleu a fait pour le repas.

Mac affichait un regard amusé. Elle était fière d’avoir réussit à surprendre Harm.

Mac : Mais certainement, à l’heure actuelle les lasagnes de poisson sont en train de finir de cuire dans le four et les légumes frits sont en train de cuire sur le feu. Quant au désert, et bien… vous verrez en temps voulu.

Elle lui lança un regard charmeur. Elle voulait s’amuser un peu et le mettre mal à l’aise. Une soirée prometteuse s’annonçait.

Harm : Tout ceci m’a l’air parfait. Reste à vérifier si tout ceci est aussi bon que ça en a l’air.

Mac : Nous allons savoir de suite. Installez vous à table je vais chercher les plats.

Mac laissa Harm s’installer et elle se rendit à la cuisine. Elle attrapa les maniques pour le four et en sortit le plat de lasagnes qui était maintenant cuit à point. Elle entendit alors la voix de Harm.

Harm : Au fait Mac, vous avez un nouveau pantalon. J’en connais une qui a du bien s’amuser cet après midi.

Elle était à la fois flattée et amusée de sa remarque.

Mac : Vous ne croyez pas si bien dire…

Harm : En tout cas, il vous va à merveille.

Mac : Merci bien Harm.

Elle continua à s’activer à assaisonner les légumes quand sa vue se brouilla. Elle prit appuie sur le plan de travail pour ne pas tomber à même le sol. Elle se parla alors à elle-même pour reprendre pied au plus tôt.

Mac : Pas maintenant, allez.

Elle se frotta légèrement les yeux, pour retrouver une vision plus claire de son environnement. Bizarrement, aussi brusquement que cela était venu le trouble, devant ses yeux, disparu. Mac ne s’en formalisa pas.

Mac : Après cette soirée, je pense qu’une bonne nuit de sommeil ne sera pas de trop…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:35

Chapitre 5 :

Quartier Général du JAG
Fall Church, Virginie
21 Février 2005
8h20


Le bureau était encore calme à cette heure si de la journée. Les officiers arrivaient un à un aux portes du plateau. Les débuts de semaine se faisaient toujours selon le même rythme.
Mac était arrivée à 8h précise comme tous les matins. Elle avait posé ses affaires dans son bureau et s’était rendue dans la petite kitchenette pour se préparer son café matinal. Il ne lui restait plus que dix minutes avant de se rendre à la réunion hebdomadaire du lundi matin. Elle espérait qu’il n’y aurait pas de gros dossiers car elle ne se sentait pas au mieux de sa forme. Sans doute une grippe pensait-elle. C’était la saison des froids. Elle regarda le breuvage noir couler goutte à goutte dans la cafetière. Elle était complètement perdue dans ses pensées.

X : Un dollar pour vos pensées, marines !

Elle sursauta légèrement, mais reconnue immédiatement le propriétaire de cette voix et surtout qui aurait eu l’audace de lui faire une telle proposition. Elle se retourna pour faire face à son interlocuteur.

Mac : N’ai-je pas déjà entendu cette proposition ?

Pour seule réponse il lui sourit.

Mac : Je vous ai déjà dit Harm que mes pensées valent bien plus que cela. Et votre salaire ne vous permet pas une telle fantaisie.

Harm : Peut être que si j’attaquais une banque je pourrais me le permettre. Vous me défendriez auprès de la cours martiale si je me faisais pincer ? Tout ceci aurait été de votre faute donc ce ne serait que justice que vous me défendiez.

Mac : Je pense que je le ferais en effet. Vous m’avez déjà assez défendu au tribunal que je vous dois bien cela !

Ils s’adressèrent un sourire charmeur et complice.

Harm : Vous me serviriez une tasse de votre horrible café avant que l‘on se rende dans la salle de réunion ?

Mac : Je ne comprends pas pourquoi vous vous obstinez à vouloir boire de mon café si vous le trouvez aussi atroce.

Il lui lança son fameux flyboy grin.

Harm : Pour vous montrer les tortures que je suis prêt à endurer pour vous.

Il attrapa la tasse qu’elle lui tendait et tourna les talons en direction du plateau. Il tourna légèrement la tête pour ajouter quelque chose.

Harm : Vous feriez mieux de vous dépêcher, Colonel, sinon vous allez être en retard.

Elle n’eut pas besoin de consulter sa montre pour savoir qu’il disait vrai. Il lui restait exactement 3 min 40 sec pour se servir son café et se rendre à la réunion.
Elle entendit Harm qui ajoutait :

Harm : Je ne pense pas qu’il accepterait comme excuse la panne de réveil, venant de son chef d’état major.

Elle ne pouvait voir son expression mais elle pouvait imaginer le sourire taquin qu’il devait afficher. Elle attrapa la tasse de café qu’elle s’était servie et pressa le pas pour le rattraper avant qu’il n’arrive devant la porte de la salle.

Mac : Mais je ne compte pas être en retard, Capitaine. Je vous laisse régner en maître sur cette discipline. Et c’est bien la seule…

Ils poussèrent la porte de la salle de réunion dans un éclat de rire. Toutes les personnes présentes les fixèrent avec un regard interrogateur. Ils retrouvèrent leur sérieux et se dirigèrent vers leur siège respectif. Déposant devant eux la tasse qu’ils tenaient dans les mains. Ils n’eurent le temps de s’asseoir que déjà l’Amiral faisait son entrée dans la salle. Tous se tinrent dans un garde à vous impeccable.

Amiral : Repos.

Il s’avança vers son propre fauteuil et prit place.

Amiral : Avant de commencer, j’aimerai rappeler à tout le monde que le Secnav organise ce week-end une soirée privée. Vous avez tous dû recevoir votre carton d’invitation, je compte sur la présence de tous les membres du bureau du JAG.

Harm s’adressa tout bas à Mac.

Harm : Encore une soirée des plus intéressantes en vue.

L’Amiral remarqua tout de suite la petite remarque de son officier et décida d’intervenir.

Amiral : Vous avez une remarque à faire Capitaine Rabb.

Pris en flagrant délit, Harm ne trouva rien à redire.

Harm : Non, Monsieur.

L’Amiral lui adressa un regard de reproche puis se replongea dans sa présentation.

Amiral : Je disais donc que j’exige votre présence à tous, sauf excuse valable.

Il s’adressa alors tout particulièrement à Harm.

Amiral : Pour vous Rabb aucune excuse ne sera valable. Vous avez l’air de tellement apprécier ce genre de soirées mondaines.

Mac lui lança un petit sourire en coin. Il était pire qu’un enfant quand il s’y mettait.

Amiral : Bien passons maintenant à la distribution des dossiers. Lieutenant Roberts vous êtes chargé d’une affaire de vol sur l’USS Georges Washington. Il est à quai pour 4 jours à Norfolk. Vous recevrez toutes les informations là bas.

L’Amiral lui fit passer le dossier de cette affaire.

Bud : Bien, Amiral.

L’Amiral ouvrit le dossier suivant.

Amiral : Turner vous êtes chargé de défendre un Sergent artilleur qui aurait désobéit à un ordre direct. Vous devez vous rendre aujourd’hui même sur la base de Quantico.

Il lui fit passer le dossier pour qu’il prenne connaissance de l’affaire.

Amiral : Le Quartier Maître Coates vous donnera tout ce dont vous avez besoin en sortant de la salle de réunion.

Sturgis : A vos ordres, Monsieur.

Il se tourna alors en direction de Harm et Mac.

Amiral : Si je n’avais pas besoin de vous pour cette affaire Rabb, je vous aurai bien fait faire de la paperasse pour la semaine. Remerciez une fois de plus votre bonne étoile.

Tout le monde sourit à la remarque. Harm se retint de montrer sa joie pour ne pas avoir à essuyer un peu plus les foudres de l’Amiral.

Amiral : Le fils de l’Amiral GRANT a été accusé d’abus sexuel sur une jeune femme. Cette affaire a déjà atteint les oreilles des journalistes. Je compte sur vous pour que cela ne vire pas à une condamnation prématurée…

Il n’eut le temps de finir sa phrase que Mac l’interrompit.

Mac : Je vous pris de m’excuser, Monsieur. Mais pourrai je sortir ?

L’Amiral ne refusa pas la requête de Mac face au problème encouru et la laissa quitter la salle. Mac sortit aussi rapidement que possible et attrapa le mouchoir qu’elle avait pressé sur son nez. Il était imbibé de sang et l’hémorragie ne semblait vouloir s’arrêter…


Chapitre 6 :

Quartier Général du Jag
Fall Church, Virginie
9 mars 2005
17h35


La journée avait été longue, rythmée par un plaidoyer, des interrogatoires à n’en plus finir et la rédaction des dernières enquêtes et leurs conclusions.
Mac était assise dans son fauteuil devant la table imposante. Il y avait des dossiers étalés sur toute la surface de l’imposant bureau.

Mac : Toutes ces affaires vont finir par avoir raison de moi !

Elle s’enfonça plus profondément dans son fauteuil et se massa délicatement la base du cou. Cela faisait plus de 4h qu’elle n’avait pas bougé de sa position, ne s’arrêtant même pas pour prendre son café quotidien de l’après midi.

Mac : Il serait peut être temps de faire une petit pause, Mac.

Elle n’avait pas entendu la porte s’ouvrit. Aussi fut elle surprise par la voix qui résonna dans le bureau.

Harm : Alors, marines, on parle toute seule maintenant.

Elle se redressa prestement à la remarque de son ami.

Mac : Harm, vous m’avez fait peur. J’étais en train de me dire que je ferai bien de prendre une pause sinon ces dossiers vont m’achever.

Harm avança vers son bureau en fermant la porte derrière lui. Il déposa alors une tasse de café devant elle et un sachet.

Harm : Ne vous voyant pas sortir je me suis dit que vous auriez peut être envie d’une petite pause.

Il prit place dans le fauteuil en face d’elle, lui adressant son sourire charmeur.

Mac : Cela devient effrayant de voir à quel point vous me connaissez bien, je pourrai vous tuer pour cela, mais comme vous m’avez apporté du café et d’excellents muffins, je crois que vous échappez à la peine de mort cette fois.

Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.

Harm : je l’ai échappé belle cette fois…

Mac but une gorgée du café et prit un muffin dans le sac, elle le tendit après à Harm.

Mac : Merci Harm.

C’était tout ce qu’il avait souhaité, voir ce sourire merveilleux sur son visage en guise de remerciement.

Mac : Vous en voulez un, je suis prête à partager avec vous !

Harm se saisit du paquet et se servit.

Harm : Je vais vite en prendre un avant que vous ne les ayez tous mangé.

Pour seule réponse de sa part, il reçut une boule de papier qui traînait sur le bureau de Mac.

Harm : Et voilà comment on est remercié.

Ils restèrent durant les minutes qui suivirent dans un silence total, juste à se regarder et à profiter du calme qui s’était installé. C’était apaisant et reposant quelques secondes en sa présence permettait d’oublier les heures de travail qu’elle venait de faire. Ils furent interrompus dans ce moment de bien être par la sonnerie stridente du téléphone. Mac tendit la main pour se saisir du combiné.

Mac : Excusez moi Harm, ça ne durera pas longtemps.

Mac porta le combiné à son oreille.

Mac : Colonel Mackenzie…

La conversation ne dura pas plus de 5 minutes. Elle reporta alors son attention sur Harm.

Mac : Je vais devoir vous demander de m’attendre quelques secondes, il faut que j’aille demander des dossiers à Harriet.

Harm : Pas de problème, Mac. Je ne bouge pas d’ici.

Mac : Très bien.

Elle se leva de son siège et fit quelques pas en direction de la porte. Mais très vite son avancée fut stoppée par un violent mal de crâne.
Harm remarqua de suite qu’elle était devenue toute pale.

Harm : Tout va bien Mac ?

Les paroles de Harm tapèrent dans sa tête, elle sentit sa vision se troubler légèrement. Elle ne devait pas craquer, pas maintenant.

Mac : Ca va…

Ce fut tout ce qu’elle put dire. Elle voulut faire un pas de plus et lâcha donc la prise qu’elle avait sur le bureau pour tendre la main vers la poignée de son bureau. Ses jambes se dérobèrent sous elle et elle se sentit tomber.
Harm s’était levé précipitamment voyant que Mac était en train de perdre connaissance. Il la retint juste avant qu’elle ne touche le sol. Il était complètement perdu. Pourtant elle avait l’air en pleine forme quelques minutes plus tôt. Il posa délicatement sa tête sur ses genoux. Ils étaient maintenant par terre dans le bureau de Mac. L’inquiétude se lisait sur le visage du pilote. Il caressa doucement sa joue pour lui faire reprendre conscience.

Harm : Allez, marines. Ce n’est pas le moment de faire une petite sieste.

Mac commença à ouvrit fébrilement les yeux. Elle semblait complètement perdue et dans le vague. Harm continua sa douce caresse et lui parla d’une voix douce.

Harm : Tout est ok, Mac. Je suis avec vous.

Elle retrouva toute sa lucidité et voulu se redresser pour prendre une position plus convenable que celle dans laquelle ils se trouvaient. Harm la stoppa dans son élan.

Harm : Non, attendez quelques secondes encore. Il ne faut pas vous relever d’un coup après ce qu’il s’est passé.

Elle l’écouta mais voulu tout de même argumenter.

Mac : Harm, tout est ok.

Il l’aida finalement à se redresser et la fit s’asseoir dans la chaise qu’il occupait.

Harm : J’appelle Bethesda pour vous prendre un rendez-vous.

Il attrapa le téléphone. Mais Mac posa sa main sur la sienne pour l’en empêcher.

Mac : Harm, tout va bien, juste un peu de fatigue. Je suis sûre qu’après une bonne nuit de sommeil tout ira mieux.

Harm la regarda. Elle n’arrivait même pas à se convaincre elle même de ce qu’elle disait.

Harm : Non, cette fois, j’appelle pour un rendez-vous. Les vertiges à répétitions, les saignements de nez, les absences répétées que vous avez au tribunal, sans oublier les violents maux de tête que vous avez. Vous devez consulter un médecin, Mac. Et s’il le faut je vous y conduirais pour être sûr que vous y alliez bien.

Elle ne trouva rien à redire et le laissa faire. Il fallait bien qu’elle reconnaisse que sa santé, ces derniers temps, n’était pas au plus haut. Mais elle était un marines et n’y avait pas prêté plus d’attention que ça.

Harm : Oui, bonjour je souhaiterais prendre un rendez-vous pour le Lieutenant-Colonel Sarah Mackenzie.

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:36

Chapitre 7 :

Maison des Roberts
MacLean, Virginie
23 Avril 2005
16h30


Harm et Mac se trouvaient devant la porte d’entrée. Harm exerça une légère pression sur la main de Mac pour lui signifier qu’elle devait franchir le pas et se lancer. Elle se décida enfin et frappa deux coups distinctifs à la porte blanche qui se dressait devant elle. Au travers de celle-ci, ils entendirent la voix de leur filleul.

P’tit AJ : Je vais ouvrir !

Ils n’eurent pas à attendre longtemps avant de voir devant eux une petite tête blonde. Voyant les invités qui se présentaient sur le perron de la maison le petit garçon sauta de suite dans les bras de Harm.

P’tit AJ : Oncle Harm, Tante Mac.

Harriet arriva en courant devant la porte.

Harriet : Combien de fois AJ je t’ai dit de ne pas ouvrir la porte quand tu ne sais pas qui c’est.

Harriet se retrouva face à ses deux amis qui lui adressaient un sourire. AJ voulut se défendre.

P’tit AJ : Mais je sais qui c’est, c’est mon parrain et ma marraine. Ce sont pas des étrangers.

Harm ébouriffa la tête du petit garçon avant de le reposer au sol. Le petit garçon tendit alors les bras à sa tante pour qu’elle le prenne dans ses bras.

Mac : Allez vient là, petit matelot !

Mac porta l’enfant jusqu’à sa hauteur et lui déposa un tendre baiser sur la joue. Le petit garçon fit de même et agrippa le cou de sa marraine.

Mac : Tu sais AJ ta maman a raison, il ne faut pas ouvrir la porte quand tu ne sais pas qui est derrière. Cela peut être très dangereux. Tu veux être le meilleur petit garçon qu’il soit et promettre quelque chose à tante Mac ?

Le petit garçon relâcha son étreinte et regarda sa marraine dans les yeux. Il ajouta ensuite en faisait un mouvement vertical de la tête.

P’tit AJ : Oui…

Mac lui sourit avant d’ajouter.

Mac : Tu me promets que la prochaine fois tu demanderas qui est derrière la porte avant de l’ouvrir. Ok ?

La petite tête blonde ne mit pas longtemps avant de répondre.

P’tit AJ : C’est promis tante Mac.

Après ce bref échange Harriet sembla se souvenir de l’endroit où ils se trouvaient.

Harriet : Oh mon dieu, je manque à tous mes devoirs de maîtresse de maison. Ne restez pas dehors, entrez donc.

Harm et Mac avec le petit AJ dans les bras rentrèrent à l’intérieur de la maison. Puis Harm regarda Mac.

Harm : Vous arrivez à avoir tout ce que vous voulez de ce petit gars !

Harriet qui venait de refermer la porte sur ses invités intervint dans la discussion.

Harriet : Vous pourriez peut être venir m’aider à lui faire manger ses brocolis, vous avez l’air bien plus persuasive que moi…

Mac sourit à son amie. Puis elle tourna son attention sur le petit garçon qui était toujours dans ses bras.

Mac : Alors comme ça, moussaillon, tu refuses de manger tes brocolis ?

P’tit AJ : C’est pas bon, y a que Oncle Harm qui peut manger ça.

Le petit garçon pointait maintenant un doigt en direction de Harm. Les trois adultes se regardèrent et fondirent dans un même éclat de rire. Ce jeune enfant était vraiment un phénomène à lui tout seul. La naïveté des enfants pouvait être tellement touchante.

Harriet : Venez vous installer dans le salon nous serons beaucoup mieux.

Harm et Mac suivirent les conseils de la maîtresse de maison et s’installèrent dans le sofa juste devant eux. AJ s’assit près de Mac, laissant sa marraine s’asseoir aux côtés de son parrain.

Harriet : Je vous sers quelque chose à boire ? Un café ? Du thé ?

Mac fut la première à répondre. Elle sentait la nervosité remonter à la surface.

Mac : Un café me semble bien.

Harm : Moi aussi. Vous voulez que je vous aide.

Harriet : Non c’est bon, je vais appeler Bud, il est dans le jardin, il me donnera un coup de main.

Harriet laissa ses invités dans le salon avec le petit garçon et se dirigea vers la cuisine pour préparer le café et appeler Bud. Pendant ce temps Harm et Mac parlaient avec leur filleul.

Harm : Alors AJ, tu es gentil avec tes frères et ta sœur.

P’tit AJ : Oui, maman dit que je suis une aide précieuse pour elle, maintenant qu’il y a les jumeaux.

Mac : Je suis certaine que tu es le meilleur des grands frères. Et dit moi où sont Jimmy et les jumeaux en ce moment ?

Le visage du petit garçon s’illumina.

P’tit AJ : Ils sont chez grand père et grand-mère Sims car papa, maman et moi on a passé l’après midi à monter une cabane dans le jardin.

Harm : Mais c’est magnifique ça. Tu nous la montreras une fois qu’elle sera finie ?

P’tit AJ : Oh ouiiiiiiiiiiiiiiii…

Harriet revint au salon et entendit l’éclat de joie de son fils.

Harriet : Je suis sûre que AJ vous parle de la cabane que l’on monte dans le fond du jardin.

Harm et Mac regardèrent Harriet et lui sourirent pour lui confirmer. Bud rentrait à ce moment dans le salon.

Bud : Et bien, je ne pensais pas que cela représentait autant de boulot. Une petite pause me fera du bien. Vous allez bien, Madame, Monsieur ?

Harm et Mac le fusillèrent du regard.

Harm / Mac : Bud…

Bud : Excusez moi, la force des choses.

Harriet et lui prirent place dans les fauteuils en face du sofa et Harriet servit les tasses de café ainsi que les petits gâteaux qu’elle avait apporté.

Harriet : Pardonnez ma curiosité, mais vous vouliez nous informer de quelque chose ?

Mac se saisit de la main de Harm, elle avait besoin de sentir sa présence auprès d’elle. Elle inspira profondément et se lança enfin. Le geste que Mac avait eux envers Harm, n’échappa pas aux yeux de lynx d’Harriet.

Mac : En effet Harriet, nous avons quelque chose à vous dire…


Chapitre 8 :

Appartement de Harm
Washington, Virginie
2 Avril 2005
21h00


Harm jouait de la guitare dans son appartement. Il venait de passer une semaine sur l’USS Théodore Roosevelt. Un problème lors de l’appontage d’un des appareils avait conduit à l’ouverture d’une affaire dont il s’était retrouvé chargé. Il était ravi d’être enfin de retour chez lui. Il était passé au JAG pour déposer son rapport à l’Amiral en rentrant et avait juste eut le temps d’entrapercevoir sa partenaire. Il la trouvait changé. Ces derniers temps elle avait perdu du poids et elle avait les traits du visage marqués par la fatigue. Il s’était promis d’aller lui parler, mais il ne savait pas comment elle allait prendre la chose.
Il fut tiré de ses pensées par un coup frappé à sa porte. Il posa sa guitare sur le canapé et se dirigea vers la porte d’entrée. Il resta sans voix quand il aperçut qui se tenait sur le pas de la porte.

Mac : Vous comptez me laisser là, matelot ?

Il sembla reprendre ses esprits et ouvrit plus grand la porte pour la laisser passer.

Harm : J’étais en train de me dire qu’il faudrait que je passe vous voir.

Mac avança jusqu’au bar et posa son blouson négligemment sur le tabouret à côté d’elle. Elle se retourna ensuite pour faire face à Harm.

Mac : Et bien vous n’aurez pas besoin de vous déplacer, matelot. Me voici !

Elle lui sourit, mais Harm ne s’y fit pas prendre. Il ne s’agissait pas d’un de ces sourires comme il en avait tant vu de sa part. Quelque chose la tracassait, il aurait pu en jurer. Mais il ne dit rien. Si elle était venue, c’est qu’elle avait quelque chose à lui dire et il devait la laisser parler d’elle-même, quand elle le voudrait. Il s’avança et passa derrière le bar.

Harm : Je vous sers quelque chose à boire ?

Elle le remercia intérieurement de ne pas la brusquer et de la laisser aller à son rythme.

Mac : Un thé serait bien !

Harm lui sourit.

Harm : Que diriez vous d’aller vous installer dans le canapé pendant que je nous prépare une tasse.

Il la suivit du regard alors qu’elle se dirigeait vers le canapé. Sur son passage elle effleura la guitare avant de prendre place. Il n’aimait pas la voir ainsi, elle avait ce petit air mélancolique, comme quand quelque chose la perturbait. Il se saisit de la bouilloire et mit l’eau à chauffer. Il sortit alors deux tasses et deux sachets de thé qu’il déposa dans les tasses devant lui.

Mac : Vous étiez en train de jouer de la guitare quand je suis arrivée. Je vous ai entendu de derrière la porte.

Harm : C’est vrai, j’avais besoin de me détendre.

Mac : Votre enquête a été dure ?

Harm sourit en arrivant vers elle avec deux tasses fumantes. Il s’assit après avoir posé la guitare sur son support.

Harm : Pire que vous ne pouvez l’imaginer. Chacun de ses marins a rejeté la faute sur l’autre. Allez trouver le vrai coupable après ça.

Mac : Mais je suis sûre que vous avez fini par avoir la solution, n’est ce pas.

Harm : Bien entendu. Et vous votre semaine ?

C’était sa façon à lui de commencer à la faire parler tout en douceur.

Mac : Ma semaine a été toute aussi épuisante que la votre. Les affaires se sont enchaînées et du fait de votre absence et celle de Sturgis, Bud et moi avons été submergés par le travail.

Harm : J’imagine que cela n’a pas du être facile. Surtout que vous n’êtes pas au meilleur de votre forme en ce moment.

Et voilà le sujet était lancé, il fallait qu’elle le fasse maintenant sinon elle n’aurait jamais le courage de lui avouer tout ce qui régissait sa vie en ce moment.

Mac : Il faut que je vous parle à ce sujet Harm.

Sa voix était grave. Elle inspira profondément mais elle n’arrivait à trouver ses mots. Plutôt rageant pour une avocate de son rang. Harm vit le combat qu’elle menait. Il posa délicatement sa main sur la sienne, au contact, Mac releva les yeux et croisa le regard plein d’attention de son ami.

Harm : Vous savez que vous pouvez tout me dire, Mac.

Il sourit légèrement pour l’encourager.

Mac : Je sais que je le peux, mais ce n’est pas facile à dire.

Harm : Et bien, allez droit au but. Sans détour, dites le d’une traite.

Mac le regardait toujours, puis elle répondit en écho à ses mots.

Mac : Sans détour ?

Il acquiesça de la tête dans un mouvement d’affirmation. Elle inspira une nouvelle fois profondément et se lança.

Mac : Je vais mourir, Harm.

Harm ne sembla pas comprendre pourquoi elle lui disait ça.

Harm : Comme nous tous, Mac. Nous allons tous mourir un jour.

Mac fixait toujours son regard, comme si elle avait besoin de ce lien pour pouvoir continuer ?

Mac : Je suis gravement malade, Harm. Vous vous rappelez tous ces malaises, ces saignements de nez, sans parler de ces troubles de la vision.

Le sang de Harm ne faisait qu’un tour, il essayait de comprendre ce qu’elle était en train de lui dire, ce que cela signifiait. Il n’était pas sûr d’être bien réveillé. C’est ça, il était en train de faire un cauchemar et il allait se réveiller d’ici quelques minutes seul dans son lit et cette conversation n’aurait jamais existé. Il ferma un bref instant les yeux, pour se prouver qu’il était en train de rêver. Mais quand il les rouvrit, il vit les grands yeux marron de Mac embués de larmes qui le fixaient. Il réussit enfin à dire quelque chose.

Harm : Qu’est ce que vous avez, Mac ?

Elle essuya discrètement du revers de sa main, la larme qui s’écoulait sur sa joue avant de commencer les explications.

Mac : J’ai une tumeur cérébrale cancéreuse. Je ne saurai rentrer dans les détails médicaux comme le Dr. Smith. Mais disons qu’il m’a expliqué que la grosseur dans ma tête fait pression sur certains vaisseaux sanguins, ce qui explique les vertiges, malaises et troubles de la vision.

Harm se leva subitement du canapé et se dirigea vers la fenêtre. Il ne voulait pas craquer, pas maintenant. Et il voulait savoir encore quelque chose. Sans tourner les yeux de la contemplation des lumières de la ville, il se lança enfin.

Harm : Que va-t-il se passer maintenant ?

Les larmes coulaient maintenant sans retenu sur son visage. Elle se leva pour se poster juste derrière Harm, alors elle poursuivit les explications.

Mac : Je commence un programme de chimiothérapie la semaine prochaine, j’ai des séances avec un psychologue de prévu. Mais il n’y a aucun espoir, le Dr. Smith m’a donné tout au plus 1 an à vivre et tous ses confrères ont abouti au même diagnostic.

Elle fondit en larmes cette fois ci, de nombreux sanglots la secouant. Harm ne faisait même plus attention à ses propres larmes, seuls les mots ‘ je vais mourir ’ résonnaient dans sa tête. Il se retourna et la prit dans ses bras. La serrant contre son cœur le plus fort possible, pour se prouver qu’elle était bien là. Il la berçait dans ses bras, ne voulant sortir de cette bulle qui se formait autour d’eux. Il aurait aimé pouvoir fuir toute réalité…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:38

Chapitre 9 :

Maison des Roberts
MacLean, Virginie
23 Avril 2005
17h30


Les Roberts restaient là sans voix, ils n’étaient pas certains des paroles qu’ils venaient d’entendre.

Harriet : Mais il y a sûrement quelque chose à faire. On fait des l’opérations miraculeuses à notre époque.

Mac comprenait à quel point il était difficile pour son entourage d’entendre une telle vérité. Elle-même avait eu du mal à encaisser la nouvelle. Elle essaya de raisonner son amie et de lui expliquer qu’il n’y avait plus rien à faire. Que son destin était tout tracé.

Mac : Il n’y en a pas pour mon cas, Harriet. La tumeur est bien trop étendue pour envisager une quelconque intervention.

Bud sembla s’agiter dans son siège. Puis il commença à parler de façon assez vive.

Bud : Vous n’avez pas le droit d’abandonner, Madame. Vous avez été la première à me dire quand j’ai perdu ma jambe qu’il y avait toujours de l’espoir qu’il suffisait d’y croire. Alors vous vous devez d’appliquer vos propres conseils.

Harm vit au regard de Mac qu’elle n’arriverait pas à répondre d’elle-même. Aussi il prit l’initiative de parler.

Harm : Elle n’abandonnera pas Bud. Nous allons nous battre jusqu’au bout.

Mac resserra un peu plus fort la main de son partenaire. Le médecin avait raison quand il disait qu’elle aurait besoin de tout le soutien qu’on voudrait lui apporter. Elle réalisa subitement que si ce n’était pas pour ses amis, elle aurait sûrement baissé les bras et aurait renoncé à se battre jusqu’au dernier souffle.

Mac : Je vous promets que je ferais tout ce qui est possible pour retarder au maximum cette échéance.

Tout le monde avait comme oublié la présence du petit garçon. Mais sa petite voix le rappela très vite à tout le monde.

P’tit AJ : Ca veut dire quoi que tu vas mourir ? Pourquoi tu vas mourir ?

Harriet décida de prendre les devant pour expliquer à son fils. Elle estimait qu’il avait le droit de savoir même s’il était encore un peu jeune pour tout comprendre.

Harriet : Mourir ça veut dire, que d’ici un certain temps, ta tante Mac va partir faire un très très long voyage.

P’tit AJ : Et elle va m’emmener ?

Bud : Non mon poussin. Elle va devoir faire se voyage toute seule.

De petites larmes apparurent au coin des yeux du petit garçon.

P’tit AJ : Je veux pas moi que tante Mac elle parte en voyage. Je veux qu’elle reste avec moi.

Mac décida qu’elle devait lui expliquer par elle-même.

Mac : Je voudrais pouvoir rester, petit matelot. Mais je n’ai pas le choix.

La réaction du petit garçon fut assez violente. Il se leva brusquement du sofa et lança avant de partir en courant en direction de sa chambre.

P’tit AJ : Si tu m’aimais vraiment, tu ne me quitterais pas !

Aucun des adultes ne put retenir le petit garçon, il s’était déjà enfui. Laissant derrière lui les quatre adultes complètement sous le choc. Harriet se leva finalement pour aller le rejoindre, mais un bras sur son épaule l’arrêta dans son élan.

Mac : Laissez Harriet. Il faut que je lui explique. Juste lui et moi.

Harriet accéda à la requête de son amie et la laissa monter à l’étage pour retrouver le petit garçon. Avant de retourner s’asseoir, elle ajouta.

Harriet : Comment allons nous survivre à ça ?

Harm lâcha dans un souffle en réponse.

Harm : Je ne sais pas.

Mac se tenait maintenant devant la porte du petit garçon. Elle frappa un léger coup à la porte avant de rentrer. Elle le trouva étendu sur son lit, la tête cachée dans l’oreiller. Elle pouvait distinguer les sanglots du petit enfant. Elle s’approcha doucement du lit pour ne pas l’effrayer et s’assit sur le rebord. Elle posa sa main sur son dos qu’elle caressa doucement.

Mac : Tu sais que je t’aime plus que tout.

Le petit garçon se releva brusquement et passa ses petits bras autour de la taille de sa tante pour la serrer très fort conter lui.

P’tit AJ : Pourquoi… que… tu dois… partir ?

Il était encore secoué par de légers sanglots qui se tarirent avec la proximité de sa marraine.

Mac : Tante Mac est très très malade, AJ.

P’tit AJ : Ben moi quand je suis malade, maman, elle m’emmène chez le docteur et il donne des médicaments. Après je vais toujours mieux…

Mac fut amusée par la remarque du petit garçon.

Mac : Il n’existe pas de médicaments pour soigner la maladie que j’ai mon poussin.

Le petit garçon sembla alors très songeur.

P’tit AJ : Dits, Tante Mac, ça fait mal de mourir.

Elle était préparé à toutes les questions sauf celle la. Elle n’osait pas se la poser en fait. Mais AJ avait besoin d’être rassuré.

Mac : Non, en fait mourir c’est un peu comme s’endormir. Tu fermes petit à petit les yeux et ton esprit par faire un très très long voyage. Tu vas rejoindre un autre monde.

P’tit AJ : Moi je veux venir faire se voyage avec toi !

Mac posa tendrement sa main sur la tête du petit garçon.

Mac : Tu ne peux pas, mon cœur. Il faut que tu restes ici, il faut que tu veilles sur ton papa et ta maman, sans oublier tes frères et ta sœur. Tu veux bien me promettre encore quelque chose ?

P’tit AJ : Oui.

Mac : J’aimerai que tu me promettes de bien prendre soin de ta famille quand je serai plus là, et surtout que tu veilles sur oncle Harm. Tu crois que tu peux me promettre ça ?

Le petit garçon fut flatté par la demande de sa tante.

P’tit AJ : Je te promets tante Mac. Dis, et si je veux te voir ou te parler pendant que tu feras ton voyage, comment je ferai moi.

Mac eut subitement une idée. Elle passa ses mains derrière son cou et posa dans les mains du petit garçon ce qu’elle venait de décrocher.

Mac : Tu vois ceci, ce sont mes plaques militaires. Elles représentent tout ce pour quoi je me suis battue dans la vie. Quand tu auras envie de me parler tu n’auras qu’à les avoir avec toi et les serrer très fort et je serai là pour t’écouter.

P’tit AJ : Mais comment c’est possible.

Mac : Ferme tes yeux AJ.

Le petit garçon fit ce que sa marraine lui demandait.

Mac : Ils sont bien fermés.

Le petit garçon acquiesça d’un mouvement de tête.

Mac : Très bien, maintenant tu vas te concentrer. Tu me vois ?

Le petit garçon semblait chercher.

P’tit AJ : Non…

Mac : C’est que tu ne cherches pas assez bien.

Quelques secondes s’écoulèrent.

Mac : Et maintenant, tu me vois ?

P’tit AJ : Oui cette fois je te vois.

Mac : et qu’est ce que je fais ?

P’tit AJ : On est dans le jardin de la maison et tu me cours après, et oncle Harm court après toi.

Mac : Tout ceci me semble assez vrai. Alors tu vois tout ce que tu auras à faire quand tu auras besoin de moi, c’est fermer très fort les yeux et me chercher. Je serai toujours là.

AJ enlaça à nouveau sa tante et tint toujours aussi serré dans sa main le précieux cadeau qu’elle lui avait fait.

P’tit AJ : Je t’aime tante Mac.

Mac posa un tendre baiser sur sa chevelure.

Mac : Moi aussi, je t’aime, petit matelot.


Chapitre 10 :

Quartier Général du JAG
Fall Church, Virginie
3 Juin 2005
11h00


Harm et Mac était enfermé dans le bureau de celui-ci. Ils devaient préparer la défense d’un de leur client et ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur l’axe de défense à suivre.

Mac : Il va finir tout droit en prison, Harm si on axe notre défense sur le suicide.

Harm se leva du fauteuil dans lequel il était assis et appuya ses mains sur le bureau.

Harm : Mais c’est la seule solution que nous avons…

Mac se leva pour lui faire opposition de son corps.

Mac : Bien sûr que non, il nous suffit de trouver une autre personne à qui le crime profiterait plus.

Harm : Rien de plus simple, bien évidemment. Cela se trouve à tous les coins de rue.

Il avait une expression sarcastique sur le visage.

Mac : L’ironie ne vous va pas du tout, Harm.

Harm ne releva pas sa remarque et préféra calmer le jeu, sachant que de cette manière ils n’arriveraient à rien.

Harm : Mac, faisons le résumé de la situation. M. Burt a été retrouvé tué à son domicile, personne n’a rien vu ni entendu. La femme de la victime entretenait une relation avec le Quartier Maître Lee, on a retrouvé un des uniformes du Quartier Maître recouvert de sang de la victime sur la manche droite, uniforme qu’il s’est empressé de se débarrasser en le donnant à une bonne œuvre. Il avait le mobile pour ce meurtre mais aussi il n’a pas d’alibi. Il a reconnu être passé voir M. Burt et qu’ils se sont quelque peu accrochés, mais il certifie qu’il était toujours vivant lors de son départ.

Mac écoutait l’énonciation des faits. Il allait être difficile pour eux de trouver une ligne de défense pouvant éviter la peine capitale à leur client.

Harm : Le seul point qui puisse le sortir de là, est la lettre que la victime a soit disant laissé. Expliquant l’acte pour lequel il mettait fin à ses jours.

Mac : Harm, une simple analyse graphologique, permettra de dire qu’il ne s’agit pas de son écriture, sa femme a été formelle il n’aurait jamais écrit ce genre de mot. L’accusation va détruire en quelques secondes notre axe de défense. Il nous faudrait tout simplement un autre coupable.

Elle fit mine de réfléchir un instant. Puis un petit sourire vainqueur illumina son visage.

Mac : Voilà, Mme. Burt. Elle a le mobile parfait pour cela. Elle s’est débarrassée de son mari pour pouvoir mener une vie tranquille avec son amant le Quartier Maître Lee.

Harm la regarda, sans conviction aucune.

Harm : J’y ai pensé, mais le Quartier Maître refuse catégoriquement que l’on utilise Mme. Burt pour prouver son innocence.

Mac s’effondra dans le fauteuil, las, les bras ballants.

Mac : J’abandonne, Harm. Cette histoire n’a aucun sens. Il nous manque des éléments.

Harm vint s’asseoir sur le fauteuil qui se trouvait juste à côté d’elle. Il lui prit la main et lui sourit tendrement.

Harm : Je vous propose qu’on arrête là pour le moment. Et que diriez-vous d’aller affronter maintenant l’Amiral.

Mac : On avait dit qu’on le ferait avant la fin de la semaine, et nous sommes vendredi.

Harm : Il faut le tenir au courant, c’est notre supérieur, et on se doit de l’informer de cela. De toute façon il finira par le savoir.

Mac se leva d’un bon et tira Harm vers la porte du bureau.

Mac : Vous avez raison, matelot. En plus il est bientôt l’heure du déjeuner. Comme ça même s’il est furieux, il ne nous gardera pas trop longtemps car il est attendu à midi précise par le Secrétaire d’Etat.

Harm : Alors ne perdons pas une seconde et allons y.

Ils arrivèrent tous les deux devant le bureau du Quartier Maître Coates.

Jen : Capitaine, Colonel. Je peux faire quelque chose pour vous ?

Harm : Nous souhaiterions voir l’Amiral. Vous pourriez lui dire qu’on est là.

Jen : Mais bien entendu, Monsieur.

Le Quartier Maître Coates appuya sur le bouton de l’interphone, la voix de l’Amiral résonna dans le petit appareil.

Amiral : Que se passe-t-il Quartier Maître ?

Jen : Monsieur, le Colonel Mackenzie et le Capitaine Rabb voudraient vous voir, maintenant, si vous êtes disponible.

Un petit silence s’installa avant que l’Amiral ne réponde.

Amiral : Dîtes leurs que si c’est pour l’affaire Lee, je les recevrais cet après midi, je voulais m’entretenir avec eux à ce sujet.

Le Quartier Maître Coates lança un regard interrogateur à Harm, pour connaître la nature de la discussion qu’ils souhaitaient avoir avec l’Amiral. Harm se permit d’intervenir lui-même et approcha le petit interphone de lui.

Harm : Monsieur, ce serait plutôt pour un problème d’ordre privé que nous voudrions vous voir.

Le silence se fit à nouveau. Mais très vite la voix grave de l’Amiral empli a nouveau la pièce.

Amiral : Très bien, Capitaine. Vous pouvez entrer.

Harm : Merci, monsieur.

Le Quartier Maître Coates, restait sans voix. Un problème d’ordre privé, lui et le Colonel avaient un problème d’ordre privé. Tout cela l’intriguait au plus haut point.

Harm et Mac se retournèrent alors pour faire face à la grande porte de bois close. Mac lança alors tout bas, pour que seul Harm ne l’entende.

Mac : C’est la dernière chance pour vous de faire marche arrière, matelot.

Harm lui lança un petit sourire en coin.

Harm : Mais je ne compte pas faire machine arrière, marines.

Pour lui montrer qu’il pensait ce qu’il disait il frappa un coup sec à la porte du bureau de leur supérieur et il ouvrit la porte, laissant Mac passer la première. Il la referma ensuite derrière eux.
Le Quartier Maître écoutait subrepticement pour voir si elle entendrait des éclats de voix ou une quelconque information pour savoir ce qu’il se passait à l’intérieur. Elle fit un bon dans sa chaise quand elle entendu la voix de l’Amiral gronder comme jamais.

Amiral : VOUS QUOI ?...

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:40

Chapitre 11 :


Appartement de Mac
Georgetown, Virginie
23 Avril 2005
21h00


Mac ouvrit lentement la porte d’entrée, elle déposa les clés sur le petit guéridon prévu à cet effet. Après avoir posé négligemment son manteau sur le fauteuil en face d’elle. Elle se laissa alors tomber dans le sofa.

Harm : La journée a été dure ?

Elle le regarda, réalisant subitement qu’elle ne faisait pas une très bonne hôte.

Mac : Je vous en pris Harm, asseyez vous.

Il posa son manteau à côté du sien et vint s’asseoir juste à côté d’elle. La fatigue se lisait sur son visage. Elle soupira doucement.

Mac : Je pensais que cela ne serait pas facile de leur dire, mais je ne m’étais pas imaginée à quel point. Le plus dur a été avec AJ.

Harm vit une larme couler au coin de son œil. Il passa doucement sa main sur sa joue pour la faire disparaître. Il se pencha alors pour lui attraper les jambes.

Harm : Je suis sûr qu’on bon massage vous ferez le plus grand bien.

Elle lui sourit tendrement, reconnaissante de tout ce qu’il faisait pour qu’elle se sente mieux. Et il fallait reconnaître que seule sa présence réussissait à faire déjà des miracles.
Il lui souleva délicatement les pieds et lui ôta ses chaussures et posa ses pieds sur ses jambes à lui. Il commença alors un délicieux massage de sa voûte plantaire.
Elle s’était appuyée contre le rebord du sofa. Profitant au maximum de massage qu’il lui offrait.

Harm : Alors cela vous convient-il ?

Mac émit un léger gémissement avant de répondre.

Mac : C’est délicieux. Il faudrait être difficile pour ne pas apprécier.

Il continua alors son doux massage, faisant attention à être le plus agréable possible pour lui enlever tout poids de la journée. Il voulait lui aussi profiter un maximum de ses moments passés avec elle. Il savait que ces moments ne seraient pas éternels, la vie en avait décidé autrement. Mais pour le moment elle était là, à quelques centimètres de lui et il voulait que chacun de ces instants soit toujours plus marquant.
Il voulait lui parler de quelque chose dont il avait eu l’idée il y a peu, mais il n’était pas sûr qu’elle serait d’accord avec cela.

Mac : Vous rêvez, matelot ?

Harm sursauta légèrement et remarqua que Mac le fixait, une moue interrogatrice sur le visage.

Harm : Je réfléchissais juste.

Elle se redressa un peu pour pouvoir être au même niveau que lui et ainsi mieux le regarder dans les yeux.

Mac : Et peut on savoir à quoi ?

Il sembla hésiter. Il n’était pas sûr que cela soit le bon moment pour parler de ça.

Harm : Non, rien.

Mac se redressa alors totalement. Elle le scruta d’un œil, comme si elle essayait de déchiffrer ce à quoi il pouvait bien penser.

Mac : Vous mentez très mal, pilote.

Harm prit un air résigné. Puis il se lança.

Harm : Je ne sais pas comment vous dire cela.

Mac s’assit en tailleur et regarda Harm droit dans les yeux.

Mac : Vous vous rappelez le soir où je vous ai appris pour ma maladie ?

Il hocha la tête pour lui signifier qu’il voyait très bien de quoi elle parlait.

Mac : ce soir là, je n’arrivais pas à vous avouer la vérité et vous m’avez dit…

Il ne la laissa pas finir et continua la phrase pour elle.

Harm : … Allez droit au but. Sans détour, dites le d’une traite.

Elle avait un regard toujours aussi sérieux.

Mac : Ce soir là, vous m’avez dit autre chose aussi, que je pouvais tout vous dire. Vous pouvez également tout me dire, Harm !

Harm baissa le regard, comme pris en faute. Comme il comprenait maintenant comme cela avait du être dur pour elle de lui dire la vérité. Mais il savait que maintenant qu’elle avait découvert qu’il cachait quelque chose, elle ne le lâcherait pas, il fallait qu’il se résigne à lui faire part de sa suggestion.

Harm : Je veux d’abord que vous me promettiez de ne pas crier. Et surtout je veux que vous promettiez de réfléchir sérieusement à ce que je vais vous demander. Je comprendrais que vous ne vouliez pas, mais je veux être sûr que c’est pour les bonnes raisons.

Mac commença à s’agiter.

Mac : Allez vous enfin me dire de quoi il s’agit ?

Harm lui fit une petite moue d’enfant.

Harm : Promettez, Mac.

Mac : Je promets…

Harm soupira doucement comme pour se donner du courage puis il se lança.

Harm : J’aimerai que nous emménagions ensemble. J’aimerai être là pour tous les moments qui vont arriver et je veux vous aider à les traverser.

Mac était à la fois émue et en colère. Mais elle avait promis, elle essaya de rassembler ses pensées pour comprendre ce qui se passait.

Mac : Harm, vous ne pouvez pas faire cela. Et je n’ai pas le droit d’accepter. Je ne veux pas de pitié et surtout pas de vous.

Harm se rapprocha alors d’elle, il lui prit ses deux mains entre les siennes et les serra doucement, essayant de faire passer dans ce contact ce qu’il désirait.

Harm : Je n’ai jamais eu aucune pitié à votre égard, Mac. Et je n’agirais jamais avec vous par pitié. Ma proposition n’est que pur égoïsme. Je veux partager avec vous tous les moments qu’il nous reste. Je veux être là et vous soutenir car j’ai besoin de le faire.

Mac sentit une nouvelle larme s’écouler sur sa joue et comme plus tôt, Harm l’essuya tendrement du bout des doigts.

Mac : Je ne peux pas vous demander ça, Harm…

Il laissa sa main posée tout contre sa joue et elle déposa la sienne sur celle de l’homme en face d’elle.

Harm : Mais vous ne me le demandez pas, Mac. C’est moi qui vous le demande. Voyez cela comme une faveur que vous me rendriez. Alors marines, vous croyez que vous pourrez me supporter au quotidien, moi un calamar ?

Elle se jeta dans ses bras et le serra fort, nichant sa tête au creux de son cou.

Mac : Merci, Harm… Merci d’être vous…

Harm : Je peux prendre ça pour un oui ?

Elle le regarda alors dans les yeux.

Mac : Oui…


Chapitre 12 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
25 Juin 2005
19h00


Ils venaient de finir de tout ranger avec les Roberts. Ceux-ci avaient insisté pour venir aider à aménager l’appartement. Harriet leur rappela que sans eux elle n’aurait pu acquérir la demeure dans laquelle elle pouvait maintenant élever ses enfants.

Bud : Et bien cet appartement semble parfait.

Harm vint s’asseoir aux côtés de son ami.

Harm : Mais parce qu’il l’est.

Harriet prit place sur le fauteuil en face de son mari, quant à Mac elle resta debout à les regarder.

Mac : Enfin une fois de plus cela a été la croix et la bannière pour qu’on arrive à se mettre d’accord sur notre choix. Soit les appartements étaient trop grands, soit pas assez, soit ils ne me convenaient pas, soit ils ne convenaient pas à Harm. Un vrai casse tête. Mais on a finit par y arriver.

Harm la regarda, la fixant de son regard bleu acier. Il venait d’aménager avec Sarah Mackenzie, le Lieutenant Colonel des marines dont il avait fait la connaissance 9 ans plus tôt dans une roseraie. Il n’en revenait toujours pas.

Harm : Oui, nous voici chez nous.

Bud et Harriet assistaient à ce tendre échange. Aucun des deux ne fit aucun bruit ou mouvement pour ne pas troubler le moment qui s’installait entre les deux amis. Même si Harm et Mac avaient été très clairs quant aux motifs de cette cohabitation, le couple Roberts ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’ils se rapprocheraient. Mais quelque part ils savaient que si c’était le cas, il serait encore plus difficile à Harm de faire son deuil.
Mac fut la première à rompre le contact, se rappelant de la présence de ses amis.

Mac : Vous restez mangés avec nous ?

Harriet s’empressa de répondre.

Harriet : Nous ne voudrions pas vous déranger, et puis vous venez juste de tout installer.

Harm voulut rassurer Harriet qui comme à son habitude devenait un peu trop nerveuse.

Harm : Il n’y a aucun souci, nous serions ravis que vous soyez nos premiers invités. Et puis ce ne serait que justice vu le travail que vous avez accompli pour que cet appartement soit près en temps record.

Mac : Nous allons commander chinois, cela vous convient-il ?

Bud : Ce sera parfait, Mada…

Il ne finit pas sa phrase, voyant le regard noir que Mac lui lancé.

Mac : Je vous sers quelque chose à boire en attendant ?

Harriet : Un jus de fruit serait parfait pour moi.

Bud / Harm : Pour moi aussi !

Mac rit doucement.

Mac : Très bien, ce sera donc quatre jus de fruit.

Mac se dirigea vers l’espace cuisine. Harm avait adoré en premier lieu cet appartement car il lui faisait penser au sien avec le bar américain. Cela offrait un grand espace pour la pièce principale.
Harriet sembla alors se rappeler de quelque chose.

Harriet : Au fait, vous ne nous avez pas dit comment l’Amiral avait prit la nouvelle.

Mac revenait déjà avec les jus de fruit et les posa sur la table basse juste devant elle. Puis elle prit place dans le fauteuil juste à côté de Harriet. Elle regarda un court instant Harm en souriant.

Mac : Disons que ça première réaction a été : VOUS QUOI ?

Mac imita le ton colérique de l’Amiral au moment où ils avaient annoncé la nouvelle. Tous rigolaient du ton qu’avait utilisé Mac, s’imaginant parfaitement l’Amiral à ce moment là.

Harm : Il faut dire que l’annonce de la maladie de Mac une semaine plus tôt n’avait pas été chose facile.

Mac eu soudain un regard triste. Mais elle se ressaisit rapidement.

Mac : Il avait eu à peu près la même réaction quand je lui ai demandé de pouvoir continuer à occuper mes fonctions tant que mon état physique me le permettrait.

Harriet avait toujours admiré son amie. Non seulement la militaire qu’elle était, car elle avait du se battre contre de nombreux préjugés pour en arriver là où elle en était aujourd’hui, mais aussi pour la femme qu’elle était. Elle était une amie précieuse et elle allait énormément lui manquer. Mais elle s’était jurée qu’elle ne craquerait pas, elle se montrait tellement forte qu’il ne fallait pas que ses amis autour d’elle craque.

Harriet : Et que vous a-t-il dit ensuite.

Harm : Et bien, après nous avoir quelque peu malmené, il a fini par entendre raison.

Mac : Vous voulez dire qu’après lui avoir présenté les choses et lui avoir expliqué notre acte il a compris. Il peut être parfois un peu bourru, mais dans le fond l’Amiral est un ami merveilleux. Il aurait aimé pouvoir être la aujourd’hui, seulement le Secrétaire d’Etat à la Marine semble ne plus pouvoir se passer de ses services.

Bud : Et vous n’allez pas avoir d’ennuis du fait que vous viviez ensemble.

Harm : Disons que vu le caractère assez exceptionnel de notre situation, il a dit qu’il trouverait le moyen pour que cela ne pose aucun problème.

Harriet attrapa son verre de jus de fruit qui était posé sur la table et le leva en l’air.

Harriet : Je propose que nous portions un toast à votre nouvelle demeure.

Tous prirent leurs verres sur la table et firent à l’identique de Harriet.

Bud : A votre nouveau chez vous !

Harm / Mac : A notre chez nous !

Chacun but une gorgée de jus de fruit avant que Harm ne se lève subitement de son fauteuil. Il s’approcha alors de Mac qui affichait un visage de surprise.

Mac : Quelque chose ne va pas, Harm ?

Sans dire un mot il passa un bras sous les bras de la jeune femme et son autre vint se glisser sous ses jambes et dans un seul mouvement il la souleva, la tenant comme une jeune mariée. Elle avait tellement était surprise par l’attaque qu’elle n’avait eut le temps de riposter ou tout du moins d’empêcher cela.
Bud et Harriet quant à eux regardaient la scène, amusés.

Mac : Harm mais que faites vous ?

Harm la regarda en souriant et se dirigea vers la porte d’entrée.

Harm : Eh bien la coutume veut que vous franchissiez le pas de la porte dans mes bras. Cela scellera l’engagement que nous venons de prendre : vivre ensemble.

Mac rigola doucement à la remarque.

Mac : Harm cette coutume est juste pour les jeunes mariés. Cela n’est pas notre cas.

Harm ne l’écouta pas et ouvrit la porte d’entrée en grand il la passa dans un sens pour ensuite franchir le seuil avec elle dans ses bras.

Harm : Peut être bien, mais j’ai toujours rêvé de faire cela avec vous dans mes bras…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:42

Chapitre 13 :

Garderie du Petit AJ
MacLean, Virginie
9 Septembre 2005
15h00


Mac gara sa voiture devant la porte de la garderie. Elle éteignit le contact de sa voiture et en sortit. Elle se dirigea avec vers la grande entrée. Elle était venue chercher AJ un bon nombre de fois déjà. Elle avait promis au petit garçon qu’elle passerait le plus de temps possible avec lui. Elle avança vers la salle de la classe de AJ et frappa un coup sec à la porte. Elle poussa ensuite celle-ci.
Le bruit des enfants jouant, rigolant et criant empli ses oreilles. Elle sourit devant l’agitation qui régnait à l’intérieur de ce petit espace. Elle entendit alors une petite voix.

P’tit AJ : Tante Mac…

Le petit garçon était déjà devant elle et lui tendait les bras. Elle le souleva et il lui déposa un tendre baiser sur la joue.

Mac : Bonjour, petit matelot !

Mac le reposa à terre pour que le garçon aille rassembler ses affaires. Pendant ce temps là, l’institutrice du petit garçon vint à la rencontre de Mac.

Institutrice : Bonjours Madame, vous devez être la Tante de AJ !

Mac : Oui, en effet.

Institutrice : AJ n’arrête pas de parler de vous et de son oncle Harm, il dit que vous êtes ses modèles. Et que plus tard il veut faire comme vous deux, mais que même si ses parents ne sont pas d’accord, il intègrera le corps des marines, pour ressembler à sa tante Mac.

Mac fut touchée par ce qu’elle entendait. Elle avait les larmes aux yeux. Elle avait toujours adoré ce petit garçon, il était très éveillé pour son age et très intelligent.
L’institutrice vit l’impact qu’avait cette révélation sur la jeune femme en face d’elle.

Institutrice : C’est un petit garçon merveilleux.

Mac ne put faire de longue phrase, du à l’émotion qui perlait dans sa voix.

Mac : Oui, il l’est.

Le jeune enfant revint à se moment précis vers les deux adultes.

P’tit AJ : Je suis prêt, Tante Mac.

Mac s’accroupit pour être à hauteur du petit garçon, elle lui ébouriffa gentiment les cheveux.

Mac : Tu as pris toutes tes affaires ?

Le petit garçon tendit son cartable à Mac.

P’tit AJ : Oui j’ai tout pris.

Mac saisit le sac et donna la main à l’enfant. AJ fit un baiser à son institutrice.

P’tit AJ : Au revoir.

Institutrice : Au revoir AJ, à lundi.

AJ suivit sa Tante jusqu’à la voiture. Elle avait emprunté pour l’occasion le SUV de Harm pour la sécurité du petit garçon. Il s’installa à l’arrière et voulu accrocher tout seul sa ceinture de sécurité. Mac fit le tour du véhicule et monta à l’intérieur. Elle mit alors le contact avant de commencer à rouler.

P’tit AJ : On va où Tante Mac ?

Mac regarda le petit garçon par l’intermédiaire du rétroviseur.

Mac : Que dirais tu d’aller faire un tour au parc ?

AJ gloussa de joie à la proposition.

P’tit AJ : COOL…

Mac prit cela pour une réponse affirmative. Elle conduisit alors jusqu’au dit parc. Une fois arrivé, le petit garçon sortit du véhicule et prit avec lui son sac à dos. Mac et lui se dirigèrent alors à l’intérieur de l’espace vert. Ils marchèrent jusqu’à un banc situé en face d’une petite mare. Ils s’installèrent dessus.

Mac : Alors, tu as fait quoi d’intéressant aujourd’hui à l’école ?

Le petit garçon était tout fier de raconter ce qu’il avait fait aujourd’hui. Il inspira profondément avant de se lancer.

P’tit AJ : Ben ce matin, la maîtresse elle nous a appris la chanson du petit lapin. Et puis après on a fait des dessins. Tu veux que je te montre ?

Mac était amusé face à l’excitation du petit enfant.

Mac : Oui, j’aimerai beaucoup.

AJ ouvrit alors aussi vite que possible son petit sac et en retira un dessin qu’il tendit à sa Tante Mac.

P’tit AJ : celui la, il est pour toi.

Mac : Merci AJ.

Mac regarda attentivement le dessin. Elle avait toujours conservé précieusement les chefs d’oeuvre de son filleul.

Mac : Qui sait sur le dessin.

P’tit AJ : C’est toi quand tu seras devenue un ange…

Le sang de Mac ne fit qu’un tour. Le petit garçon ne prêta pas attention au mutisme de sa tante et poursuivit.

P’tit AJ : La maîtresse elle a dit que quand on mourrait on devenait des anges et qu’on montait au paradis. C’est vrai Tante Mac, tu vas devenir un ange.

Elle avait les yeux embués de larmes. Elle essaya de les retenir tant bien que mal.

Mac : Oui c’est vrai.

P’tit AJ : La maîtresse elle a dit aussi que tout les gens quand ils mourraient ils se retrouvaient ensemble au paradis.

Mac : Oui, quand on meurt, on monte au paradis et on retrouve là-haut tous les gens qu’on aime et qui sont mort avant nous.

Le petit garçon semblait réfléchir un instant. Puis il regarda sa Tante et posa sa petite main sur celle de Mac.

P’tit AJ : Ca veut dire que quand tu vas mourir tu vas aller auprès de ma petit sœur Sarah ?

Mac : Oui AJ.

Le petit garçon regarda sérieusement sa Tante.

P’tit AJ : Tu pourras alors veiller sur elle, et elle ne sera plus toute seule là-haut ?

Mac avait de plus en plus de mal à retenir les larmes, mais elle faisait tout son possible pour ne rien laisser transparaître aux yeux du petit garçon.

Mac : Oui AJ, je veillerais sur elle.

P’tit AJ : Dit, Tante Mac, tu pourras lui dire qu’on l’aime très fort ici et qu’elle nous manque beaucoup.

Mac sera son filleul sur son cœur et le berça doucement.

Mac : Oui AJ, je lui dirai à quel point vous l’aimez et aussi qu’elle vous manque très fort.


Chapitre 14 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
9 Septembre 2005
20h00


Harm rentra finalement du bureau. Il avait eu un dossier important à boucler et il n’avait pu quitter les locaux du JAG sans avoir fini son rapport. Il était épuisé, il poussa la porte d’entrée et posa ses clés sur la table. Il déposa négligemment sa pochette au pied du guéridon. Il réalisa alors qu’il n’entendait pas de bruit dans l’appartement. Mac aurait du être rentrée depuis longtemps. Elle devait passer l’après midi avec AJ et ensuite rentrer à la maison.

Harm : Mac, tu es rentrée ?

Le silence régna dans l’appartement. Il fit quelques pas et se dirigea alors vers la chambre de sa partenaire. Arrivé près de la porte, il entendit des gémissements. Avant de rentrer il appela une dernière fois.

Harm : Mac, c’est Harm, tout va bien ?

Il n’eut aucune réponse et cette fois-ci, il put percevoir plus distinctement le bruit de pleurs. Il n’hésita plus alors et ouvrit la porte.

Harm : Mac…

Il ne la vit pas tout de suite. Il avança d’un pas et là il la découvrit. Sans même y réfléchir à deux fois il se précipita et s’accroupit sur le sol pour être à sa hauteur. Il lâcha alors dans un souffle.

Harm : Mon Dieu, Sarah qu’y a-t-il ?

Elle ne lui répondit pas, trop secouée par les sanglots qui l’animaient depuis déjà plusieurs minutes. Elle était assise à même le sol, recroquevillée sur elle-même. Les larmes inondaient son visage. Il s’assit doucement derrière elle pour ne pas l’effrayer et la prit dans ses bras. Il la berça telle une enfant. Passant sa main dans ses cheveux et dans son dos pour qu’elle se calme.

Harm : Chut Sarah, je suis là.

Il essayait de lui dire des mots gentils, mais rien ne semblait la calmer. Les pleurs étaient toujours aussi violents. Cela lui fendait le cœur de la voir ainsi et de ne pouvoir rien faire pour apaiser son chagrin. Il entendit alors comme un murmure émanant de se corps meurtri.

Mac : J’en peux plus, Harm. Je veux plus me battre.

Ces mots le touchèrent au plus profond de lui. Il n’était pas sûr d’avoir bien comprit ce qu’elle voulait dire par là. Il savait à quel point son combat était difficile. Un combat perdu d’avance. Il chassa cette idée de sa tête. Il fallait qu’il soit fort pour elle, tous les jours il la voyait combattre, seule. Même s’il savait que sa présence lui était d’une aide précieuse, au final il se sentait inutile. Rien de ce qu’il ferait, la soulagerait de ses maux.

Harm : Je sais que c’est dur, Sarah, je sais…

Sa voix se perdit dans un tremolo qui lui étrangla la gorge. Il ne fallait pas craquer, pas maintenant. Il devait rester fort, pour elle. Il se balança d’avant en arrière, elle s’était légèrement retourner pour l’agripper le plus possible, comme elle aurait tenu une bouée de sauvetage. Il la berçait comme une enfant. Caressant continuellement son dos et ses cheveux, comme si de ce simple mouvement il pouvait faire tarir ses larmes. Mais elles ruisselaient toujours en vagues successives sur ses joues. Ne semblant jamais vouloir s’arrêter.

Harm : Je suis là Sarah, et je ne partirai nulle part…

Il parlait d’une voix douce, espérant que ces quelques paroles l’aideraient à affronter l’instant présent. Et cela sembla marcher quelque peu, son corps était moins secoué par les sanglots. Elle releva la tête de son cou et regarda l’homme qui la tenait dans ses bras, droit dans les yeux.

Mac : Je ne veux pas mourir, Harm… Je ne veux pas mourir…

Les larmes redoublèrent et il ne put lui aussi retenir les siennes. Il la colla à nouveau conte son cœur rythmant ses larmes avec celles de sa partenaire. Il ne voulait pas la perdre. Il essaya de ne pas trop penser à ce que serait sa vie une fois qu’elle ne serait plus là. Sans doute car il ne s’imaginait pas vivre sans elle.

Harm : Je ne le veux pas non plus…

Les larmes inondaient maintenant leurs deux visages. Ils s’étaient montrés forts jusqu’à présent essayant de faire face aux évènements qui se présentaient à eux, sans baisser les bras en luttant de toute leur force. Mais à ce moment précis, la réalité les avait rattrapé.

Mac : Tu aurais vu le regard d’AJ… Il m’a fait un dessin… Et il m’a demandé si une fois que je serai morte je serai un ange…

Elle releva à nouveau la tête pour le regarder. Elle sembla réaliser qu’il était en train de pleurer. Elle passa doucement sa main sur sa joue comme pour faire disparaître le chagrin et la douleur de son ami. Dans un souffle elle reprit alors.

Mac : Je veux le voir grandir, je veux être la quand il ira au collège, quand il recevra son diplôme de fin d’étude…

De nouvelles larmes vinrent se mêler aux autres. Elle reposa alors sa tête sur l’épaule de son partenaire.

Mac : Il a dit à sa maîtresse qui voulait faire comme moi, Harm. Il veut devenir un marines…

Elle fut secouée par de violents sanglots, réalisant tous les moments auxquels elle ne pourrait pas être présente. La vie était injuste.
Harm prit doucement son visage entre ses mains et la força à le regarder.

Harm : Je te promets que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il devienne un marines aussi respecté et respectable que sa Tante Mac.

Le premier sourire depuis le début de la soirée se dessina enfin sur le visage de Mac. Les larmes coulant encore imperceptiblement sur ses joues.

Mac : Merci, Harm.

Il la fixait de ses grands yeux bleus.

Harm : Mais de rien je suis là pour ça.

L’atmosphère changeait dans la pièce. Mac était comme attirée par l’homme en face d’elle. Elle approcha de son visage jusqu’à se retrouver à quelques centimètres. Ses paupières commencèrent à se clorent alors qu’elle effleurait ses lèvres. D’abord surpris, Harm n’osa pas bouger, ne voulant ni rompre le moment ni lui faire peur. Puis doucement ses mains descendirent le long de son dos pour la tenir le plus proche possible de lui. Il était en train de se perdre dans un monde d’une infinie douceur, oubliant tout ce qui régnait leur vie depuis quelques mois. Ce doux rêve prit fin en une seconde quand les lèvres de Sarah se détachèrent de lui. Harm ouvrit doucement les yeux pour la voir en train de se relever.

Harm : Que fais tu Sarah ?

Harm se releva alors qu’elle commençait déjà à partir vers le salon. Il lui attrapa la main pour qu’elle se retrouve face à lui.

Harm : Que se passe-t-il ?

Mac le regarda un court instant avant de lui répondre.

Mac : On ne peut pas, Harm. Il est trop tard…

Il comprit alors sa réticence. Il fit un pas en avant pour se retrouver juste à quelques mètres d’elle. Il la tenait toujours par la main et de son autre main il dessina les contours de son visage. Il lui sourit tendrement.

Harm : Il n’est pas trop tard, Sarah, nous sommes tous les deux ici, dans cette chambre…

Il rapprocha alors son visage du sien, avant de capturer ses lèvres il souffla contre sa bouche.

Harm : Laisses moi t’aimer, Sarah…

Ils s’embrassèrent alors passionnément, comme si demain n’existerait pas. Entre deux baisers il murmura encore.

Harm : Laisse moi te montrer à quel point je t’aime…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:44

Chapitre 15 :

Quartier Général du JAG
Fall Church, Virginie
8 Novembre 2005
14h30


La salle de tribunal était pleine. Ce procès durait maintenant depuis plusieurs semaines et on en arrivait enfin aux derniers interrogatoires. Harm était chargé de la défense d’un Lieutenant sur cette affaire accusé du meurtre d’un de ses coéquipiers. Mac était à l’accusation. Cela faisaient des semaines qu’ils se vouaient une bataille sans merci sur ce procès.

Harm : Dr. Crown pouvez vous nous dire les causes de la mort du Lieutenant Riemann.

Le témoin se réinstalla dans son siège avant de répondre à la question.

Dr. Crown : Après un autopsie minutieuse, les résultats de nos analyses ont révélé que le Lieutenant Riemann est mort des suites d’un traumatisme crânien violent.

Harm déambulait dans le tribunal, marcha de long en large. Il s’arrêta de nouveau face au témoin.

Harm : Est il possible d’envisager que ce traumatisme est put être causé par une chute, dû à un accident domestique ?

Le Dr. Crown regarda Harm par-dessus ses lunettes.

Dr. Crown : Il est peut probable que cela soit le cas.

Harm restait maintenant immobile devant le témoin, comme pour l’impressionner, tactique de diversion des avocats.

Harm : Cette hypothèse est peu probable, mais elle n’ait pas à éliminer.

Dr. Crown : En effet.

Harm recommença alors sa marche du bout à l’autre de l’espace disponible.

Harm : Il est donc envisageable que le Lieutenant Riemann est fait une mauvaise chute dans les escaliers par exemple.

La réponse du Dr. Crown fut sans équivoque.

Dr. Crown : Non, Monsieur. Cette hypothèse est strictement impossible.

Harm : Et pourquoi donc, Docteur.

Il se réinstalla une nouvelle fois dans son fauteuil avant de répondre.

Dr. Crown : En imaginant ce cas de figure, il est vrai que le traumatisme causé par une violente chute dans les escalier aurait pu engendrer un choc assez violent pour tuer une personne. Toutefois, au cours de la chute, le corps de la victime aurait subit d’autres traumatismes sur l’ensemble du corps. Et les seuls points de collision trouvés sur la victime, le Lieutenant Riemann, est celui trouvé à la base de son crâne à l’arrière de la tête. De plus la victime a été retrouvée au pied de la cheminée et non des escaliers. Et je peux certifier que le Lieutenant Riemann est mort sur le coup.

Harm était plus que satisfait de la réponse donnée par le Dr. Crown. Il avait réussit à l’emmener exactement sur le terrain qu’il voulait.

Harm : On a pu noter que sur les lieux du crime, il y avait une cheminée. Est-il possible d’imaginer que le Lieutenant Riemann est percuté dans sa chute le rebord de la cheminée et que cela soit la cause de sa mort ?

Le Docteur sembla réfléchir un instant à ce que proposait Harm. Evaluant si la chute aurait pu être la cause du traumatisme relevé sur la victime.

Dr. Crown : Cela pourrait être possible. Mais nous avons retrouvé une statuette aux côtés de la victime qui portaient des traces de sang.

Harm retourna se poster devant le témoin.

Harm : Justement, si le Lieutenant Riemann avait été pris d’un vertige, il aurait put essayer de se retenir au rebord supérieur de la cheminée, qu’il ait fait tomber la statuette qui s’y trouvait dessus ?...

Le Dr. Crown regarda Harm, perplexe. Cette théorie lui paraissait quelque peu farfelue. Il n’eut le temps de répondre que la voix de Mac raisonna.

Mac : Objection, il s’agit la de pure spéculation.

Harm essayant d’argumenter pour montrer la pertinence de sa question.

Harm : Votre honneur, j’essaye de prouver que tous les faits et possibilités non peut être pas étaient prise en compte.

Le Juge réfléchit un cours instant avant de donner son avis sur la question.

Juge : Objection rejetée, veillez répondre à la question Dr. Crown.

Dr. Crown : Oui, votre Honneur. Cette possibilité est envisageable, mais les chances pour qu’un tel évènement se soit produit sont presque incertaines.

Harm lui coupa alors la parole.

Harm : Mais pas nulle ?

Dr. Crown : En effet, les chances ne sont pas nulle.

Harm : Plus de question votre honneur. Je laisse le témoin au Colonel Mackenzie.

Harm regagna son siège en faisant un petit sourire de vainqueur à Mac. Mais elle n’avait pas dit son dernier mot. Elle se releva de son siège et se dirigea devant le Dr. Crown.

Mac : Dr. Crown, vous vous êtes informé sur l’état de santé du Lieutenant Riemann ?

Dr. Crown : Oui, bien entendu. J’ai lu tout son dossier médical pour être sûr de ne rien omettre lors de l’autopsie.

Mac commença alors à faire comme Harm précédemment et elle arpenta de long en large le tribunal.

Mac : Pouvez vous nous mentionner quel était l’état de santé de Lieutenant Riemann.

Dr. Crown : Il était en parfaite santé, Madame. Toutes les analyses et examens qu’il avait fait trois semaines plus tôt pour sa visite médicale révélaient qu’il n’avait aucun problème, des résultats parfaits.

Mac : Il parait donc peu probable que le Lieutenant Riemann ait été prit soudainement d’un vertige comme l’a suggéré le Capitaine Rabb.

Dr. Crown : En effet, sont état de santé étant exemplaire, il semble impossible qu’il est eu un tel problème.

Le Dr. Crown regarda alors la jeune avocate devant lui. Son visage était soudainement pale.

Dr. Crown : Colonel ?

Elle ne lui répondit pas, elle porta juste sa main à son nez et la redescendit. Elle perçut alors du sang sur le bout de ses doigts.
Harm se leva brusquement de son siège, comprenant que quelque chose n’allait pas.

Harm : Sarah, tout va bien ?

Aucune réponse ne lui parvint. Il la vit juste s’effondrer sur le sol. Il accourut à ses côtés et souleva sa tête sur ses jambes, caressant doucement sa joue.

Harm : Sarah ?... Réponds moi, je t’en pris.

Il était complètement pris de panique, que se passait-il ? Elle allait pourtant pas trop mal ces derniers temps. Il se mit alors à hurler pour faire réagir quelqu’un.

Harm : Appelez une ambulance, vite…


Chapitre 16 :

Hôpital Bethesda
Washington, Virginie
8 Novembre 2005
18h30


Il arpentait les couloirs de l’hôpital depuis plus de 2h. Il allait voir régulièrement les infirmières du service d’accueil de l’étage, mais leur réponse était toujours la même.

Infirmière : Désolé, monsieur. Le Dr. Smith n’est pas encore sorti de la salle d’examen. Il viendra vous voir dès qu’il aura fini tous les examens nécessaires.

Harm retournait, après chaque tentative, encore plus désespéré dans la salle d’attente. Il s’assit sur un des bancs et prit sa tête entre ses mains. Il ne voulait pas affronter ce moment, il voulait revenir à hier. Il se replongea dans ses souvenirs, il se revoyait la nuit dernière. Ils étaient tendrement enlacés sur le sofa de l’appartement. Ils avaient passé une agréable soirée, après le repas que Harm leur avait préparé, ils s’étaient étroitement enlacés et avaient discuté du procès du lendemain. Ils s’étaient un peu taquinés à ce sujet mais avaient fini par arrêter de parler du boulot et très vite la soirée avait fini dans la chambre…
Une main sur son épaule le ramena au moment présent et à la dure réalité.

X : Tout va bien, Harm ?

Harm releva complètement la tête et regarda son interlocuteur.

Harm : Je ne sais pas trop, Amiral !

L’Amiral s’assit à ses côtés et posa une main paternelle sur son épaule.

AJ : Il n’y a pas d’Amiral ici, Harm. C’est seulement votre ami qui est venu.

Harm sourit faiblement.

Harm : Merci…

AJ pouvait lire sur son visage, toute l’angoisse qui traversait l’esprit de Harm. Il connaissait la situation depuis le départ. Il avait admiré le courage avec lequel son chef d’Etat Major affrontait la situation. Elle avait impérativement refusée de quitter son poste et avait souhaité que tant que son état de santé le lui permettrait, elle puisse exercer son métier. Elle avait tenu aussi à ce que son état de santé ne soit pas révélé au membre du staff. Elle avait informé ses plus proches amis, mais elle ne souhaitait pas que tout le monde soit au courant. Jugeant qu’il était plus important pour elle de continuer à vivre une vie pour le moins normale, et si tout le monde était au courant, elle avait peur qu’ils réagissent différemment avec elle s’il savaient pour son état de santé.

AJ : Vous avez des nouvelles de Mac ?

Harm secoua négativement la tête.

Harm : Non, les infirmières sont incapables de me donner des renseignements sur l’état de Mac.

L’inquiétude et la peur barraient maintenant le visage de Harm.

AJ : Elles n’en avaient sûrement aucune idée, Harm. Attendons de voir ce que le médecin de Mac va nous dire quand il aura fini de l’ausculter.

Le silence se réinstalla. Aucun des deux hommes n’avaient vraiment envie de discuter de quoi que ce soit. Ils attendaient tout simplement des nouvelles de Mac. Rien d’autre n’avait d’importance.
Ils restèrent comme ça durant 15 à 20 minutes avant que le Dr. Smith ne se présente enfin dans la salle. Il s’avança vers les deux hommes qui ne semblaient pas l’avoir entendu.

Dr. Smith : Capitaine Rabb ?

Harm se redressa aussitôt au son de la voix du médecin traitant de Mac. Il se releva et se présenta en face de lui, AJ fit de même pour assister à l’échange.

Harm : Comment va-t-elle, docteur ?

La mine défaite du Dr. Smith laissait apercevoir que la réponse que Harm attendait ne serait pas celle qu’il allait lui donner.

Dr. Smith : J’ai bien peur que son état se soit fortement aggravé.

Les mots percutèrent l’esprit de Harm, sans qu’il ne comprenne vraiment ce que cela signifiait. Son état s’était aggravé…

Harm : Mais pourtant elle allait mieux…

Dr. Smith : Je sais Harm, pour des raisons que la médecine n’explique pas, avant une dégradation totale de l’état de santé d’un malade il semble parfois passer par une passe de rémission.

Les mots dégradation totale percutèrent encore plus dans l’esprit de Harm. Que voulait-il dire par là ?

Dr. Smith : La tumeur s’est encore plus répandue. Nous savions que cela en arriverait là, Harm. Je suis désolé.

Heureusement qu’AJ était la pour soutenir son officier, sinon il pensait que celui-ci se serait effondrait sur le sol. Il le conduisit jusqu’au banc où ils étaient assis précédemment.

Dr. Smith : Si vous souhaitez la voir, elle se trouve dans la chambre 314.

Incapable de dire quoi que ce soit, AJ prit le relais.

AJ : Merci, docteur.

Le Dr. Smith quitta la salle et laissa le supérieur de Harm essayer de l’aider à assimiler ce qu’il venait d’apprendre. Harm resta silencieux quelques minutes, puis il sembla sortir finalement de son mutisme. Il se leva brusquement et lança quelques mots avant de sortir précipitamment de la salle d’attente.

Harm : Il faut que je la vois.

AJ ne dit rien et le laissa aller la retrouver, il savait qu’ils devaient passer le plus de temps possible ensemble. Il se leva subitement et le rattrapa en courant.

AJ : Harm, je ne veux pas vous revoir au JAG avant une semaine.

Harm : Merci, Monsieur.

Il se trouvait maintenant devant la porte de la chambre 314. Il hésitait à entrer. Il se lança finalement. Il poussa doucement la porte et la trouva allongée sur son lit d’hôpital, elle était toute pale. Il s’approcha doucement du lit et caressa son visage.

Mac : Eh…

Harm lui lança un tendre sourire.

Harm : Il faut se réveiller la Belle au bois dormant !

Elle lui retourna un faible sourire.

Mac : Tu as parlé avec le Dr. Smith ?

Il acquiesça tout simplement de la tête, et une larme perla au coin de son œil.

Mac : Eh… Ne pleure pas. On savait tout les deux ce qui allait arriver.

Il s’assit sur le rebord du lit et emprisonna sa main dans la sienne.

Harm : Peut être, mais j’espérais secrètement qu’on aurait droit à un peu plus de temps !

Le silence régna pendant quelque seconde.

Mac : Harm, tu te rappelles ce que je souhaitai avant de quitter ce monde ?

Il lui fit signe que oui de la tête. Elle se décala légèrement dans le lit pour lui laisser un peu de place. Il s’allongea alors à ses côtés et la serra fort contre son coeur.

Harm : Je me souviens très bien, mon amour.

Il lui déposa un tendre baiser sur le front et ils restèrent ainsi…

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:46

Chapitre 17 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
7 Octobre 2005
19h00


Harm pénétra dans l’appartement. Mac était partie plus tôt que lui du QG du JAG, ayant fini tous ses derniers rapports. Il déposa ses affaires sur le coin du sofa, avant d’appeler sa partenaire.

Harm : Mac, tu es où ?

Il n’obtint aucune réponse, écoutant le silence. Il fit quelques pas dans l’appartement quand il entendit l’eau de la douche couler. Il sourit doucement, imaginant le corps de sa partenaire nu sous la douche. Il secoua la tête pour chasser cette idée.

Harm : Allez, Rabb. Vas plutôt préparer le dîner.

Il se rendit vers la cuisine et commença alors sa tache. Salade de crudités et pavé de saumon au four lui semblèrent un bon repas. Il était quelque peu fatigué par la journée et il choisit la simplicité pour le repas. Il assaisonna le saumon et se rendit dans le salon ou le téléphone sonnait. Il décrocha.

Harm : Harmon Rabb.

X : Salut Harm, c’est Sturgis.

Harm : Eh, il y a quelque chose que je peux faire pour toi ?

Sturgis : Oui, je me demandais si tu n’avais chez toi le dossier Sylvers.

Harm : Attends, donne moi 5 minutes, je vais regarder sur le bureau si je ne le trouve pas.

Sturgis : Ok, merci.

Harm se dirigea vers le bureau et fouilla un peu dans les dossiers qui se trouvaient dessus.

Harm : Sturgis tu es toujours là ?

Sturgis : Oui.

Harm : J’ai bien le dossier.

Sturgis : Tu pourrais me donner quelques renseignements ?

Harm : Bien sûr. Mais cela serait plus simple que tu passes le chercher. Je n’en ai pas besoin pour ce week-end.

Sturgis : Ok, merci. Je passerai le chercher demain. A demain, Harm.

Harm : A demain.

Harm reposa le combiné sur son socle. Il rangea alors les quelques dossiers qu’il avait déplacé pour trouver le dossier sur l’affaire Sylvers. Son attention fut attirée par un morceau de papier. Il reconnut aussitôt l’écriture de Mac. Il se demanda pendant quelques secondes s’il pouvait se permettre de lire ce qu’il y avait d’écrit. Après tout, si elle avait laissé la feuille là, c’est qu’il n’y avait rien de secret dans ce petit mot. Il commença alors à lire les premières lignes.


Comment lui dire ?

Comment lui dire que ma vie touche à sa fin
Comment lui dire qu’il n’y aura pas de lendemain
Qu’aujourd’hui, à cette heure et plus que jamais
La vie nous échappe et nous fait face désormais

Comment lui dire que demain va mourir
Comment lui dire que notre amour ne va pas fuir
Qu’il restera pour toujours et pour l’éternité
Aussi profond et sincère qu’il l’a été

Comment lui dire que je voudrai rester là
Comment lui dire que j’aimerai mourir dans ses bras
Dans cette enveloppe où je me sens chez moi
Un monde infini où nous sommes les rois

Comment lui dire que dans mon monde je l’attendrai
Comment lui dire que tout ce que je souhaiterai
C’est ne jamais partir et continuer avec lui
Mais la vie en a décidé ainsi…



Il avait les larmes qui coulaient sur ses joues. Ces quelques mots étaient poignants et ne lui rappelaient que trop bien ce qui allait se passer.
Il n’entendit pas les pas derrière lui, ce n’est que lorsqu’elle posa une main sur son épaule qu’il réalisa sa présence.

Mac : Alors, on est rentré du boulot, matelot.

Il ne se retourna pas, il ne voulait pas qu’elle voit ses yeux humidifiés. Elle fut surprise par son silence. Elle le fit alors pivoter pour qu’il lui fasse face.

Mac : Harm qu’y a-t-il ?

Elle regarda alors ses yeux et elle vit de suite qu’il avait pleuré. Elle passa sa main sur sa joue.

Mac : Qu’est ce qui te rend si triste, pilote.

Harm ne dit toujours rien, mais il lui tendit tout simplement la feuille qu’il tenait toujours entre les mains. Elle saisit le papier et reconnut aussitôt le texte qu’elle avait écrit il y a de cela quelques temps. Mac relut rapidement les mots qu’elle avait écrit. Elle ressentit à nouveau l’émotion qui l’animait au moment où elle l’avait rédigée.
Elle posa le morceau de papier sur le bureau et regarda à nouveau Harm.

Mac : Je pensais ce que j’ai écris. Mais je comprendrais qu’il te soit difficile de m’accompagner jusqu’au bout.

Harm posa sa main sur sa joue et la caressa tendrement.

Harm : Je veux être présent, Mac. Je veux être avec toi, jusqu’au bout.

Harm la prit alors dans ses bras. Les mots qu’elle avait écris prenaient forme. Il se sentait tellement bien lui aussi dans cette étreinte. Le monde pouvait s’effondrer autour d’eux, il se sentait invincible.
Le ventre de Mac troubla la sérénité qui s’était installée. Harm sourit grandement, il se détacha légèrement sans pour autant la lâcher.

Harm : Je crois que nous devrions passer à table. J’en connais un qui n’est pas content.

Il accompagna ses paroles d’un mouvement vers son ventre. Il posa sa main sur celui-ci et fit une douce caresse.

Mac : Je le crois aussi, pilote.

Ils s’installèrent à table, le repas fut animé par de nombreuses petites attaques au sujet des affaires en cours. Une fois le repas fini, il s’installèrent dans le sofa du salon et mirent un film en marche. Chacun était assis à une extrémité du canapé.

Harm : Je te trouve bien songeuse tout à coup, marines !

Mac : Je pensais juste qu’il y a un autre endroit où j’aimerai que tu m’emmènes avant qu’il ne soit trop tard.

Harm la regarda perplexe, avant de luis sourire.

Harm : Je t’emmènerais où tu voudras, Sarah.

Mac se retourna alors et vint se blottir dans ses bras, dos contre lui. Elle se décida alors à lui expliquer.

Mac : Tu l’as dit un jour que quand tu étais là haut dans les airs, tu te sentais libre et que tu oubliais alors tous tes problèmes, qu’il n’y avait plus que toi et les nuages…

Harm resserra son étreinte, commençant à réaliser ce qu’elle voulait.

Mac : Emmènes moi voler avec Sarah, Harm. Aide moi à trouver un de ces moments de liberté. Je veux partager ça avec toi…


Chapitre 18 :

Cimetière d’Arlington
Washington, Virginie
18 Novembre 2005
15h00


La pluie coulait sur la ville et ne semblait vouloir s’arrêter. Elle était en harmonie avec l’état d’esprit des personnes rassemblées en ce lieu si particulier.

Révérant Turner : Tout ce qui est poussière retourne à l’état de poussière…

Cela faisait dix minutes ou bien peut être plus que le service funéraire avait commencé mais il n’écoutait pas un seul mot que le Révérant Turner pouvait bien dire. Il était perdu dans ses pensées. Tout ce qui pouvait la ramener vers elle.

Révérant Turner : Elle laisse un grand vide dans la vie de chacun d’entre nous, mais son souvenir nous restera à jamais.

Il la revoyait encore à leur rencontre, cette première poigné de main échangée avec elle. Ce premier contact, le premier sourire échangé. Tout lui revenait en mémoire. Et cela ne lui rappelait que trop que dorénavant il n’y aurait plus que des souvenirs, il n’y en aurait plus aucun de nouveau.

Révérant Turner : Dieu ne nous donne pas la vie, il nous la prête et nous rappelle un jour à lui pour veiller de là haut aux être qu’on aime.

Il avait perdu toute notion de temps et d’espace ne pensant qu’à elle, ne voyant qu’elle. Leurs batailles dans les tribunaux, leurs disputes et leurs réconciliations. Tout ceci lui semblait si prêt et pourtant si loin. Il suffisait de tendre la main pour atteindre l’inaccessible, pour la rejoindre, la prendre dans ses bras.

Révérant Turner : Sa bravoure et son courage à l’égard de ses proches et de son pays resteront gravés pour toujours.

Il repensa alors à chaque mission, chaque pays traversé à ses côtés. Il se revoyait la serrant dans ses bras en Afghanistan, au Paraguay quand il avait ouvert la porte de la salle de bain pour la découvrir nue dans son bain… Mille et une pensés traversaient son esprit à cet instant. Ne se souciant même pas des larmes qui ravageaient son visage et restant stoïque face au discours prononcés par ses amis.

Révérant Turner : Je me réjouis d’avoir eu la chance et surtout l’honneur de connaître cette femme. Elle a marqué nos vies et nos cœurs à tout jamais.

Hier encore elle était dans ses bras, il pouvait encore caresser son visage chaud, entrelacer ses doigts avec les siens. Aujourd’hui il devait faire face au vide qu’elle laissait. Un gouffre immense inondait son cœur. Pourquoi cela n’était pas arrivé à lui, pourquoi elle. Elle n’avait déjà pas eu une vie facile et surtout elle avait eu une vie bien trop courte. Alors qu’ils touchaient enfin au bonheur, on leur arrachait des mains comme si c’était un cadeau qu’il leur était défendu d’ouvrir.

Révérant Turner : Avant de nous quitter, Le Lieutenant Colonel Sarah Mackenzie m’a remis un petit texte qu’elle a écrit et elle tenait à ce que je le lise aujourd’hui.

Harm sembla comme sortir de son mutisme à ses mots. Comme revenant violemment à la réalité à l’énonciation du nom de la femme qui l’avait quitté la veille, pour toujours.
Le Révérant Turner déplia alors une feuille de papier qu’il avait sortit de sa poche. Il commença alors à lire à voix haute les premières lignes.

Les anges volent autour de nous,
Laissant leurs traces dans nos vies,
Sans que personne n’en prenne conscience.


Harm écoutait attentivement ces quelques mots. Les premiers écrits personnels de Sarah qu’il avait pu lire était le poème qui lui était destiné.

Les anges veillent sur nous,
Semant le bonheur derrière leur passage,
Dans les cœurs et les vies de ce qu’ils aiment.


Il commençait à comprendre le message qu’elle voulait laisser. Il se rappela la discussion qu’elle avait eu avec P’tit AJ. Il regarda alors tendrement le petit garçon qui tenait la main à sa maman. Essayant de retenir les larmes qui menaçaient de déborder. Il voulait se montrer fort pour que sa Tante soit fière de lui, il voulait être comme Elle…

Les anges vous suivent et vous accompagnent,
Présents pour chaque moment important de votre vie,
Apportant un réconfort et une présence particulière.


Elle n’était plus là, et pourtant il pouvait jurer qu’il sentait sa présence flotter tout autour de lui, une fine brise mêlée à la pluie battante. Quelque part cela lui ressemblait bien : la force et la détermination dans l’averse violente qui faisait rage, et la douceur et la caresse de la brise qui venait s’écraser sur sa joue.

Je serai l’ange qui vous suivra jusqu’à ce que vous veniez jusqu’à moi,
Je serai toujours là, à chaque moment, chaque évènement,
Un ange gardien qui fera en sorte que votre vie soit remplie de bonheur…


Il savait que ses promesses avaient autant de valeur que les siennes. Il avait toujours pensé que les anges gardiens existaient, qu’il y avait quelqu’un qui veille sur nous, pour lui son père avait tenu ce rôle depuis sa plus tendre enfance, et il savait que Sarah en ferait autant. Mais il aurait tellement aimé profiter de sa présence encore plus longtemps. Profiter de ses bras, ses caresses, si seulement ils s’étaient aimés plus tôt.

Révérant Turner : On ne pouvait mieux exprimer les choses qu’avec ces quelques lignes. La mort n’est pas une fin.

Le mot fin résonnait dans sa tête. Comme s’il était emprisonné dans son esprit et ne pouvant s’évader.

Révérant Turner : Je vais vous demander de rendre un dernier hommage à la femme formidable ainsi qu’au militaire exemplaire qu’elle était.

Chaque militaire présent se mit dans un garde à vous impeccable. Une salve d’honneur retentit alors. Chaque coup de feu était toujours plus violent, faisant sursauter certain. La garde de Marines présente posa alors les armes. C’est alors que Harm sentit une main se glisser dans la sienne. Il tourna la tête et sembla alors se rappeler de la présence de la jeune fille qui était à ses côtés depuis le début de la cérémonie.

Chloé : Tu viens Harm ?

Sans dire un mot il la suivit. Il attrapa la rose qu’elle lui tendait et la posa sur le cercueil. Il posa alors sa main contre ses lèvres et la reposa sur le bois froid et humide. Il murmura alors quelques mots.

Harm : Je t’aime… pour toujours et à jamais…

La petite sœur de la jeune femme se jeta dans les bras de l’officier. Cherchant la force de surmonter tout ça dans ses bras si puissants. Ils s’écartèrent pour laisser passer les autres personnes.
Sans suivi alors les condoléances de rigueur. Harm se serait bien passé de ces moments là. Tout ce qu’il souhaitait pour le moment c’était se retrouver seul et penser à elle. Il était encore dans ses pensés quand son supérieur se présenta devant lui.

Amiral : Toutes mes condoléance, Harm.

Il répondit mécaniquement sans vraiment savoir ce qu’il disait où à qui il le disait.

Harm : Merci, Monsieur.

L’Amiral nota de suite son air absent.

Amiral : Ca va aller fiston ?

Son regard changea, indiquant à l’Amiral qu’il écoutait dorénavant la conversation.

Harm : Je ne sais pas, Monsieur !

Amiral : Je sais ce que vous voulez dire…

Harm ne laissa pas l’Amiral continuer sa phrase et enchaîna.

Harm : Mais je vais devoir y arriver, je vais devoir continuer à vivre pour elle… Je dois vivre pour deux maintenant…

************************************************************************

Voila le chapitre qui m'a vraiment porté le plus de peine a écrire... Impossible de me lancer sur ce chapitre, mais en fait une fois que je me suis fiat quelque remontrance j'ia fini par me lancer et par l'écrire...

Même si cela vous parrait difficile a vous de lire quelque chose d'aussi triste, je peux vous garantir que cela a été dur pour moi aussi de l'écrire... Mais j'avias fait une promesse à la personne pour qui cette fic est dédié... J'avais promis d'arriver un jour a écrire une fic ou l'un des deux personnage ne survivrai pas...

J'ai relevé le défi, non sans peine, masi je ne regrette pas de l'avoir fait, d'avoir voyager dans un autre type de fic que ce que j'ai l'habitude d'écrire...

Bon il nous reste encore 2 chapitres... Et oui j'allais pas arreter le suplice la...lol

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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 0:54

Chapitre 19 :

Appartement de Harm et Mac
Washington, Virginie
15 Octobre 2005
23h00


Ils étaient allongés dans leur lit. Mac avait posée sa tête sur le torse de Harm. Dessinant furtivement des cercle sur son corps dénudé. La main de Harm était posé sur le bas de son dos et suivait les mêmes mouvements que ce de sa partenaire. Cela faisait plusieurs minutes qu’ils se complaisaient dans ce silence. Chaque moment passé l’un avec l’autre était toujours aussi merveilleux.
Mac décida de rompre cet instant.

Mac : Merci, Harm.

Harm pencha légèrement la tête alors que Mac avait son regard posé sur son visage. Il vit alors dans ses yeux qu’elle était vraiment reconnaissante de ce qu’il avait fait plus tôt.

Harm : Merci à toi, Sarah.

Mac lui lança un regard d’incompréhension.

Harm : Je souhaitais plus que tout que tu acceptes de venir voler avec moi. Mais disons que nos dernières balades en avion ont été quelques peu mouvementées…

Mac se redressa sur ses coudes pour mieux le regarder. Elle se mit alors à rire doucement devant la révélation de Harm.

Mac : C’est le moins qu’on puisse dire, pilote. Chaque vol où tu étais le pilote c’est soldé par une catastrophe.

Harm passa sa main dans les cheveux de la femme à ses côtés.

Harm : Sauf aujourd’hui…

Mac lui rendit le sourire qu’il lui lançait.

Mac : Oui, sauf aujourd’hui.

Ils restèrent ainsi quelques minutes à se regarder yeux dans les yeux, sans jamais se quitter, appréciant le simple fait d’être ensemble.

Mac : Je comprends maintenant ce que tu ressens quand tu es aux commandes d’un avion. Là-haut il n’y a rien d’autre que le ciel et toi.

Harm : Oui, plus rien d’autre ne compte.

Mac se mit légèrement à rire. Harm fut étonné de se changement brutal, la discussion qui était jusqu’à maintenant sous le signe de la tristesse virait, pour il ne sait qu’elle raison à l’hilarité.

Harm : Tout va bien, Mac ?

Mac accrocha son regard.

Mac : Je repensais à notre filleul quand il s’est assis sur mes genoux et que tu as décollé.

Harm sourit en se rappelant les cris de joie qu’il avait entendu dans l’intercom.

Harm : Je me demande encore comment on a réussit à convaincre Harriet de laisser notre filleul venir avec nous.

Mac : Disons que la petit moue boudeuse et suppliante de P’tit AJ y a été pour beaucoup. Comment résister quand il vous fait ce petit visage malheureux.

Harm : Et si moi je te faisais cette petit moue, j’aurai aussi tout ce que je désire.

Il la gratifia d’un sourire mutin, attendant une réponse de sa part. Il imita alors la petite moue que son filleul avait plus tôt dans la journée à l’égard de sa mère quand ils étaient arrivés pour l’emmener avec eux et avoir l’autorisation des parents. Mac le tapa doucement sur l’avant bras et approcha ses lèvres près des siennes.

Mac : Tu as déjà tout ce que tu veux de ma part. Et tu le sais très bien…

Elle déposa alors un tendre baiser sur sa bouche. Alors qu’elle se détachait légèrement, Harm la regarda avec un regard coquin.

Harm : Alors comme ça, je peux avoir ce que je veux de toi. Tu en es bien sûre.

Voyant qu’il allait profiter de la situation, son esprit marines reprit le dessus.

Mac : N’essayes pas de profiter de la situation…

Harm : Je ne profiterais jamais de toi, Sarah tu le sais très bien.

Il l’embrassa une dernière fois, avant de reprendre sa position initiale. Mac reposa sa tête sur son torse et leurs douces caresses reprirent. Mac songea alors à une conversation qu’elle voulait avoir avec Harm.

Mac : Harm, j’aimerai que tu me promettes quelque chose.

Harm déposa un baiser sur le haut de son front.

Harm : Tout ce que tu voudras.

Mac inspira profondément avant de lui faire par de sa requête.

Mac : J’aimerai que tu me promettes que tu referas ta vie, une fois que je serai plus là…

Un silence pesant s’installa entre les deux partenaires.

Harm : Tu ne peux pas me demander ça…

Il souffla doucement, comme pour assimiler ce qu’elle lui demandait.

Harm : Je t’aime, et il m’est impossible d’envisager de refaire ma vie avec qui que ce soit.

Elle devait reconnaître que sa réponse la flattait. Mais elle ne voulait pas qu’il finisse sa vie comme cela.

Mac : Je ne te demande pas de te jeter dans les bras de la première venue. Je veux juste que tu me promettes que tu n’évinceras pas la possibilité de refaire ta vie.

Harm : Mais tu es ma vie. Tu es celle que j’aime, tu es la seule et unique femme avec laquelle je pourrai envisager de faire le reste de ma vie… Mais on ne peut pas…

Mac : Je ne veux pas que tu te renfermes sur toi-même, je veux que tu continues à vivre, même sans moi. Je veux que tu aides mon filleul à devenir un bon marines, mais surtout un formidable jeune homme. Si la situation était inversée, ne voudrais tu pas que je continue à poursuivre ma vie ?

Harm du reconnaître qu’elle avait raison.

Harm : Si, bien sûr…

Mac : Je me doute que cela ne va pas être facile tous les jours… Mais les moments où tu ne voudras plus avancer j’aimerai que tu te rappelles ce que je te dirais si j’étais là.

Harm la regarda et sourit.

Harm : Je suis sûr que tu me menacerais de me botter mes 6h…

Mac : Certainement, oui…

Ils rirent tout deux de bon cœur.

Mac : Je sais que tu rencontreras quelqu’un de bien et qui saura te rendre heureuse. Ce jour là, Harm. Laisse la entrer dans ton cœur, ouvre toi à elle. Cela ne rendra votre union que plus magique…

Il sembla tout juste réaliser à quel point cela devait être difficile pour elle de lui demander de s’ouvrir à une autre femme qu’elle. Il l’embrassa légèrement sur les lèvres et lui souffla.

Harm : Je te promets que j’essayerai, Sarah…


Chapitre 20 :

Cimetière d’Arlington
Washington, Virginie
7 Juillet 2009
16h30


Il approchait doucement de la tombe sur laquelle il venait se recueillir régulièrement. Comme pour garder un contact avec elle. Il venait lui parler de sa vie, de ses doutes, de leur filleul ainsi que de leurs amis.

Harm : Bonjour, toi. Je sais cela fait un petit moment que je ne suis pas venu te voir, mais je suis sûr qu’une fois que je t’aurai dit pourquoi tu vas me pardonner.

Il s’accroupit au pied de la stèle gravée au nom de Sarah Mackenzie (1966 – 2005) ‘‘A une amie et une femme formidable : Tu feras toujours partie de notre vie…’’

Harm : Et puis, tu vois, les choses ne changent pas beaucoup, je suis toujours en retard.

Il rit doucement s’imaginant le visage de Mac sourire à sa remarque. Il retrouva alors son sérieux et enchaîna.

Harm : Tu as vu j’ai tout de même pensé à t’apporter un bouquet de tes fleurs préférées.

Il déposa devant son nom le bouquet de roses blanches qu’il avait acheté sur la route en venant. C’était devenu comme un rituel de lui apporter un bouquet de fleurs à chaque visite.

Harm : Je voudrais te remercier pour Laura. Je sais que quand tu m’avais parlé de refaire ma vie après ta mort je n’y croyais pas et pourtant j’ai rencontré Laura.

Trois ans plus tôt il avait rencontré par hasard une jeune femme. La tristesse dans son regard égalait la sienne. Ne sachant vraiment pourquoi, il était allé à sa rencontre, sans doute son côté officier et gentleman qui l’avait poussé à faire cela, se dit-il. Ils avaient discuté une bonne partie de la nuit. Etrangement, Laura avait perdu son époux quelques années plus tôt. Ils avaient échangé leurs histoires. Et pour la première fois depuis longtemps il eut l’impression qu’elle le comprenait.

Harm : Je sais que c’est toi qui as mis Laura sur ma route, et tu ne pouvais pas mieux choisir. Elle me comprend, elle est douce et merveilleuse. Et plus que tout, elle ne me juge pas, elle connaît la place que tu as dans mon cœur, car la même place est prise par son ancien époux.

Un an après sa rencontre avec la jeune femme, ils avaient décidé de se marier. Il avait comprit avec Sarah que l’amour est éternel, mais la vie elle ne l’était pas. Il faut profiter de chaque moment qui se présente à nous, sous peine de tout perdre dès le lendemain.

Harm : Tu devrais voir la magnifique maison qu’on a achetée. Je suis sûr que tu es venue faire un petit tour, pour voir les lieux.

Il rit une fois de plus doucement.

Harm : Tu sais le genre de maison où il y a une barrière blanche, un petit jardin pour les enfants, une grande cuisine, sans parler de la salle à manger et des chambres.

Il décrivait sa maison telle qu’il la voyait dans son imagination. Quand il avait décidé de l’acheter avec sa femme, ils avaient eu le coup de cœur. A partir de ce moment là, toutes les autres demeures qu’ils avaient pu visiter, n’avaient pas le même attrait. Ils avaient rapidement signé les papiers et emménagé dans leur nouvelle maison.

Harm : Il y a même une chambre pour P’tit AJ. Harriet accepte qu’il vienne régulièrement dormir à la maison. Tu verrais comme il a grandit. C’est un gosse adorable. Ensemble, on parle souvent de toi. Il veut que je lui raconte toutes nos aventures et nos missions dans les moindres détails.

Le petit garçon était maintenant un petit bonhomme de 9 ans, presque 10. Il s’était toujours montré fort, face à la perte de sa Tante. Harm savait pourtant que cela avait été une épreuve difficile pour lui.

Harm : Il a déjà le caractère déterminé et la force d’un Devil Dog. Tu serais tellement fière de lui. Il a parlé à Noël dernier à ses parents de son envie de devenir un Marines. Tu aurais vu la fierté qui se lisait dans les yeux d’Harriet.

Il se remémora le fameux Noël et le moment ou l’ancien Amiral AJ Chegwidden avait demandé à son homonyme s’il comptait devenir un petit marin comme ses parents et son oncle. Le petit garçon avait répondu avec aplomb qu’il ne rentrerait pas à l’Ecole Navale mais qu’il préférait devenir un Marines. Il n’avait pas eu besoin de préciser le pourquoi de son choix, chacun connaissait la fascination du petit garçon pour sa Tante décédée trop tôt.

Harm : Et très souvent aussi, une personne toute particulière à nos cœurs vient me rendre visite. Elle est même venue avec moi aujourd’hui.

Il tourna le visage sur la droite et sourit à la jeune femme qui se tenait debout près d’un arbre. Il lui avait demandé s’il pouvait rester quelques minutes avec Sarah, pour avoir une conversation privée avec elle. La jeune femme n’avait pas protesté, trouvant cela normal de lui laisser un petit moment en tête à tête.

Harm : Tu devrais voir la petite femme qu’elle est devenue. Déjà adolescente elle était un bout en train, mais maintenant elle dépasse toutes tes espérances. Je ne voudrais pas avoir à l’affronter dans un tribunal.

La jeune femme venait de commencer des études de droit à l’Université. Plus déterminée que jamais à devenir une grande avocate connue et respectée.

Harm : Je te promets que j’ai veillé sur elle comme si elle était ma propre fille. Après ta mort, elle est devenu ma petite sœur à moi aussi. On a traversé les moments difficiles ensemble. Je l’ai souvent appelé chez ses grands parents et elle faisait de même avec moi quand elle avait besoin de parler. Chloé est une petite femme adorable. Je comprends pourquoi tu avais fondue.

Il avait eu d’innombrables conversations avec Chloé. Il avait passé plusieurs semaines à ses côtés, chez les grands parents de la jeune femme. Mais il l’avait aussi emmené avec lui chez la grand-mère Grams, ainsi qu’à La Jolla. Sa mère avait été quelque peu surprise au départ de la présence de l’adolescente, mais Harm lui avait expliqué comment il l’avait connu et ce qu’elle représentait maintenant pour lui.

Harm : Tu me manques toujours autant, et j’ai toujours une pensée pour toi. Mais tu avais raison, il faut remonter en scelle et continuer à vivre. Et aujourd’hui, j’ai réussi à retrouver le bonheur.

Il fit signe à Chloé qu’elle pouvait s’avancer. Elle s’approcha doucement et s’accroupit aux côtés de Harm, pour être à son niveau.

Chloé : Bonjour grande sœur.

Harm sourit à la jeune femme, puis il reprit son discours où il l’avait arrêté.

Harm : J’aimerai te présenter quelqu’un Sarah. Elle illumine mon cœur chaque jour que Dieu fait et elle est la raison de mon absence depuis 1 mois. Mais je suis sûr que tu me pardonneras. J’aimerais te présenter Sarah, Mackenzie Rabb…

Il prit le bébé des bras de Chloé et la berça doucement.

Harm : Ma fille.

La petite fille émit un petit gazouillis pour faire part de sa présence. Harm sourit à l’enfant et la déposa contre son torse.

Harm : J’aimerai te demander quelque chose, Sarah.

Il hésita encore puis se lança.

Harm : J’aimerai que tu veilles sur ma petite fille, comme tu as veillé sur moi depuis que je te connais. Que tu deviennes son Ange Gardien…

Pour seule réponse, un oiseau posé à proximité d’eux prit son envol, et se perdit dans l’éblouissement du soleil qui régnait en ce jour…



- FIN -


Chaque Ange, laisse sa place à la vie d’un autre,
Veillant et protégeant sur ce petit être,
Par amour, face à cette nouvelle vie.

Un petit être qui ouvre ses yeux sur un monde inconnu,
Et qui a besoin d’un guide pour avancer,
Un Ange gardien qui le conduira vers demain…

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Prochainement... Enfin une fois qu'elle sera écrite...lol

Merci à Finou pour la banière...
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Kim
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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   Mar 6 Sep à 11:18

Faut vraiment que tu fasses chialer tout le monde toi hein? mal Laughing

T'as oublié de mettre en place le stand mouchoirs... Boulet lol!

Mais je réitère: très belle fic, très triste mais bien écrite, les sentiments sont là, tout est là, tout est beau... Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Ouais, tout ets là sauf les mouchoirs! Laughing Razz

Dois-je ajouter autre chose? Wink

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Kim
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MessageSujet: Re: Comment lui dire...   

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