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 La saison 3 selon Dragon: Epi. 1 & 2: Pilote [Terminé]

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France Dragon
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MessageSujet: La saison 3 selon Dragon: Epi. 1 & 2: Pilote [Terminé]   Jeu 1 Sep à 21:38

Salut à tous,

Voici ma toute première fic, j'espère qu'elle vous plaira. Je sais qu'elle est un peu longue HELP , mais je crois que vous arriverez à la fin.

En fait, il s'agit pour moi d'une éventuel saison 3, dont les différentes parties seraient un épisode de série. J'ignore à l'heure actuel en combien de partie elle sera.

Spoiler : Tous les épisodes. Je prends seulement connaissance des épisodes de la saison 2, alors veuillez me pardonner s'il y a des anomalies spatio-temporelles. [oula, je me trompe de série] La série étant rediffusée dans son intégralité pour la première fois sur Plug TV (chaîne belge).

Note de l'auteur : Cette histoire se déroule après celle-ci. On pourrait même considérer ces différents chapitres et les suivants comme une saison 3 hypothétique. Dans celle-ci Georgi a de nouveau les cheveux longs [je le préfère avec les cheveux longs, pas vous].

Note de l'auteur 2 : Un très, très, très grand mais alors là grand merci à Frédérique et Benjamin [désolé mon petit Benji, mais les Dames d'abord] mais aussi surtout à Kim et à Bulle pour leurs corrections et leurs commentaires qui m’ont fait énormément plaisir.

Note de l'auteur 3 : Cette histoire est surtout basée sur les personnages de Sophie et de Georgi, mais ne vous inquiétez pas, une relation Joy / Largo va bientôt venir.

Mes commentaires sont en violet, ceux de Kim en rouge et Bulle en vert


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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 1   Jeu 1 Sep à 21:40

CHAPITRE I
ET UN OVRONNAZ DE PLUS, UN !


Mise en situation – New York, siège du groupe W. Dans le Bunker

Nous sommes le mardi 1er septembre, c'est la rentrée scolaire mais aussi pour bon nombre d'entreprises c'est une nouvelle année comptable qui commence. Nous retrouvons donc notre petit monde à l'ouvrage. Enfin, tout le monde, non, seul Georgi est déjà à la tâche. Il faut dire qu'il n'a pas beaucoup quitté le Bunker durant ces deux mois de congés sauf les deux dernières semaines où Largo l'avait passablement mis à la porte. Nous pouvons également constater que ses cheveux ont bien repoussé depuis qu’il les avait coupés en brosse. Ils lui arrivent désormais à plus ou moins deux centimètres des épaules.
Il est 8h 58 et la porte du Bunker s'ouvre.


Simon: Salut Kerensky, déjà au travail ?
Largo: (qui suivait) Salut Georgi. Décidément, tu ne peux pas te passer de cet endroit ?
Georgi: (en déposant ses lunettes sur son front) Salut vous deux. Et pour répondre à vos deux questions : Primo, je termine le travail que l'on m'a empêché de finir il y a deux semaines et deusio, c'est mon lieu de travail, alors forcément, je ne peux pas m'en passer.
Largo: Excuse-moi Georgi, mais tu passes tellement de temps ici que c'est à peine si tu vois le soleil. C'est bien d'être consciencieux mais je trouve que tu exagères. C'est pour ça que je t'ai obligé à prendre ces vacances.
Georgi: Je te comprends. Mais j'aurais aimé finir ce que j'avais commencé.
Simon: (en riant) Hé, je constate que tu ne t'es pas battu avec une tondeuse à gazon cette année ?
Georgi (secouant un peu la tête et en se pinçant le haut du nez) Non, je ne me suis pas battu avec une tondeuse à gazon [voir épisode Manipulation]. Et pour tout te dire, j'ai eu droit à de sérieuses réprimandes quant à ma nouvelle coupe de cheveux par certaines personnes. Et que s'il me prenait l'envie de recommencer, je me ferais "botter les fesses" pour rester poli.
Simon: Toi, le grand Georgi Kerensky, ex-agent du KGB, tu as peur d'une si petite menace ?
Georgi : Oh, oui Simon, tu ne peux pas savoir à quel point.
Simon: C'est vrai que le fait de les avoir coupés t'a retiré une partie de ton charme.

Largo et Georgi le regardèrent bizarrement.
Simon: Eh vous deux, calmez-vous, c'est ce que j'ai entendu dans les couloirs de la part du personnel féminin.
Largo: Tu nous rassures. Bon, j'ai un rendez-vous avec John dans un quart d'heure, alors j'y vais. Oh, au fait, vous savez où est Joy ?
Georgi : Elle est passée il y a une demi-heure. Elle m'a dit qu'elle devait aller faire une course urgente mais qu'elle reviendrait vite.
Largo: Bien, cette fois, j'y vais. Tu fais quoi, Simon ?
Simon: Oh, je vais rester ici et travailler un peu.
Largo: Et bien à tout à l'heure, travaillez bien tous les deux.
Geo & S: @+.

Tandis que Largo quittait la pièce, Simon s'installa devant un écran et commença à pianoter sur le clavier alors que Georgi remettait ses lunettes sur son nez et reprenait sa tâche. Bien que le travail de Georgi n'était plus d'une grande importance, il voulait qu'il soit terminé. Le travail de Simon quant à lui était tout autre : consulter le fichier féminin du personnel à la recherche d'une nouvelle conquête. Après une bonne demi-heure de recherches infructueuses, il se décida à regarder dans les fichiers des succursales, quand soudain, il resta figé, ouvrit grand la bouche et les yeux et s'écria : "Non, c'est pas possible ! !"

Georgi: (levant le nez de son écran) Quoi ?

Sur ce, Simon quitta la pièce dans un coup de vent. Georgi planté là, se leva en se disant " Mais quelle mouche le pique ?" et se dirigea vers l'écran de Simon avant de, lui aussi, écarquiller les yeux et en presque lâcher la tasse de café qu'il avait à la main.

Quelques instants plus tard, dans le bureau de Largo

Simon déboula (oui, c'est bien le terme) dans le bureau de Largo qui était en réunion avec John Sullivan.

Largo: (avec un ton de reproche dans la voix) Simon, tu ne vois pas que je suis en réunion ?
Simon: Désolé, mais c'est urgent, il faut que je te parle (désignant John), seul à seul. (plus calmement) S'il te plaît.
Largo: (irrité) Est-ce si urgent que ça ? Ca fait 3 jours que je reporte cette réunion, tu ne pourrais pas attendre 10 minutes.
Simon: OK, 10 minutes mais pas plus, ça urge.

10 minutes plus tard

La porte du bureau s'ouvre et laisse apparaître John Sullivan.

John S: Je suis heureux que cette réunion ait enfin eu lieu. Nous avons pu mettre un terme à ce problème.
Largo: Moi aussi John, merci. Passez une bonne journée.
John S: Vous aussi Largo. (regardant Simon) Simon.
Simon: John.

Simon entre dans le bureau
Largo: (quelque peu énervé) Bon Simon, qu'il y a-t-il de si urgent ?
Simon: J'aimerai que tu fasses muter quelqu'un ici; au siège du groupe.
Largo: (dans un soupir) Et qui est cette perle pour que ce soit si urgent ?
Simon: C'est … (hésitant) ma sœur.
Largo: (ironiquement) Je n'ai pas dans mes souvenirs que Vanessa fasse partie du personnel.
Simon: (toujours hésitant) Il ne s'agit pas de Vanessa … J'ai une autre sœur.
Largo: (étonné) Une autre sœur. Je me souviens t'avoir demandé si tu avais encore d'autres parents dont j’aurais dû entendre parler. [voir épisode Pour l'amour d'un milliardaire]
Simon: Elle n'est pas comme Vanessa. Elle est très bien. Alors que Vanessa et moi tournions mal, elle faisait tout pour nous faire filer droit. Elle s'appelle Sophie et c'est … ma jumelle
Largo: (à la fois étonné et amusé) Ta jumelle ? Tu as une sœur jumelle ? Et bien, c'est une première.
Simon: Je te jure. Son dossier est dans l'ordi. (Il lance la machine et va dans le dossier du personnel) Là, regarde.
Largo: Effectivement. (en souriant) Et soit dit en passant ta sœur est plus jolie que toi.
Simon: (étonné) Bien sûr, pourquoi tu dis ça ?
Largo: (en riant) Et bien, lorsque tu t'es déguisé en femme pour rester auprès de Vanessa, je te signale que tu avais une drôle de tête. [voir toujours l'épisode Pour l'amour d'un milliardaire]
Simon: (faussement vexé) Merci. Merci infiniment. (Silence) Alors, tu fais quoi pour Sophie ? Tu peux la faire venir ici ? (détachant bien chaque mot) s'il – te – plaît.
Largo: Oui, je peux la faire venir ici. Mais je te signale que le poste qu'elle occupe à Genève est occupé ici et ce par Georgi.
Simon: (en souriant) Oui, mais je pense que Kerensky ne verra aucun inconvénient à avoir de la compagnie.
Largo: Tu crois ? Il faudrait peut-être lui en parler avant de la faire venir. Et puis, j'aimerais en savoir plus sur ses compétences.
Simon: Bon d'accord, alors allons voir Kerensky.

Sur ce, Largo et Simon se dirigèrent vers le Bunker

De retour au Bunker, 3 minutes plus tard

Largo: (en rentrant) Bon, et bien Simon, vas-y.
Simon: Et, pourquoi moi ?
Largo: Parce que c'est ta demande, donc c'est à toi de lui en parler
Georgi : (de but en blanc) Il s'agit de ta sœur.
L & S: Comment tu le sais ?
Georgi : Je sais lire dans les pensées…, et surtout, j'ai jeté un œil à l'écran de Simon, quand il est sorti en coup de vent, tout à l'heure.
Simon: Ah, je vois. … (et ajoutant d'une petite voix) Est-ce que ça t'ennuierais d'avoir une "assistante" ici au Bunker, en la personne de ma sœur ?
Georgi : (sarcastique) Il faut voir si on pourra s'entendre, parce que si elle a ton caractère et ton sens de l'humour, alors là, je ne serai pas gâté.
Simon: (en riant) Je te rassure elle est pire que moi, mais son sens de l'humour est moins développé que le mien.
Georgi : Ouf, sauvé. Et question travail, j'ai pu constater que ses "états de service" étaient irréprochables. Il faudrait que je la rencontre et on verra. Et il faudra encore qu'elle accepte de quitter Genève pour venir ici.
Largo: Bon, et bien maintenant que Georgi est d'accord, je peux faire quelque chose. Comment vais-je m'y prendre ?
Simon: (en levant le doigt comme à l'école) Moi, je sais. Tu vas à Genève en personne et tu demandes à la voir et tu lui proposes le poste ici.
Georgi : Et je viendrai avec, comme ça, je pourrai la voir en personne et je pourrai me faire une idée du personnage.
Simon: (outré) Eh, tu parles de ma sœur !
Georgi : Et moi, je parle de ma future collègue.
Largo: Oh là, vous deux ! Ca suffit. Bon plan. Et toi, Simon, qu'est-ce que tu fais là dedans ?
Simon: Je reste ici et je vous accueille tous les trois à l'aéroport.
Largo: Nous, on se tape le voyage et toi tu restes "pépère" ici alors que tu es l'instigateur ?
Simon: Si elle me voit, elle ne voudra peut-être pas venir...
Georgi : Et bien c'est l'amour fou entre vous deux.
Simon: La dernière fois que l'on s'est vu, je suis parti en douce, alors…
Joy: Ça, c'est du Simon tout craché. (qui rentrait à l'instant)Simon: (en maugréant) Ça, c'est du Simon tout craché.
Largo: Bon, Georgi, on y va, plus vite ce sera fait, plus vite Simon nous fichera la paix. Et voilà que je fais des rimes maintenant...
Georgi : Tout peut arriver. Je te suis.
Joy: (prise au dépourvu) Eh, où allez-vous ? Largo, je te signale que je suis ton garde du corps. Je dois savoir où tu vas.
Largo: Simon t'expliquera. Aujourd'hui, c'est Georgi qui sera mon garde du corps.
Joy: Mais …
Largo: Pas de mais, on y va.

Sur ce, Largo et Georgi s'en allèrent, laissant Joy sans voix. Elle détourna la tête de la porte qui venait de se refermer.

Joy: (avec de gros yeux noirs, dont elle seule a le secret). Je peux savoir ce qui se passe ici ?
Simon: Je vais t'expliquer.

Dans le jet, trois quarts d'heure plus tard, c'est-à-dire à 10.55 a. m. heure de NY, au-dessus de l'Atlantique

Largo: En sais-tu plus sur Sophie ?
Georgi : Elle fait partie de la société depuis 10 ans. Elle a commencé en tant que secrétaire et a gravi les échelons progressivement pour être aujourd'hui le responsable de l'informatique du bureau de Genève et pas d'ennui judiciaire, contrairement à Simon. En ce qui concerne l'état civil : célibataire et sans enfants.
Largo: C'est tout ce que tu as pu avoir. J'aurai cru que tu en aurais su plus sur elle.
Georgi : J'en sais plus mais c'est tout ce que tu as à savoir. [en fait, il n'en sait pas plus, mais que serait Kerensky sans ce genre de réplique]
Largo: C'est sympa merci. (au pilote) Jerry, quand arriverons-nous exactement ?
Jerry: Nous arriverons approximativement à 23.30 heure locale Monsieur.
Largo: Merci, Jerry. (s'adressant à Georgi) Et bien, je crois que nous sommes bons pour dormir dans un des hôtels de la ville.
Georgi : Je le pense aussi, j'en connais un super. Tu veux que je m'occupe de la réservation ?
Largo: Oui, s'il te plaît. Nous irons à la rencontre de Sophie demain matin. Et qui sait, faire une petite inspection surprise.
Georgi : J'en connais qui vont faire une de ces têtes en voyant arriver le grand patron à l'improviste.
Largo: Je le crois aussi.


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France Dragon
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MessageSujet: suite du chapitre 1 (2)   Jeu 1 Sep à 21:43

Entre-temps à New York

Simon avait expliqué à Joy toute l'histoire et elle n'en revenait toujours pas. Simon avait une autre sœur. Elle priait intérieurement pour que Sophie, puisque c'est ainsi qu'elle s'appelait, soit différente de Vanessa, parce qu'avec tous les ennuis que cette dernière avait causés, elle serait une plaie en plus. Bien que Simon l'ait rassurée, elle n'y croirait que lorsqu'elle la verrait et la connaîtrait.
Joy est seule au "Bunker" car Simon avait envie de faire une surprise à Sophie alors il était sorti faire quelques achats.
Alors qu'elle s'affairait à des recherches sur l'ordinateur, son portable se mit à sonner. En regardant l'écran, elle reconnut le nom et son visage se ferma. Le téléphone sonnait depuis un moment quand elle se décida à répondre.

Joy: Arden. [je ne suis pas tout à fait sûr qu'elle réponde comme ça, mais bon, beaucoup d'autres personnages dans la série le font ainsi, alors pourquoi pas elle]
X: C'est moi. Désolé, je n'ai pas pu venir
Joy: (énervée) Vas-tu me laisser tranquille ? Je suis venue, toi non. Fiche-moi la paix à présent !
X: Je te donne rendez-vous à 17 heures même endroit. Viens, sinon, il arrivera malheur à quelqu'un à qui tu tiens.
Joy: (abdiquant) C'est bon ! Je viens, mais c'est la dernière fois.
X: A tout à l'heure et il raccrocha.
Joy: Saloperie !

Central Park, New York 17.10

Joy attendait depuis, à présent, 10 minutes, que son mystérieux correspondant téléphonique se décide à apparaître.
Mickael: (Dans le dos de Joy) C'est bien Joy, tu es là.
Joy: (en se retournant) Que veux-tu à la fin, Mickael ?
Mickael: Toi pardi.
Joy: Jamais, combien de fois faudra-t-il te le répéter ?
Mickael: Tu finiras par me revenir. Je te veux et je t'aurai.
Joy: Mais vas-tu me fiche la paix ? Je ne t'aime pas.
Mickael: Tu en aimes un autre, c'est ça ?
Joy: Oui et il est cent fois mieux que toi. Alors laisse-moi tranquille.

Sur ce elle s'en va en courant.

Joy: Ç'a assez duré. Il faut que je fasse quelque chose.

Comment s'était-elle mise dans cette situation ? [c'est pas à moi qu'il faut le demander. Mais si andouille que je suis, c'est moi l'auteur]
Tout avait commencé pendant les vacances. Joy avait rencontré ce Mickael à Los Angeles. Il l'avait draguée et elle s'était laissée faire. Elle le trouvait mignon : grand, châtain tirant vers le blond, de beaux yeux bleus, un peu comme Largo. Exactement. C'est pour ça qu'elle avait accepté ses avances.
Il était doux, prévenant et la faisait rire. Tout allait bien, jusqu'au jour où elle avait dû partir. Il avait absolument voulu échanger leurs adresses et leurs numéros. Et depuis, c'était l'enfer. Il n'avait cessé de lui téléphoner, deux à trois fois par jour et lui écrire. Jusqu'au jour, - c'était il y a une semaine - où Joy l'avait trouvé sur le seuil, en rentrant un soir.
Depuis, il n'arrêtait pas de la harceler, jour et nuit. Et le matin même, il lui avait fixé un rendez-vous et, à la dernière minute, avait appelé pour lui dire qu'il ne viendrait pas.
Elle finit sa course devant chez elle où elle se barricada, coupa la sonnette, décrocha le téléphone et coupa son portable. Mais au préalable, elle avait prévenu Simon qu'elle serait injoignable jusqu'au lendemain. Elle ne réussit à trouver le sommeil que vers 1 heure du matin.
Le réveil fut pénible. Et lors de son départ, elle découvrit un énorme bouquet de roses blanches sur le pas de sa porte. Sur l'instant, elle voulut les jeter mais se ravisa. Elle retira la carte et déposa, en sortant, le bouquet devant la porte de sa vieille voisine qui n'avait jamais de visite.


Pensée de Joy: (en les déposant) Ce n'est pas parce que je ne les veux pas que je ne peux pas donner un peu de joie à quelqu'un. [C'est vrai quoi, c'est pas donné les roses, de nos jours]

Mercredi 2 septembre, Genève, Suisse. Bureaux de la compagnie Winch, 9.30 heure locale

La voiture de location se gara devant les bureaux. Georgi, qui avait pour l'occasion rattaché ses cheveux vers l'arrière, en sortit le premier et indiqua à Largo qu'il pouvait sortir à son tour. Ils rentrèrent immédiatement dans l'immeuble où ils furent accueillis par la réceptionniste.
Récep.: Bonjour Messieurs. Puis-je vous aider ? (réalisant à qui elle a affaire) Monsieur Winch, quelle bonne surprise. [Grosse nouille] {MDR}Que nous vaut l'honneur de votre visite ?
Largo: Bonjour. Nous aimerions voir Sophie Ovronnaz, s'il vous plaît.
Récep.: (surprise) Oui, bien sûr. Je vais la prévenir. Elle compose le numéro et attend. Miss Ovronnaz, Monsieur Winch désire vous voir.
Sophie: Monsieur Winch ! Bien faites-le venir.
Récep.: Messieurs, suivez-moi. Je vous conduis à elle. (arrivant devant la porte indiquant "Sophie Ovronnaz, responsable informatique".) C'est ici. (elle frappe)
Sophie: Entrez.

La réceptionniste s'effaça et Sophie apparut devant la porte. Sophie était le portrait craché de Simon, mais son visage était beaucoup plus féminin. [Heureusement d'ailleurs]. Même sourire, même grain de beauté sous l'œil gauche [enfin pour celui qui le porte, à droite pour celui qui regarde la personne. Je m'embrouille là] , même cheveux frisés mais longs, retenus en chignon avec quelques mèches qui s'en échappaient. Elle portait un chemisier blanc à large col, d'où pendait une corde et une jupe de couleur prune bi-matière, lui arrivant au mollet. Elle invita Largo et Georgi à entrer, leur serra la main en les saluant, leur proposa un siège à chacun et prit la parole :
"Monsieur Winch, bienvenue à Genève. Que nous vaut l'honneur de votre visite ?"

Largo: Tout d'abord, voici Georgi Kerensky, mon responsable informatique et provisoirement, mon garde du corps.
Sophie: Enchantée.
Georgi : Moi de même.
Largo: Pour en revenir à ma visite, j'aimerai vous demander de venir travailler en notre siège central, à New York, en collaboration avec Georgi.
Sophie: Je ne voudrais pas vous paraître impolie ou présomptueuse, mais qu'est-ce que ce nouveau poste, en collaboration à New York, va m'apporter ?
Largo: Premièrement, une substantielle augmentation. Deuxièmement, un travail dans une bonne équipe et …
Georgi : (le coupant) Troisièmement, j'ai besoin d'aide. J'ai énormément de travail. Quatrièmement, j'en ai assez d'être seul au Bunker avec une tasse de vieux café et mes ordinateurs. (sourire de Sophie et de Largo) De plus, nous serons sur le même pied d'égalité : l'un ne travaillera pas pour l'autre, mais avec l'autre. Je suis persuadé que nous ferions une très bonne équipe tous les deux.
Sophie: Et si j'accepte qui va me remplacer ici ?
Largo: J'ai pensé à Stéphane Pirol.
Sophie: Bon choix, je n'aurai pas fait mieux. Et pour le logement, comment ça se passe ?
Largo: Je vous fournirai un appartement de la société, près du siège.
Georgi : Il y a justement un appartement qui s'est libéré au-dessus de chez moi. [Tiens, comme par hasard, Oups, je me tais] C'est à vous de voir.
Sophie: C'est d'accord. Je viens travailler à New York. Quand puis-je prendre mon poste ?
Largo: Tout de suite. Vous rentrez avec nous en jet.
Sophie: (Prise au dépourvu) Tout de suite ? Mais je dois d'abord procéder à quelques arrangements ici. En ce qui concerne mon appartement et d'autres choses.
Largo: Bien, procédez à toutes vos formalités, ensuite, nous rentrerons tous les trois à New York.
Sophie: Je m'occupe de ça tout de suite.
Georgi : Avant que vous ne partiez, l'appartement dont je vous ai parlé vous intéresse-t-il ?
Sophie: Comment est-il ?
Georgi : Un grand living-room, 2 chambres à coucher, salle de bain avec douche et bain, cuisine équipée et 1 bureau… Il y a aussi une cave et un grenier.
Largo: Et en ce qui concerne la location, c'est le groupe W qui paye.
Sophie: (dans un sourire) Vendu.
Georgi : D'accord, je m'occupe de l'appart'.
Sophie: Je peux vous laisser ?
Largo: Bien sûr, quant à moi, je vais rendre une petite visite à votre successeur et faire une petite inspection surprise. Rendez-vous ici dans 4 heures. Au fait, nous allons avoir approximativement 6 heures de vol. Je vous conseille donc de vous mettre à votre aise.
Sophie: Merci du conseil. Et pour les 4 heures, ce sera parfait. Messieurs à tout à l'heure.
Geo & Larg': A tout à l'heure.

Quatre heures plus tard, donc il est 13.45 – Bureau de Sophie

Sophie: (en entrant) Bien Messieurs, (Elle avait suivi le conseil de Largo et avait troqué sa jupe pour un jeans bleu et reprenant) j'ai pris ce que je pouvais transporter. Le reste est toujours dans mon ancien appartement pour les 3 mois de mon préavis.
Largo: D'accord. Donc, nous ferons quelques voyages pour venir récupérer vos affaires dans ce délai. Une fois par mois, ça vous va ? [Pour reprendre un commentaire de Benji : "Pourquoi il ne loue pas un cargo, ça sera plus rapide"]
Sophie: Oui, bien sûr.
Georgi : Alors on peut y aller, je dois avouer que je n'aime pas laisser mes affaires aux mains de "Oz".
Sophie: Qui est "Oz" ?
Georgi : Notre chef de la sécurité.
Sophie: (haussant un sourcil) ["The Sourcil", oups, je me trompe encore, on n'est pas dans Stargate ici] Je vois.
Largo: Arrête un peu Georgi, "Oz" n'est pas si bête que ça.
Georgi : Il n'y connaît rien ! A chaque fois qu'il utilise un des ordinateurs du Bunker, il les détraque.
Sophie: Excusez-moi, c'est la deuxième fois que vous parlez du "Bunker". Ce sera mon lieu de travail ?
Georgi : Oui, il est situé au sous-sol du bâtiment.
Sophie: (étonnée) Au sous-sol !
Georgi : Oui, mais c'est le meilleur endroit pour tout le matériel que nous utilisons et puis c'est malgré tout agréable de travailler là.
Sophie: Bien, si vous avez l'air si enthousiaste pourquoi faire machine arrière ? Je suis prête, nous pouvons y aller.
Largo: Alors, roulez jeunesse.


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MessageSujet: chapitre 1 (3 et fin)   Jeu 1 Sep à 21:45

Dans le jet lors du voyage du retour ¾ heure plus tard [oui, je sais, encore ¾ d'heure ça manque de variété]

Largo est au téléphone avec Simon

Simon: Alors, elle vient ?
Largo: Oui, elle vient.
Simon: Génial, on va pouvoir enfin se retrouver.
Largo: Oui, c'est génial en effet, au fait, on arrive à 13 heures. [heure de NY pour ceux ou celles qui ne si retrouveraient pas]

Pendant ce temps, Sophie et Georgi faisaient plus ample connaissance.

Georgi : Étant donné que l'on va travailler ensemble, on pourrait peut-être se tutoyer.
Sophie: Comme tu veux. Alors dis-moi, comment est le reste de l'équipe ? Parce que Largo a parlé d'équipe tout à l'heure.
Georgi : Oui, c'est exact, en plus de Largo, toi et moi, il y a "Oz" et Joy qui est en fait le garde du corps de Largo.
Sophie: Je vois. Mais pourquoi Largo a dit que tu étais son garde du corps provisoire ?
Georgi : Parce que j'ai aussi cette formation (Sophie le regarde de façon à dire continue) Avant de travailler pour Largo, j'étais dans le KGB et ensuite, j'ai proposé mes services en temps que garde du corps et consultant en informatique. [bien sûr, il ne va pas lui dire qu'il a été mercenaire et qu'il a travaillé pour la mafia].
Sophie: C'est ce qui s'appelle un fameux bagage, je ne peux pas en dire autant. (Georgi la regarde comme elle plus tôt) [Ah, ces regards qui en disent long] J'ai une formation de secrétaire et grâce à ma passion pour l'informatique, je suis arrivée à ce que je suis aujourd'hui.
Georgi : En tout cas, tu as bien gravi les échelons.
Sophie: C'est vrai, je peux dire que j'ai bien bossé.
Georgi : Et côté famille t'en es où ?
Sophie: Oh là, je suis célibataire, c'est pour ça que j'ai pu dire oui si facilement, je quitte Genève sans laisser personne derrière moi. Quant aux plus proches parents, j'ai un jumeau, Simon, que je n'ai pas revu depuis 15 ans. Oui, c'est ça et une petite sœur, Vanessa, que je n'ai plus revu depuis à peu près la même époque. On a gardé quand même le contact au début mais plus rien par la suite.
Georgi : Ils te manquent tous les deux ?
Sophie: Bien sûr, mais bon. Qu'est-ce que je peux faire ?
Georgi : Je t'aiderai à les retrouver si tu veux. Avec le matériel que l'on a au Bunker. Je crois que ce sera facile. [C'est t'y pas beau tout ça] [Vas-y, vante le poste mon p'tit Georgi lol… C'est pas beau de mentir ! ]
Sophie: C'est gentil à toi, merci. Mais toi, question famille ?
Georgi : Pas grand chose à dire. J'ai un cousin, Dimitri, qui est moine, c'est d'ailleurs lui que m'a recommandé à Largo par le biais du Père Maurice. Et j'ai encore un membre ou l'autre de ma famille à travers le monde.

Retournons vers Largo et Simon

Simon: Qu'est-ce qu'elle fait en ce moment ?
Largo: Elle discute avec Georgi.
Simon: Tu peux les entendre ?
Largo: Oui, je les entends et ils parlent de choses et d'autres.
Simon: De quoi parlent-ils ?
Largo: De leurs compétences et de leurs familles. Écoute "Oz" !
Simon: (étonné) "Oz"
Georgi : C'est "Oz".
Largo: Oui.
Georgi : Passe-le-moi. (Largo lui passe le combiné) "Oz", c'est Kerensky. J'espère pour toi que tu ne m'as pas détraqué mes machines, sinon gare à toi.
Simon: Non, je n'ai pas détraqué tes machines. Mais c'est quoi ce "Oz"
Georgi : On t'expliquera. Pas de bêtise, hein.
Simon: Promis. Tu me passes Largo ?
Georgi : Il discute avec Sophie
Simon: Tant pis c'est pas grave. @+
Georgi : @+, sur ce, Georgi coupa la communication et rejoignit Sophie et Largo.
Sophie: Désolée, mais je ne pense pas que je vais y arriver.
Georgi : Que se passe-t-il ?
Largo: Je m'évertue à dire à Sophie de me tutoyer mais elle ne veut pas.
Sophie: Ce n'est pas que je ne veuille pas, se défend-elle, c'est que c'est difficile de tutoyer mon patron.
Largo: J'aimerais d'abord être ton ami, alors s'il te plaît tutoies-moi.
Sophie: Bon, d'accord, je vais essayer. Alors comme ça, "tu" ne souhaitais pas venir à la tête du groupe.
Largo: Et bien voilà, c'est mieux. (sourire) Pour en revenir à la question, c'est exact, mais les circonstances du moment m'ont poussé à accepter.
Sophie: Ce fut une bonne chose. En tout cas, je peux constater que vous vous entendez bien tous les quatre : Joy, Oz et vous deux.
Georgi : Pourtant au début, à part pour Largo et Oz, ce n'était pas l'amour fou...
Largo: Surtout entre Joy et toi.
Sophie: Pourquoi ?
Georgi : Joy et moi venons plus ou moins du même milieu, elle la CIA et moi le KGB. Par le passé, alors qu'elle était toujours à la CIA, nous nous sommes rencontrés et ça s'est mal passé.
Largo: Et lors de leurs retrouvailles, Joy a plaqué Georgi au sol et lui a placé son talon sur la gorge [voir épisode L'Héritier]. Et par la suite, ils se chamaillaient tellement pour le poste de chef de la sécurité que je les ai départagés en nommant "Oz" à leur lieu et place [voir épisode Premier Pas].
Sophie: Et maintenant, ça va mieux.
Georgi : Oui, beaucoup mieux, on se titille de temps en temps, mais gentiment.
Sophie: J'espère pouvoir m'entendre avec eux.
Largo: (en faisant un clin d'œil à Georgi que Sof' ne vit pas) Ça c'est certain. Tu verras, ils sont sympas tous les deux.

Aéroport de New York 13.15

Jerry: Madame, Messieurs, nous somme arrivés. Vous pouvez descendre.
Largo: Merci Jerry, sur le pas de la porte, les Dames d'abord.
Sophie: Merci.

Simon était de dos au pied de l'avion et attendait anxieusement que Sophie descende. Alors que cette dernière descendait les quelques marches, Simon se retourna et se retrouva nez à nez avec elle.

Sophie: (Balbutiant) Simon ?
Simon: Salut p'tite sœur. (Sophie se jette alors dans ses bras) Tu m'as tellement manqué.

Sophie s'écarte et Simon reçoit une gifle magistrale.

Simon: Aie euh, ça fait mal. Mais c'est vrai, je l'ai méritée.
Sophie: [Furax, mais là complètement furax] Ah, ça tu peux le dire. Quinze ans, 15 ans sans nouvelles. Quinze ans à se demander si tu étais toujours en vie. Mais bon sang, Simon, pourquoi ce silence ?
Simon: Je suis vraiment désolé, Sof'. C'était totalement involontaire et puis, après la façon dont je suis parti, j'ai eu peur.
Sophie: Peur de quoi ?
Simon: Peur de te faire de la peine, de te faire souffrir en voyant ce que j'étais devenu, mais aujourd'hui, je le regrette. Et si tu n'avais pas travaillé pour Largo, je ne t'aurai pas retrouvée.
Sophie: C'est donc toi, l'instigateur de tout cela ?
Simon: Oui, en compulsant les dossiers du personnel, je suis tombé sur le tien, je voulais que l'on soit de nouveau réunis, alors j'ai demandé à Largo de te faire venir ici.
Sophie: Alors "Oz" c'est toi ?
Simon: (en souriant) J'en ai bien l'impression.

Largo et Georgi, qui étaient restés à bord pour les laisser tous les deux, descendent à leur tour.

Simon: (aux deux autres) Au fait, pourquoi vous m'appeliez "Oz" ?
Georgi : On ne pouvait pas te nommer par ton vrai prénom sinon elle aurait eu la puce à l'oreille.
Sophie: Ça c'est bien vrai. Et vous avez marché tous les deux dans la combine ?
Largo: Eh oui, en haussant les épaules, que ne ferais-je pas pour Simon.
Sophie: (désignant Georgi) Et toi, qui me questionnait sur ma famille, tu savais tout, même où était Simon.
Georgi : (en souriant) [oui, oui, vous avez bien lu] Je t'avais promis de t'aider à le retrouver. C'est chose faite.

Sophie s'approche de lui, l'enlace et lui dépose un baiser sur la joue [perso, je l'aurai bien embrassé ailleurs] en lui disant "Merci"
Georgi : Oh, mais de rien. Ce fut un plaisir de réunir une famille décomposée.
Sophie: Mais il manque quand même Vanessa.
Simon: Elle est fiancée à un Comte.
Sophie: A un comte, et bien bonjour l'arnaque.
Simon: Non, elle a changé, tout comme moi. On est rangé tous les deux. Et tout ça grâce à Largo.
Sophie: Alors, je te dois beaucoup Largo, merci infiniment. (Et elle fait de même qu'avec Georgi) [Là par contre, non]
Simon: Eh bien, c'est du joli. Vous avez eu droit à une accolade, un merci et un bisou et moi, j'ai eu droit à une accolade et une gifle.
Sophie: Ah le bisou, il faut le mériter. Vous ne trouvez pas les gars ?

Largo et Georgi échangèrent un sourire. Largo remarqua alors que Joy est absente : "Joy n'est pas venue avec toi ?"

Simon: Non, elle est restée au Bunker. Étant donné que Kerensky est absent, elle lui garde bien la place au chaud.
Largo: Et si on y allait.
Sof' & Geo : Bonne idée.
Simon: En chœur, faites un vœu.

Georgi et Sophie se regardent et se sourient.

Largo: En voiture tout le monde.

Ainsi après les retrouvailles, notre petit monde s'en alla vers le Bunker.
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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 2   Jeu 1 Sep à 21:48

CHAPITRE II
ET COMMENCE UNE NOUVELLE VIE


Dans la limousine en direction du groupe

Simon expliquait en long, en large et en travers à Sophie sa vie depuis 15 ans. Sophie l'écoutait attentivement, poussait un soupir par-ci, par-là ou lui agrippait le col en lui criant dessus. Quant à Largo et Georgi, ils les regardaient, amusés.

Simon: Et puis, j'ai rencontré Largo. Et là, ma vie a changé du tout au tout.
Largo: A ça, c'est sûr. Je suis même devenu SDF à cause de lui.
Simon: Peut-être, mais depuis, j'ai filé droit.
Georgi : Je confirme, plus aucun rajout dans son casier judiciaire.
Simon: (l'air offusqué) Merci Kerensky.
Sophie: Pourquoi tu l'appelles Kerensky ? Il a un prénom, si je ne m'abuse ?
Georgi : Oui, c'est vrai ça. J'ai un prénom.
Simon: C'est plus facile de t'appeler Kerensky que Georgi.
Sophie: Plus facile, tu parles. Tu appelles Joy et Largo par leurs prénoms et pour Georgi, tu ne le fais pas. Moi, j'appelle ça de la fainéantise.
Largo: Bien envoyé.
Sophie: (en saisissant Simon par l'oreille) A partir de cet instant, tu vas l'appeler par son prénom, sinon Simon, gare à tes fesses. Et tu sais que je peux te faire très mal avec mon 42.
Simon: Aïe. OK. J'ai compris. (réalisant) Tu mets du 42 maintenant.
Sophie: Tu te souviens, mes bottes, bien pointues. C'est du 42.
Simon: Ah, ces bottes là. (changeant de sujet) Alors Georgi, tu la trouves comment "ta" collègue ?
Georgi: Très bien. Nous allons très bien nous entendre et je suis persuadé que nous ferons du très bon travail ensemble.
Sophie: Merci. Quel sera mon horaire, Patron ?
Georgi : Patron ! ! ! Déjà les grands mots. Le même que le mien c'est-à-dire 8 – 18. Pose de midi d'une demi-heure. On travaille également le samedi et si on a besoin de nous, on nous rappelle à 3 heures du mat, et ce parfois pour une couillonnade.
Sophie: Cool.
Charly: Nous sommes arrivés, Monsieur. [pour celles et ceux qui l'auraient oublié, c'est le chauffeur]
Largo: Merci Charly. Terminus tout le monde descend.

Sur ce Largo, Simon et Georgi descendirent les premiers. Une fois dehors, Georgi tendit la main à Sophie pour l'aider à descendre.

Sophie: Merci. Au moins un pour racheter les autres.
Simon: Dis tous de suite que je ne suis pas galant.
Sophie: Même pas pour un sou !

Tous éclatèrent de rire.

Largo: Et si on rentrait ?
Sof' & Geo : On te suit.
Simon: Encore en chœur, décidément.
Sophie: On est fait pour s'entendre.
Georgi : Je le pense aussi.
Simon: Oh, là, là. Si ces deux là s'entendent, je vais souffrir.
Sof' & Geo: Ça c'est sûr.
Simon: Oh non, pitié pas encore !

Ils éclatèrent à rire de nouveau.

Devant l'ascenseur

Largo: (à Sophie) Je te ferai parvenir un pass pour l'ascenseur et un autre pour ouvrir le Bunker.
Sophie: D'accord.

Ils montèrent dans l'ascenseur. Georgi pousse sur le bouton indiquant le niveau –3.

Largo: Georgi te mettra au courant pour le reste. [du 220 volt, au moins]
Georgi : Bien sûr. Ne t'en fais pas. Je la soignerai aux petits oignons.
Sophie: (en conservant son sérieux) Blancs ?
Georgi : (tout aussi sérieux) Bien sûr.
Simon: Et c'est reparti. [Oh, arrête un peu de te plaindre Simon]
Sof' & Geo: Simon, la ferme.
Largo: (en souriant) Je sens que l'on va bien s'amuser au Bunker dès à présent.

L'ascenseur s'immobilise et ils sortent de l'ascenseur.

Simon: Ça va être surtout ma fête. Ils se sont ligués contre moi.
Sophie: (en le prenant dans ses bras) Pauvre petit Simon. On ne se ligue pas contre toi, on fait équipe pour te rendre la vie impossible.
Simon: (penaud) Où est la différence ?
Sophie: Il n'y en a pas. (et elle éclate d'un rire qui devient aussitôt communicatif).
Simon: Avec Georgi, j'étais déjà servi mais avec toi en prime, c'est du sadisme.
Sophie: Je te renvoie la pareille.
Georgi : On est arrivé. Tu ouvres ? en tendant sa carte à Sophie.
Sophie: Avec plaisir. Comme ça ! (en mimant le geste) [ce qu'elle est douée]
Georgi : Oui, parfait.

Sophie s'exécute et Georgi entre le code, on entend alors le déclic d'ouverture et ce dernier ouvre grand la porte en disant "Après vous Miss."

Sophie: Merci.
Simon: (à Largo) Bon sang, ce qu'il est galant. Je ne l'avais jamais vu comme ça.
Largo: Pareil pour moi. Mais, ça ne m'étonne pas.
Georgi : (au deux qui étaient restés sur le palier) Ben alors, vous rentrez.
Simon: Oui, on arrive.

Simon et Largo rentrent à leur tour. Et y retrouvent Sophie, Georgi et Joy.

Largo: Salut Joy.
Simon: Salut Joy. Je te présente ma petite sœur, Sophie. Sof' voici Joy.
Sophie: Heureuse de te rencontrer.
Joy: Moi de même.
Sophie: Alors, c'est ça le Bunker ?
Georgi : Bienvenue chez toi.
Sophie: Merci. Super le matériel
Largo: C'est ce qu'il y a de mieux à l'heure actuelle.
Sophie: (admirative) Je vois ça. Je commence quand ?
Largo: Tu peux commencer dans deux jours.
Sophie: (Étonnée) Deux jours. Pourquoi pas demain ?
Largo: C'est pour te laisser le temps de t'installer.
Sophie: Alors dans ce cas, c'est bon.
Georgi : Je vais téléphoner au propriétaire pour t'obtenir les clés.
Sophie: Merci

Georgi compose le numéro. Pendant ce temps, le reste de l'Intel Unit discutent.

Joy: J'ai du mal à croire que Simon a une sœur qui n'ait pas mal tourné, sans vouloir t'offenser.
Sophie: Tu ne m'offenses pas. Je te comprends. Vous avez dû en voir de toutes les couleurs avec Simon et Vanessa.
Joy: Tu peux le dire. Mais bon avec Simon, ç'a été plus calme mais avec Vanessa par deux fois, on n'a pas été gâté.
Sophie: Deux fois. Explique !
Georgi : Excusez-moi d'interrompre votre conversation mais j'ai des nouvelles.
Sophie: Oui, on t'excuse, je t'écoute.
Georgi : Voilà. Tes clés t'attendent chez le proprio mais comme je le présentais, il n'y a aucun meuble sauf la cuisine équipée.
Sophie: Donc, je suis bonne pour dormir à terre
Georgi : Il n'est que 14 heures, nous avons largement le temps de passer chez le proprio, signer le contrat et récupérer tes clés. Ensuite, nous irons dans un magasin de meubles t'acheter une chambre à coucher.
Sophie: C'est vrai, tu as raison.
Simon: Je doute qu'il te la livre aujourd'hui.
Joy: Simon a raison, il sera trop tard. Il faudra tout de même que tu te trouves un endroit où dormir cette nuit.
Largo: Tu peux dormir dans une des chambres d'ami du Penthouse.
Simon: Pas question. Pour que Sof' finisse dans ton lit comme Vanessa, non, non et non.
Largo: Je te le redis et te le répète, c'est Vanessa qui est venue et on n'a rien fait.
Joy: (pour couper court à la dispute) Quant à moi, je te prendrais bien mais je n'ai pas de chambre d'ami.
Georgi : Moi, j'en ai une. Et ainsi tu pourras te faire une idée de ton appart' en voyant le mien. [Décidément, il a toutes les qualités, ce mec] Ils sont identiques. Si Simon est d'accord.
Simon: D'ac si vous me promettez d'être sages.
Sof' & Geo: Promis Maman.
Simon: Oh non, ça recommence.

Tous rirent.

Georgi : Donc on fait comme ça.
Sophie: Parfait.
Simon: Georgi, si tu as une journée de congé, tu peux t'occuper d'elle ?
Georgi : Ce sera avec joie. Bon et bien alors nous allons y aller. Si Madame veut bien me suivre.
Sophie: Mais bien sûr. (se dirigent vers Simon) @+ p'ti frère (et elle lui dépose un baiser sur la joue)
Simon: @+ p'te sœur.
Sophie: Salut Largo (et elle fait de même)
Largo: Salut et repose toi bien.
Sophie: Merci. Joy (rebelote)
Joy: Salut (à l'oreille) Pas de bêtise avec Kerensky.
Sophie: (malicieuse) Ah qui sait ? [T'aimerais bien, hein ?] {dis rien toi aussi t'aimerais bien, hein Dragon, avoue ! lol} [Z'avez pas intérêt à avoir ce genre de conversation sous le nez de Lousky, les filles… Conseil d'expérience mdr] (réalisant) Et dit donc, toi aussi tu t'y mets.
Joy: Quoi ?
Sophie: Bin Kerensky. Pourquoi avez-vous cette manie avec les noms ?
Joy: L'habitude, mais parfois il m'arrive de l'appeler Georgi.
Georgi : Et c'est très rare. Suivant l'humeur. Salut tout le monde.
Largo: Georgi attend, tiens. Et Largo lui glisse quelque chose dans la main. Tu sais ce que tu dois faire ?
Georgi : Oui bien sûr
J, L & S: Salut

Et ils sortirent

Simon: Je pressens quelque chose entre ces deux là sous peu. [Bon sang, qu'il est perspicace] Kerensky est bien le genre de Sophie.
Joy: Il est son genre. Tu connais le genre qui plaît à ta sœur alors que ça fait 15 ans que tu ne l'as pas revue ?
Simon: Déjà à l'époque, elle aimait les hommes, grands, élégants avec les cheveux longs, surtout les cheveux longs.
Largo: Alors là dans ce cas, je crois qu'elle est servie comme sur un plateau.
Joy: Je crois aussi. En tout cas, Georgi a l'air de l'apprécier, ils s'entendent comme larrons en foire.
Simon: Oui, j'ai constaté. En tout cas, s'ils sortent un jour ensemble, ce qui ne m'étonnerait pas, je connais le gus et je ne m'en fais pas. Elle est bien tombée, c'est un homme que j'apprécie.
Largo: Je n'ai aucun doute là-dessus. Tu sais, tu devrais le lui dire, il apprécierait.
Simon: Pas trop tôt ! (et il éclate de rire)

Au même instant, le téléphone de Joy se mit à sonner. Elle le prit et comme la veille, son visage se ferma, c'était Mickael. Largo s'en aperçut et lui demanda : "Qu'est-ce qu'il y a ?"

Joy: Rien.
Largo: Rien ! Je vois bien que ça ne va pas. Qui est-ce ?

Le téléphone venait de s'arrêter de sonner, la messagerie automatique avait pris le relais.

Joy: Il s'appelle Mickael Hunseker et je l'ai rencontré pendant mes vacances.
Simon: Et où est le problème ?
Joy: (les larmes aux yeux) Le problème est qu'il n'arrête pas de me téléphoner, m'écrire et depuis une semaine, il est à New York et il n'arrête pas de venir chez moi sonner ou déposer des cadeaux sur le pas de la porte.

La sonnerie signalant un message se fait entendre

Joy: Et un de plus. [Un, désolée]
Largo: La prochaine fois qu'il t'appelle, je le prends.
Joy: Non, ne te mêle pas de ça.
Largo: Si, je vais m'en mêler, ce Mickael te harcèle, il faut y mettre un terme.

Le téléphone sonne à nouveau.

Largo: C'est lui ?

Joy fait oui de la tête
Largo se saisit du téléphone et décroche :
"Oui ?"

Mickael: Qui êtes-vous ?
Largo: Je pourrais vous poser la même question.
Mickael: Largo Winch, je présume.
Largo: Bien présumé.
Mickael: J'aimerai parler à Joy.
Largo: Elle ne peut pas.
Mickael: Elle ne peut pas ou elle ne veut pas ?
Largo: C'est la même chose. Je vous demande d'arrêter immédiatement de l'importuner.
Mickael: Et de quel droit ?
Largo: Du droit que c'est mon employée et amie et que vous perturbez son travail en la harcelant de cette manière.
Mickael: Dites-lui que je rappellerai. Et sur ce il raccrocha.
Largo: Il m'a raccroché au nez. Il ne manque pas de toupet celui-là.
Joy: (se prenant la nuque et déposant la tête et les coudes sur le bureau) J'en ai assez.
Largo: On va trouver une solution, Joy, je te le promets.
Simon: T'inquiète Joy, il ne t'embêtera plus longtemps.
Joy: Merci les gars.
Simon: Eh Joy, ça te dirait d'aller faire les boutiques ?
Joy: Pourquoi pas ? Mais Largo ?
Largo: (en souriant) Ne t'inquiète pas. Je ne bouge pas d'ici. Avec mon départ précipité, j'ai reporté du travail. Alors, il faut que je le rattrape où sinon je me ferai une fois de plus chambrer par Cardignac, parce que je n'aurai pas étudié ses propositions.
Joy: Bon, c'est OK, Simon. Je te suis.
Largo: Eh Joy !
Joy: Oui ?
Largo: Laisse ton portable ici, si j'ai besoin de toi, je sonnerai sur celui de Simon.
Joy: D'accord.
Simon: (en lui déposant la main au niveau des lombaires) [Dix centimètres plus bas et c'est la gifle, attention Simon] Allez viens ma belle, on va dévaliser les boutiques.
Largo: Amusez-vous bien tous les deux.
Joy: Merci Largo à tout à l'heure.
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MessageSujet: Chapitre 2 (2 et fin)   Jeu 1 Sep à 21:50

Entre-temps, Sophie et Georgi s'étaient rendus chez leur proprio afin de signer le contrat de location de Sophie et obtenir ainsi ses clés.
Après avoir passé une bonne heure à lire et mettre au "finish" les termes du contrat, ils se rendirent dans un magasin de meubles où ils restèrent au moins deux bonnes heures durant lesquelles Sophie trouva enfin son bonheur. Georgi paya le tout avec la carte que Largo lui avait glissé dans la main plus tôt. A l'instant même, ils sortent du magasin.


Sophie: Ça ne t'ennuie vraiment pas que je dorme chez toi cette nuit ?
Georgi : Pas du tout. C'est un plaisir.

A cet instant on put "entendre" 2 ventres gargouiller. [Ce qui me fait penser que je commence à avoir faim, moi]

Sophie: Décidément, nous faisons tout ensemble.
Georgi : J'en ai bien l'impression. Tu as aussi faim que moi ?
Sophie: Je dévorerai bien un mammouth, s'il y en avait encore.
Georgi : Ce n'est pas de la viande de mammouth qu'ils servent au menu mais je connais un chouette resto chinois près d'ici, ça te dit ? [encore des rimes, décidément]
Sophie: Volontiers, je te suis.

Restaurent "Phœnix & Dragon" [en référence à un resto près de chez moi]

Le restaurant était presque plein. Un serveur les conduisit à une table où Georgi présenta sa chaise à Sophie. Le serveur leur donna le menu.

Sophie: C'est la première fois que je viens dans un restaurent chinois. Tu peux me conseiller ?
Georgi : Bien sûr, y a-t-il un aliment que tu n'aimes pas ou auquel tu serais allergique ?
Sophie: Pas d'allergie mais je n'aime pas les champignons, les chicons (pour les Français, les chicorées de Bruxelles ou les endives) [euh… les chicorées, c'est les choux ? J'en profite pour apprendre du vocabulaire belge, après le québécois lol] et le saumon cuit.
Georgi : OK. Alors, je te conseille le potage au poulet et nouilles ainsi que les nems avec de l'alcool de riz.
Sophie: Le menu me convient mais l'alcool de riz très peu pour moi, je ne suis pas très alcool tu sais et aussi fort en plus.
Georgi : On peut prendre autre chose, si tu veux ?
Sophie: T'occupe pas de moi, prends ce que tu veux, je me contenterai d'eau, c'est meilleur pour la ligne.
Georgi : Ah, les femmes et la ligne.
Sophie: Que veux-tu ?

Et ils passèrent le reste du repas à parler de chose et d'autre. Viens l'heure de payer l'addition.

Sophie: On fait comment ?
Georgi : C'est moi qui offre.
Sophie: Non, tu exagères, je tiens à participer.
Georgi : Le prochain resto OK ?
Sophie: D'ac.

Georgi paye l'addition et ils sortent rejoindre la voiture.

Quelque instant plus tard, au parking

Sophie et Georgi s'approchent de la voiture de ce dernier et celui-ci enclencha l'ouverture des portes avec une télécommande et ouvrit la porte passager.

Georgi : Si Madame veut bien se donner la peine...
Sophie: Merci.

Une fois installée, Georgi ferma la portière, fit le tour du véhicule et vint s'asseoir sur le siège du conducteur. [Il vaudrait mieux, vous ne trouvez pas] [Bah ouvrir ses ailes et passer au-dessus, c'est pas mal non plus lol]

Georgi : Bien installée ?
Sophie: Oui.
Georgi : Alors, on y va. (il met le contact)
Sophie: Super. Au fait, on en a pour longtemps du bureau ? C'est juste pour s'avoir si c'est faisable à pied.
Georgi : Pourquoi à pied ?
Sophie: Je n'ai pas de véhicule et je ne saurai pas toujours venir avec toi...
Georgi : Pourquoi ne viendrait-on pas ensemble ? On est voisins. C'est tout aussi simple. Covoiturage, donc pas de voiture supplémentaire, ainsi moins de gaz carbonique, donc effet de serre réduit.
Sophie: (avec humour) Et en plus Monsieur est écologiste.
Georgi : Oui et non, mais surtout, j'apprécie ta compagnie.
Sophie: Ce serait pas le bouquet, étant donné que l'on va travailler ensemble. Mais c'est gentil. J'apprécie également la tienne.
Georgi : Et si on arrêtait de s'envoyer des fleurs.
Sophie: Bonne idée. On a bien eu Simon tout à l'heure.
Georgi : Oui et sans le faire exprès en plus. Nous sommes sur la même longueur d'onde pour faire grimper au plafond notre cher Simon.
Sophie: Et je pense que ce ne sera pas demain que ça va s'arrêter. Mais réfléchis, que serait notre vie sans lui, en fait, je parle pour toi, moi ça faisait 15 ans que je ne l'avais plus revu.
Georgi : Elle serait joyeuse et pétillante. Non, je plaisante. Morne et triste. S'il devait arriver quelque chose à Simon ça me ferait énormément de peine.
Sophie: Tu l'aimes bien ?
Georgi : Oui, mais ne lui dit pas.
Sophie: (en miment la fermeture de ses lèvres comme avec une tirette et jetant la clé) Mes lèvres resteront scellées.

Et ils continuaient le reste du trajet Georgi expliquant l'un ou l'autre des bâtiments pour que Sophie puisse se repérer.

Quelques minutes plus tard.

Georgi : Voilà, nous sommes arrivés.
Sophie: Bel immeuble et bien situé. Je ne regrette pas. Parce que louer un appartement sans l'avoir visité, on peut parfois le regretter.
Georgi : C'est vrai, mais je ne t'ai pas roulé dans la farine. (…) Je vais mettre la voiture au garage.

Il utilisa une télécommande située sur le tableau de bord et la porte du garage s'ouvre. Il y fait pénétrer [Pour reprendre à nouveau Benji : "Attention, on pourrait penser mal"] la voiture et va la stationner dans un emplacement reprenant les données de sa plaque minéralogique.
Ils descendent tous les deux et là Sophie s'écrie :
"Mes affaires"

Georgi : A l'aéroport. Largo les fait toujours revenir au siège par la suite. Il te fallait impérativement quelques chose ?
Sophie: Mis à part mon pyjama et mon nécessaire de toilette.
Georgi : Ca peut s'arranger. Pas de problème
Sophie: Bien, dans ce cas

Sur ces entre faits, ils sont arrivés à l'ascenseur que Georgi appelle aussitôt.

Georgi : J'habite au 4e et en tout logique le tien est au 5e.
Sophie: En toute logique, en effet.
Georgi : On va voir ton appart' en premier ?
Sophie: Si ça ne t'ennuie pas ?
Georgi : Alors direction le 5e

L'ascenseur arrive et Georgi invite Sophie à monter.

Georgi : Tu verras les voisins sont sympa.
Sophie: Même à mon étage ?
Georgi : Oui, c'est une vielle dame, Mme Stevenson, elle sera ravie d'avoir une aussi charmante voisine.

L'ascenseur s'immobilise.

Georgi : On y est. C'est celui de droite.

Sophie approche de la porte, entre la clé dans la serrure et l'ouvre. Une légère odeur de renfermé empli l'entrée.

Sophie: Il va falloir aérer.
Georgi : Tu l'as dit.

Et ils passèrent en revue les différentes pièces.

Georgi : Déçue ?
Sophie: Pas du tout, bien au contraire
Georgi : On descend ?
Sophie: J'ouvre une fenêtre et on y va.
Georgi : Bien chef.

Sophie ouvre une fenêtre et nos deux amis sortent. Ils prirent l'escalier pour descendre et une fois au 4e font face à deux portes. Georgi se dirige vers la porte de droite sur laquelle une petite plaque dorée indique "Kerensky". Il ouvre la porte, se retourne vers Sophie en lui indiquant l'entrée et lui dit : "Bienvenue dans mon humble demeure." et s'efface pour la laisser entrer

Sophie: Merci.

Elle pénètre dans l'appartement suivi de Georgi qui ferme la porte derrière lui. Il l'aide à ôter sa veste et la suspend ainsi que la sienne au portemanteau à gauche de la porte, dépose ses clés de voiture sur la table gigogne juste en dessous, passe devant et lui dit : "Suis-moi !"

Sophie: Coquet.
Georgi : Tu trouves ? Installes-toi. Tu veux quelque chose à boire ? Café, jus d'orange, eau, vodka ?
Sophie: (la tête légèrement inclinée) Est-ce que j'ai une tête à boire de la vodka ?
Georgi : Vu l'énergumène qu'est ton frère ?
Sophie: Y a pas de comparaison.
Georgi : Je vois ça. Alors ?
Sophie: Un verre de jus d'orange, s'il te plaît.
Georgi : Je t'apporte ça.

Sophie s'assit sur le canapé. Quand tout à coup, elle ressent un frottement au niveau de la jambe gauche, baisse les yeux et voit un chat qui saute aussitôt sur ses genoux. Tout en donnant quelques caresses à Mister Pedying, elle fait le tour d'horizon du regard, une chaîne hi-fi, une tour à CD avec en majeur partie des CD's de musique classique, une télé avec vidéo et DVD, une table basse sur laquelle est posé un jeu d'échec ainsi qu’un ordinateur portable et à l'autre bout de la pièce, le coin salle à manger avec une grande table ovale avec 6 chaises et un meuble buffet. Georgi revient avec deux verres de jus d'orange et lui tend le sien.

Georgi : (en lui tendant un verre) S'il te plait, dit-il.
Sophie: Merci.
Georgi : Je vois que tu as fait connaissance avec Mister Pedying.
Sophie: Oui, il est très amical.
Georgi : C'est vrai. (il éternue)
Sophie: A vos amours.
Georgi : Merci
Sophie: Non, pas merci. On doit répondre : "qu'ils durent toujours" ou "qu'ils viennent un jour"
Georgi : Alors dans ce cas je te réponds : "qu'ils viennent un jour". Bon sang, ça faisait longtemps.
Sophie: Quoi ?
Georgi : Que j'éternue à cause de lui.
Sophie: Tu es allergique au chat ?
Georgi: Et oui, mais bon, passons. Que dirais-tu de visiter ?
Sophie: Avec joie. [Bon sang. Il est allergique au chat et il en garde un. Complètement malade, ce mec. … Pardon mon petit Georgi]

Elle se lève et suit Georgi.

Georgi : La cuisine. Je te montre le reste, suis-moi !

Georgi l'emmène alors vers le "fond" de l'appartement. Ils suivent le petit couloir qui donne sur quatre portes. Deux de chaque côté. Il indique la 1re porte à gauche.

Georgi : La salle de bain (il ouvre la porte)
Sophie: Bien.

Georgi ouvre alors celle d'en face et dit : "Voici ta chambre".

Sophie: Jolie, merci.
Georgi : De rien. Alors continuons. (il désigne la deuxième porte à gauche) Ici, le bureau.
Sophie: Bien aménagé.
Georgi : Je te remercie. Et en face ma chambre (il ouvre la porte).
Sophie: Très sobre mais joli. Tu as un très bel appartement.
Georgi : Merci.

Ils s'en retournèrent vers la cuisine.

Georgi : (désignant son verre)Tu en veux encore ?
Sophie: Oui, je veux bien, merci.

Georgi la sert et en reprend également. Sophie se met à bailler.

Georgi : Hou là, fatiguée ?
Sophie: Plus que je ne l'aurais cru
Georgi : Je te prépare un pyjama.
Sophie: Merci

Georgi s'éclipse et Sophie se retrouve à nouveau seule. Elle s'assit sur le banc de cuisine tout en terminant son verre. Une fois vide, elle va le dépose sur l'évier. Quelques minutes plus tard, Georgi réapparaît.

Georgi : Voilà c'est fait. J'ai déposé le pyjama sur ton lit et j'ai préparé une serviette et une brosse à dent dans la salle de bain.
Sophie: C'est gentil merci.
Georgi : Mais de rien. Tu prends la salle de bain la première ?
Sophie: Si ça ne t'ennuie pas.
Georgi : Pas du tout, si je te le propose.
Sophie: J'y vais.

Pendant que Sophie est dans la salle de bain, Georgi fait la petite vaisselle qu'il avait de la veille et leurs deux verres. Alors qu'il finissait, Sophie fait sa réapparition. Il sourit en la voyant, ses cheveux long et mouillé tombaient sur ses épaules et elle portait son T-shirt "KGB All Stars" qui lui tombait à mi-cuisse et constata qu'elle n'avait pas mis le pantalon de pyjama qu'il lui avait prêté.

Sophie: J'ai pas mis le pantalon car il me tombait sur les chevilles. (changeant de sujet) Tu fais la vaisselle ?
Georgi : J'ai terminé. (en désignant le T-shirt) Je peux constater qu'il te va très bien.
Sophie: Il est un peu trop large. Où tu l'as eu ?
Georgi : Dans le temps, j'ai fait partie d'une équipe de hockey sur glace.
Sophie: Tu étais bon ?
Georgi : Si on veut.
Sophie: C'est pas une réponse.
Georgi : Oui, j'étais bon.
Sophie: Ça c'est mieux. (elle lui sourit) Je vais me coucher, (en l'embrassant) [sur la joue lol] Bonne nuit.
Georgi : Bonne nuit. Fais de beau rêve.
Sophie: Toi aussi.

Sur ce, elle disparaît dans le couloir qui mène aux chambres. Georgi la regarde disparaître et termine de ranger. Une fois fait, il se rend dans la salle de bain pour se changer et en sortant, il constate que Sophie a laissé sa porte entrouverte. Il peut la voir allongée à moitié sous les draps. Il ne peut s'empêcher de rentrer et de la contempler. Il s'approche d'elle, lui dépose un baiser sur le front et se retire. Dans l'embrasure de la porte, il prononce "Ia tibia lioubliou" (Je t'aime, en russe). Et se dirige ensuite vers sa chambre. A peine y fut-il qu'il ferma la porte mais constata que ça pourrait paraître bizarre à Sophie, si elle se lève la nuit, que sa porte soit fermée et décida de la rouvrir avant de se glisser sous les draps où il ne tarda pas à s'endormir.

Du "point de vue" de Sophie

Sophie, qui a le sommeil léger, sent la présence de Georgi mais continue de faire comme si de rien n'était. Soudain, elle perçoit sa présence et surtout son parfum au-dessus d'elle et ressent le baiser que Georgi lui donne. Elle l'entend repartir mais le sent l'entend s'arrêter et lui dire "Ia tibia lioubliou" puis s'en aller. En entendant qu'il ferme la porte de sa propre chambre, elle rouvre les yeux. Soudain, elle l'entend rouvrir et ensuite un frottement de drap, il vient de rentrer dans son lit.

Sophie se répète inlassablement les mots que Georgi lui a dit la croyant endormie et à sa journée : un nouveau job, un déménagement, les retrouvailles avec Simon, de nouveaux amis et plus que probablement, l'amour. Que demander de plus ? Décidément une nouvelle vie commence pour elle et c'est sur cette constatation qu'elle s'endormit.
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MessageSujet: Chapitre 3   Jeu 1 Sep à 21:52

CHAPITRE III
DE DECOUVERTE EN DECOUVERTE


Appartement de Georgi le 3 septembre 7.20 du matin.

Sophie se réveilla avec une bonne odeur de café fraîchement passé. Elle s'étire et repense à sa soirée et nuit : une déclaration d'amour et un de ces rêves… Je vous épargne les détails.

Sophie: (en tapant dans ses mains) Bon ma vieille. Il est tant de te lever, l'homme de tes rêves t'attend à la cuisine. [Il n'est pas que dans les tiens, ma vieille]

Elle dépose ses pieds nus sur la moquette, se lève de bonne humeur et se dirige aussitôt vers la cuisine.
Là, elle trouve Georgi - en pyjama lol - en train de s'affairer au petit-déj et à l'instant où elle veut lui signaler sa présence en lui posant la main sur l'épaule, il se retourne brusquement et lui saisit le poignet.


Sophie: Eh, ce n'est que moi !
Georgi : Excuse-moi, défaut professionnel.
Sophie: C'est rien, pourtant tu n'avais pas l'air de m'avoir oubliée. (en désignant les deux tasses)
Georgi : C'est le cas, mais tu as été si silencieuse. Mes vieux démons me reprennent, je suis vraiment désolé. Je ne t'ai pas fait mal, au moins ?
Sophie: Non, pas du tout.
Georgi : Bien dormi ?
Sophie: Comme un bébé et toi ?
Georgi : Pareil pour moi. Du café ?
Sophie: Oui, s'il te plaît.

Georgi lui tend sa tasse et lui demande : "Du lait, sucre ?"

Sophie: Lait, s'il te plaît, pour le sucre, c'est dans mon sac.

Sur ce, elle va chercher une petite boite.

Georgi : Qu'est-ce que c'est ?
Sophie: De l'édulcorent, c'est un substitut de sucre. [Non, c'est du … oh et puis zut]
Georgi : Tu fais attention à ta ligne ?
Sophie: Oui et non. Je fais de l'hyper-insulémie, ce qui est un des prémisses au diabète. Alors, je fais attention.
Georgi : Oui, tu as parfaitement raison.

C'est alors que la sonnette de l'Interphone se fait entendre.

Georgi : Qui cela peut-il bien être de si bonne heure ? Excuse-moi.
Sophie: Je t'en prie.

Georgi se lève et se dirige vers la porte, décroche le combiné et prononce : "Oui"

Simon: C'est votre livreur de croissants préféré.
Georgi : Je t'ouvre. Il se retourne et crie à Sophie : C'est Simon.

Une minute plus tard

Georgi ouvre la porte et laisse entrer Simon.

Simon: Salut, j'apporte les croissants et la valise de Sof'.
Georgi : Salut Simon. Dit moi, tu es tombé du lit ce matin ?
Simon: Oui et en plus, j'avais hâte de revoir ma petite sœur. Ça c'est bien passé ?
Georgi : Oui, super.

Tout en discutant, ils arrivèrent à la cuisine où Sophie était installée à table avec dans une main son mug et caressant de l'autre Mister Pediyng qui était installé sur ses genoux.

Simon: Salut p'te sœur, bien dormi ? Salut, le chat.
Sophie: Salut p'ti frère, oui comme un bébé et avec un de ses rêves (elle lève les yeux aux ciels en les roulant)
Simon: Hou, à ce point ?
Sophie: Et comment.
Georgi : (à Simon) Tu veux du café ?
Simon: Oui, s'il te plaît.

Georgi lui présente un mug qu'il replie aussitôt. Et avec lui s'assoit simultanément en face de Sophie.

Simon: (à Sophie) Alors, raconte.
Sophie: Quoi ?
Simon: Bin ton rêve !
Sophie: Et en plus, il te faut un dessin.
Simon: Ah, un rêve comme ça !
Sophie: Oui ! ! !
Simon: Je le connais ?

C'est alors que le portable de Simon se met à sonner. [Sauvée par le gong !]

Simon: Excusez-moi (il décroche)
Sof' & Geo: Nous t'excusons. Et ils s'échangent un regard
Simon: Oui… Bien, s'il le faut, j'arrive… oui à plus. (il raccroche) Bon, je dois y aller. (à Sophie) On se voit plus tard ?
Sophie: Oui, bien sûr. Que se passe-t-il ?
Simon: Un problème de sécurité mais apparemment rien de bien grave mais qui nécessite malgré tout ma présence. @+ (en embrassant sa sœur) Georgi.
Sof' & Geo: Salut.

Simon sortit de la pièce et quelques secondes plus tard, on entend la porte se refermer.

Georgi : Alors je le connais ? [Pas curieux pour un sou]
Sophie: Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi.
Georgi : Hé, hé. Alors ?
Sophie: Oui, tu le connais.
Georgi : Je peux savoir qui c'est ?
Sophie: A ton avis ?
Georgi : Largo ?
Sophie: Non, pas du tout.
Georgi : Jerry ? Charly ? Pirol ?
Sophie: (en riant) Non, eux non plus.
Georgi : (quelque peu dubitatif) Joy ? [Il est complètement tombé sur la tête ce matin, lui] [On dit pas qu'en plus de rendre aveugle, l'amour rend dingue ? lol]
Sophie: (en riant) Arrête un peu de dire des conneries.
Georgi: Je ne vois plus personne d'autre.
Sophie: Hin, hin. Il est grand, blond aux cheveux long, les yeux bleus, séduisant, charmeur, élégant et je lui parle en ce moment.
Georgi : Moi ?
Sophie: Bin oui toi, gros bêta.
Georgi : Merci pour le gros bêta, il est très flatté. Alors comme ça, j'étais dans ton rêve ?
Sophie: Oui, et tu en étais l'acteur principal.
Georgi : Tu étais dedans au moins ?
Sophie: Bien sûr.
Georgi : Que faisions-nous ? Si bien sûr, tu veux bien me le dire.
Sophie: Oh, des tas de chose.
Georgi : Des tas de chose ?
Sophie: Pas très orthodoxes si tu vois ce que je veux dire.
Georgi : Des choses comme ça. Mais pourquoi as-tu rêvé de choses pareilles ?
Sophie: Peut-être à cause de la déclaration d'amour que tu m'as faite hier soir alors que tu me croyais endormie.

Georgi la regarde étonné, elle ne dormait pas. "Tu as compris ce que je t'ai dit ?"

Sophie: Oui, ça veut bien dire "Je t'aime" n'est-ce pas ?
Georgi : Exact. Tu comprends le russe ?
Sophie: "Da", "Niet" et "Ia tibia lioubliou". C'était sur une cassette de mon cours d'Anglais.
Georgi : Qu'est-ce que du russe vient faire dans un cours d'anglais ?
Sophie: Tu changes du sujet là. Bon, sur la cassette, on peut entendre 6 façons de dire "je t'aime" dans différentes langues dont le russe. Satisfait ?
Georgi : Entièrement.

C'est alors qu'il se lève et va s'asseoir à coté de Sophie. Il prend la tête de Sophie dans ses mains et l'embrasse délicatement.

Sophie: (une fois le baiser terminé) Seconde déclaration en moins de 24 heures. Waw.
Et elle l'embrasse à son tour. Mais ce baiser lui fut un peu plus passionné. Ils ne se séparèrent que lorsque le manque d'oxygène se fit sentir.
Georgi : J'ai bien l'impression que c'est réciproque.
Sophie: En effet.

Et là, ils s'embrassèrent de nouveaux jusqu'au manque d'air.

Sophie: J'en connais un qui fera une drôle de tête quand il saura pour nous deux.
Georgi : Je le pense aussi. On garde le secret un moment où on lui dit tout la prochaine fois qu'on le voit ?
Sophie: On verra sur le moment.
Georgi : D'accord. C'est quoi le programme ? (Sophie le regarde la tête légèrement sur le côté) Pour aujourd'hui.
Sophie: Et bien, les livreurs amènent ma chambre vers 9.30. Ils vont en avoir sûrement pour 1 ou 2 heures à la monter.
Georgi : Probablement. Et ensuite ?
Sophie: Ensuite, faire un tour des environs et aller au groupe.
Georgi : Bon plan. Et si nous finissions de déjeuner [petit déj', pardon] ?
Sophie: Bonne idée. Le café froid, très peu pour moi. Tu veux un croissant ?
Georgi : Oui, s'il te plaît. (…) J'aime bien quand tu as les cheveux relâchés comme ce matin.
Sophie: Merci et pour tout te dire moi aussi j'aime bien quand les tiens le sont également. [Une discussion a propos de leurs cheveux, mais flinguée moi.]
Georgi : Ils le sont toujours, sauf en certaines occasions.
Sophie: Quand tu joues les gardes du corps, par exemple.
Georgi : Exact. Ou quand je veux avoir l'air plus sérieux que d'habitude. Mais toi ?
Sophie: Pour les mêmes raisons que toi sauf que je ne suis pas garde du corps professionnel. Au fait, ça ne te gène pas que je ressemble autant à Simon.
Georgi : Pourquoi cette question ?
Sophie: Tu n'as pas l'impression d'avoir Simon devant toi ?
Georgi : Pas du tout.
Sophie: T'es bien le premier. Quand on était jeune, si on n'était pas habillé différemment, on nous confondait. [Parce que Simon se baladait en jupe ado ? mdr]
Georgi : À ce point ?
Sophie: Oh oui.

Sur ce, elle se lève et se dirige vers l'évier où elle rince sa tasse avant de partir chercher sa valise.

Sophie: Je vais m'habiller.

Et avant de quitter la pièce donne un petit baiser à Georgi.
Georgi ne tarda pas non plus à aller s'habiller. Constatant que Sophie était dans sa chambre, il prit la salle de bain. Ils sortirent simultanément une dizaine de minutes plus tard. Georgi avait opté pour un de ces superbes t-shirt qui met ses muscles en valeur et un jeans tandis que Sophie avait opté pour une robe style princesse longue, bleu ciel, boutonné devant, trop profondément décolletée à son goût.
[Et au mien aussi]
Sophie: On en est à combien ?
Georgi : Quoi ?
Sophie: De choses que l'on fait de conserve ? [J'étale ma science]
Georgi: De conserve ?
Sophie: Oui, de conserve. Oh ne me prend pas pour une illuminée dont de la fumée me sortirait pas les oreilles, "de conserve" se dit. Si tu ne me croies pas, va voir dans "Le petit livre du français correct" de Jean-Joseph Julaud paru aux Éditions Générales First 2002 ou France Loisirs, dans la partie "On dit, on prononce, on écrit : De concert, de conserve" et tu verras. [Et toc, dans la gencive]
Georgi : J'en apprends tous les jours. Je te crois et pour le nombre de fois, on en est à huit si mes calculs sont bons. [T'as compté ? ! lol]
Sophie: Eh bien. Et je suis prête à parier que ça ne va pas s'arrêter là.
Georgi : Je le crois aussi. Et si nous montions chez toi ?
Sophie: Bonne idée. Allons-y.

La matinée se passa comme prévu. Il fallut une heure et demie pour monter le chambre et ensuite, ils partirent faire un tour afin que Sophie puisse se repérer un peu. Après avoir dîné (déjeuner, very sorry) nos deux amoureux se rendirent au "Bunker".

Le Bunker – 13.25

Joy et Simon s'y trouvaient. Joy regardant Simon s'agiter.

Sof' & Geo: Salut vous deux, se regardant : "Et de dix".
Georgi : Non, onze.
Joy: Que comptez-vous ?
Sophie: Le nombre de fois que l'on dit ou que l'on fait quelque chose ensemble.
Joy: Vous allez pouvoir tenir le compte ?
Sophie: Nous verrons bien. (en désignant Simon) Qu'est-ce qu'il a ?
Simon: (énervé) Ce qu'il a ? Et bien, je vais te le dire. Tu te souviens, ce matin, le coup de téléphone. Rien de grave, disait-il. Tu parles ! Pour ne pas dire une grossièreté. [Je veux bien la dire à ta place, si tu veux] Plus aucunes caméras ne fonctionnent, les détecteurs de métaux son HS et de plus, les ordis déraillent. Et, (en désignant Georgi) je n'y suis pour rien.
Joy: Il n'arrête pas de s'arracher les cheveux depuis ce matin.
Georgi : Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Simon: Tu étais occupé avec Sophie, je ne voulais pas te déranger.
Georgi : Tu aurais dû. (en s'asseyant devant un écran et chaussant ses lunettes) Voyons voir ça.
Sophie: (en posant ses main sur les épaules de Georgi) Alors, un virus ?
Georgi : (dans un soupir et en reprenant son travail) J'en ai bien l'impression.
Sophie: Je te laisse te concentrer, en allant s'asseoir en face de lui et s'adressant à Simon : "Tu aurais dû quand même appeler. J'aurai pu me débrouiller seule. Sinon, quoi de neuf ?
Simon: A part que Joy se fait harceler par un type qu'elle a rencontré en vacances. Rien.
Joy: Simon !
Simon: Bin quoi, ils l'auraient su de toute manière.
Sophie: Qui c'est ce type ?
Joy: Il s'appelle Mickael Hunseker et ça fait plus ou moins un mois qu'il me harcèle au téléphone et par écrit. Et depuis une semaine, il vient chez moi.
Sophie: Une vraie sangsue ce mec.
Joy: M'en parle pas.
Georgi : (sans lever le nez de son écran) Dès que les ordinateurs seront opérationnels, je tâcherai d'en savoir plus sur lui.
Joy: Merci Georgi.
Sophie: Alors, tu y arrives ?
Georgi : Je ne sais pas d'où il vient, il est coriace. Mais je crois que j'y vois le bout. Encore quelques minutes et ce sera bon.
Sophie: Tu y arriveras, tu es le meilleur
Simon: Et quand Sof' dit quelque chose c'est que c'est vrai.
Georgi : Bingo. Je l'ai eu.
Simon: Georgi, tu me sauves, et en ajoutant le geste à la parole, il l'embrasse sur la tempe.

Ni une ni deux, Georgi se retourne furibond avec un de ces regards que veut dire ''Je vais le tuer" et se lève. Simon s'écarte et part se cacher derrière Sophie.

Georgi : Lâche, tu te caches derrière ta sœur.
Simon: Eh, ne prend pas la mouche, c'était pour te remercier.
Georgi : Une poignée de main aurait suffi.
Sophie: Plutôt impersonnel comme remerciement.
Simon: Oui, c'est vrai ça. Ah, Joy arrête de rire.

Effectivement, depuis l'incident Joy était tordue de rire.

Sophie: Georgi, allons calme-toi. Simon est comme ça, tu devrais le savoir depuis le temps. Il est très démonstratif et impulsif mais pas méchant. Allez, faites la paix.
Georgi : S'il promet de ne plus se montrer aussi démonstratif avec moi, on fait la paix.
Sophie: Sans mauvais coup en retour ?
Georgi : Tu me crois capable.
Sophie: Oh, oui. [Oh, oui.]

Après quelques secondes de silence entrecoupé de hoquet de la part de Joy.

Georgi : (en tendant la main à Simon qui était toujours caché derrière Sophie) Alors ?
Simon: (en s'écartant et en tendant la main) Ok

C'est à ce moment que Georgi le saisit par le poignet et glisse la tête de Simon sous son bras et lui ébouriffe les cheveux en disant : "Tu t'avises de recommencer et ma vengeance sera terrible".

Simon: Ok, j'ai compris, je ne recommencerai plus, promis.

Et Georgi le lâcha.
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MessageSujet: Chapitre 3 (2 et fin)   Jeu 1 Sep à 21:57

Sophie: Bien maintenant que nous avons bien ri (en regardant Joy), et si on s'occupait des caméras et des détecteurs.
Georgi : Ok, tu prends quoi ?
Sophie: Les caméras si ça ne t'ennuie pas.
Georgi : Pas du tout. Au boulot collègue.
Sophie: A vos ordres patron.

Chacun s'assit devant un écran et accomplit sa tâche et ils s'écriaient en même temps : "Fini"

Joy: Et de douze.
Simon: Tu t'y mets aussi.
Joy: Ils tiennent le compte, alors.
Sophie: Et si on s'occupait de ce Mickael maintenant. Je m'occupe du fichier de la police (à Georgi) et toi du FBI.
Simon: Tu sais pirater un système, alors là, tu m'épates petite sœur.
Sophie: On ne travaille pas à l'informatique et parfois pour la sécurité pour rien.
Georgi : On fait comme ça

Et ils se remirent au travail.

Georgi : Rien du côté du FBI.
Sophie: Moi, j'ai quelque chose. Deux plaintes pour harcèlement de la part de deux femmes mais qui ont été retirées quelque temps plus tard.
Joy: Sous la menace, je présume.
Sophie: Je suppose. Il n'est pas à son premier coup d'essai de toute évidence. Je vais essayer d'en savoir plus.

Et elle pianote de nouveau sur son clavier. Entre dans le fichier d'Interpol. Y encode les codes sans les craquer, de toute évidence, elle les connaît. Et découvre quelque chose.

Sophie: Non, rien.

Et elle sort de sa connexion. Mais, pourquoi ment-elle ? Peut-être le saurons-nous plus tard. [Moi je sais, moi je sais]

Sophie: Excusez-moi mais je dois me rendre chez "Jules"

Et en sortant, prit discrètement le portable de Joy.

Dans les toilettes

Sophie faisait défiler les numéros jusqu'à arriver sur celui de Mickael et lança l'appel.

Mickael: Allo.
Sophie: (en imitant la voix de Joy à la perfection) C'est moi.
Mickael: Joy, ma belle. Quelle heureuse surprise !
Sophie: Arrête tes civilités, je veux que l'on se voie pour mettre les choses au clair.
Mickael: Bien sûr, ce soir, 18 heures, Central Park, près de la fontaine aux amoureux.
Sophie: Bien. Mais je te demande une chose.
Mickael: Oui, bien sûr, quoi ?
Sophie: Ne me téléphone pas aujourd'hui d'accord. J'ai énormément de travail alors j'aimerais ne pas être dérangée.
Mickael: D'accord, donc à ce soir.
Sophie: Oui, à ce soir.

Et elle raccrocha, soupira un coup et s'en retourna vers le "Bunker"

Sophie: Salut Largo.

En effet, entre-temps, Largo était arrivé.

Largo: Salut, Sof'. Comment ça va ?
Sophie: Bien et toi ?

Au passage, elle glisse le portable de Joy dans la veste de cette dernière. [Et bien, si personne ne l'a vue, elle est aussi forte que son frère]

Largo: Ça va. A part que ce soir, il y a ce gala de charité qui me pompe royalement, bien que ce soit pour une bonne cause. C'est le troisième depuis un mois.
Sophie: Un gala de charité. Et bien, tout le gratin sera là, je présume.
Largo: Et je compte sur vous tous, vous le savez ?
Sophie: Non, pas moi.
Georgi : C'est vrai, je suis désolé, j'aurai dû te tenir au courant.
Largo: Tu viens quand même ?
Sophie: Oui, je viendrai. Tu as de la chance que j'ai une robe pour l'occasion mais malheureusement, il me manque quelque chose. Alors, si vous voulez bien m'excuser.
Largo: Bien sûr.
Georgi : Je te prends à 20 heures, ça te va ?.
Sophie: Parfait, j'aurai largement le temps @+. Et elle l'embrasse. Salut tout le monde.
Simon: Salut. Et se retournant vers Largo. J'ai bien vu où elle l'a embrassé.
Largo: Tu as bien vu.
Simon: Yes ! ! !

Sophie se dirige vers la sortie, une fois la porte du hall passée, elle saisit son portable et compose un numéro.

Opérateur: Bureau Fédéral d'Investigation. Puis-je vous aider ?
Sophie: Oui, j'aimerai parler au responsable des contacts avec Interpol.
Opérateur: Oui, bien sûr, qui le demande ?
Sophie: Agent spécial Sophie Ovronnaz d'Interpol, matricule 897574…

Central Park, fontaine aux amoureux 17.55

Sophie attend depuis 5 bonnes minutes priant le ciel que ce Mickael ne voie pas trop vite la supercherie. En effet, vêtue comme Joy avec une perruque de la même longueur et couleur qu'elle. Sophie attend face à la fontaine, un chapeau vissé sur la tête.

Mickael: L'air mystérieux te va bien.
Sophie: (avec la voix de Joy) N'avance pas plus. Tu aimes le mystère alors reste où tu es.
Mickael: Comme tu veux ? De quoi veux-tu que l'on parle ?
Sophie: De deux plaintes pour harcèlement à ton encontre.
Mickael: Comment es-tu au courant ? A oui, c'est vrai, tu travailles pour ce gosse de riche, donc tu peux avoir toutes les infos que tu veux. Mais vois-tu, elles ont été retirées.
Sophie: Sous la menace, je présume.
Mickael: Oh là, ma belle qu'est-ce qui te fait dire ça ?
Sophie: Oh simplement le fait, que tu travailles pour la Commission Adriatique.
Mickael: Alors, tu es au courant ?
Sophie: Et oui, et c'est grâce à cette dernière que ces pauvres femmes ont retiré leur plainte. Mais avec moi, ça ne marche pas. J'en ai déposé une pas plus tard que ce matin, tu es mal barré.
Mickael: (la saisissant par le coude et la faisant se retourner) Tu crois ça. Il la regarda avec un visage étonné.
Sophie: (avec sa propre voix) Surprise. Vous êtes en état d'arrestation. Elle le prend par le poignet, le couche sur le sol sans ménagement et s'asseyant à califourchon sur lui pour lui passer les menottes. [Oui, va y écrase-le] Vous avez le droit de garder le silence, tous ce que vous direz, pourra et sera retenu contre vous. Vous avez le droit à la présence d'un avocat lors de votre interrogatoire, et si vous n'en avez pas, il vous en sera commis un d'office…

C'est à ce moment que sortant d'un peu partout, plusieurs hommes firent leur apparition.

Sophie: (à l'intention d'un flic en civil) Relisez-lui ces droits, deux fois valent mieux qu'une. Et à l'intention d'un autre. Agent Fox, je vous ai aidés à l'arrêter mais je ne veux plus être mêlée à ça, me suis-je bien fais comprendre. J'ai une couverture à la Winch, je tiens à la garder.
Fox: Bien sûr, joli travail. Votre paquet, en lui tendant un sac.
Sophie: Merci, prenez ça, à son tour en lui tendant le mouchard qu'elle avait sur elle. Je dois y aller.
Fox: Bonne soirée.
Sophie: Je l'espère aussi. Bonsoir.

Le paquet en question était un achat pour la soirée mais aussi une bonne excuse. Elle se dépêcha de rentrer pour pouvoir se préparer.

Appartement de Sophie 19.55

Sophie venait juste de finir de se préparer. Une vraie course contre la montre.

Elle avait choisi de porter une robe chinoise bleue qu'elle porterait avec le contenu du paquet, un pantalon ¾ avec un motif chinois qu'elle avait eu du mal à trouver. Là dessus elle n'aurait pas à mentir.

Par contre, pour la coiffure, la galère : ses cheveux refusaient de se mettre en place. Finalement, elle réussit son ouvrage : un chignon d'où des mèches en sortaient délibérément, celui-ci étant piqué de baguettes et deux mèches pendaient sur le devant au niveau des oreilles.

Comme convenu, Georgi vient la chercher à 20 heures. Quand elle ouvrit la porte, il resta sans voix.


Georgi : Tu … es … magnifique
Sophie: Tu n'es pas mal non plus.

Il portait son costume noir avec sa chemise à col mao. [Ah, je craque] Décidément, ils étaient fait pour être ensemble.

Sophie: On va faire sensation tous les deux habillés dans le style chinois
Georgi : Et on ne l'a pas fait exprès. On en est à combien là ? Treize, non ?
Sophie: Juste, ça porte bonheur.

La sonnette se fit entendre.

Georgi : Ça doit être Largo et la voiture. On y va ?
Sophie: Je te suis.

Elle attaque son sac et ferme la porte à clé. Ils descendirent et rejoignirent la voiture. Georgi l'invita à monter et y pénétra à son tour.

Simon: Et bien, dites donc vous deux, chinois jusqu'au bout des ongles
Sof' & Geo: Simon, la ferme.
Joy: Treize ou quatorze voir +.
Sophie: Quatorze.
Simon: (l'air de rien) Dit p'te sœur, j'ai rêvé tout à l'heure où tu as bien embrassé Georgi.
Sophie: A-t-il rêvé ?
Georgi : Je ne pense pas, suivi d'un chaste baiser.
Joy: Par ici la monnaie Simon.
Sophie: Hein.
Simon: Joy et moi avons parié sur la rapidité à laquelle vous sortirez ensemble.
Sophie: Et ?
Simon: J'ai dit que vous sortiriez ensemble avant hier soir et Joy aujourd'hui. Donc…
Sophie: Vous avez gagné tous les deux
Joy: Quoi ?
Georgi : Tu as bien compris. Je lui ai dit hier soir que je l'aimais alors que je croyais qu'elle dormait.
Sophie: Mais c'est seulement depuis ce matin que nous sommes vraiment ensemble. Donc, vos paris sont nuls et non avenus. Et coupant court à la discussion : "Au fait, ça se passe où votre gala ?"
Largo: Au Rockefeller Center.
Sophie: Chicos. Et en quelle honneur ?
Joy: Pour récolter de l'argent pour les orphelinats qui sont sous la tutelle de la compagnie. Une idée de Nério.
Largo: Une des rares choses de bien de sa part.

La voiture s'arrête.

Charly: Nous sommes arrivés Monsieur.
Largo: Merci Charly.

Georgi qui était le dernier à être monté, descend le premier et aide Sophie à descendre. Viens le tour de Simon, suivi de Largo qui à son tour aida Joy.
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MessageSujet: Chapitre 4   Jeu 1 Sep à 21:59

CHAPITRE IV
ENFIN DE BONNES NOUVELLES


A leur entrée, tous les visages se retournèrent sur eux, mais plus précisément sur Largo.

Largo : Je déteste ça.
Sophie: Quoi ?
Simon: Que tous les yeux soient rivés sur lui.
Georgi: La rançon de la gloire dans ce pays capitaliste.
Largo: Je m'en passerai bien (dans un soupir)

Cardignac surgit soudain devant lui.

Cardignac: Vous voilà enfin, Winch. M. Michicohara est déjà là et il vous attend avec impatience.
Largo: Cardignac, je vous signale que je suis dans les temps, voire en avance.
Cardignac: Peut-être, mais Michicohara est là depuis une demi-heure.
Largo: C'est bon, j'arrive. S'adressant aux autres. Le devoir m'appelle.

Sur ce, il s'en alla accompagné de Cardignac dont ce dernier jeta un regard vers Sophie signifiant : "J'ai déjà vu cette bobine là quelque part" [pour celles et ceux qui n'auraient pas compris l'allusion qu'ils regardent Astérix et Obélix contre César]
Joy: Il ne lui fichera jamais la paix.
Georgi: Ce serait trop en demander à ce capitaliste.
Sophie: Michel Cardignac, président de la Winch AirLine. Responsable de la destitution de Largo il y a deux ans. C'est bien ça ?
Simon: Tous juste, Auguste.
Sophie: Pourquoi Largo, l'a-t-il gardé après ça ?
Simon: Va savoir. Oh, Excusez-moi.
Sophie: Où tu vas ?
Joy: Belle rousse à trois heures.
Georgi: Moi, je dirais belle blonde également à trois heures.
Sophie: Je dirais même plus, les 2 à trois heures.

Effectivement, notre cher Simon avait repéré dans la foule une future conquête.

Georgi: Désirez-vous quelque chose à boire, Mesdemoiselles ?
Joy: Volontiers.
Sophie: Avec plaisir.
Georgi: Je reviens.

Et il se retira.

Joy: Dès que Georgi m'aura apporté mon verre, je vais retrouver Largo.
Sophie : (en riant) Tu as peur de Cardignac lui fasse du gringue.
Joy: (en riant également) Non. J'ai remarqué que la sécurité n'était pas des plus prolifiques, si je puis utiliser ce terme. Mais on ne sait jamais, tout peut arriver.
Sophie: Le boulot avant tout.
Joy: A qui le dis-tu ?
Sophie: Dommage que tu ne sois pas là uniquement comme cavalière de Largo.
Joy: Pourquoi dis-tu ça ?
Sophie: Tu n'en as pas assez d'être la jolie garde du corps du richissime Largo Winch ?
Joy: Non, pas du tout.
Sophie: Je n'en suis pas si sûr que ça.

Mais avant que Joy ne puisse répondre, Georgi réapparaît avec trois coupes de Champagne.

Georgi: Voici, Mesdemoiselles.
Joy & Sof': Merci.
Joy: Excusez-moi, je "m'en va" rejoindre mon patron.

Sur ce, Joy s'éclipsa.

Sophie: Peux-tu me dire, quel sera le jour où l'on pourra les voir, un jour ensemble, en vrai couple ?
Georgi: Le jour où l'un ou l'autre, à l'article de la mort, lâchera cet aveu.
Sophie: Espérons plus tôt.

Une demi-heure plus tard

Alors que Sof' et Georgi discutaient toujours, Cardignac apparaît.

Cardignac: Je vois que vous vous êtres bien remis de la disparition de Marissa.
Georgi: (d'un ton froid) Si c'était pour me sortir une chose pareille, vous pouviez rester où vous étiez.
Cardignac: Oh, mais je ne suis pas venu que pour ça. Bonjour, Miss. Michel Cardignac. Heureux de vous rencontrer. C'est étrange, mais j'ai l'impression de vous connaître. (Tendant la main vers Sophie)
Sophie: Et cette impression est justifiée. (Tendant également la main vers Cardignac et la lui serrant) Sophie Ovronnaz, responsable informatique au Bunker et sœur jumelle de Simon.

A cette nouvelle, le visage de Cardignac se décomposa, il déglutit avec difficulté, lâcha la main de Sof' et dit un timide "Je vois. Excusez-moi" et il se retira.

Georgi: Tu as bien cloué son bec à ce sale capitaliste. Félicitations.
Sophie: Je n'aime pas ce genre d'hommes, qui se croient tout permis parce qu'ils se savent important. Dis-moi, c'est la deuxième fois que tu utilises le mot "capitaliste" pour désigner Cardignac ?
Georgi: Ah, c'est vrai. Tu ne connais pas encore ce côté "communiste "de moi. Ce n'est pas la dernière fois que tu l'entendras. C'est ma façon de plaisanter et de détendre l'atmosphère. Demande aux autres, je suis un personnage des plus glacials en général.
Sophie: Je constate que tu fonds à vue d'œil.
Georgi: C'est toi qui me fais fondre. Et ajoutant le geste à la parole, il lui dépose un baiser dans le cou.
Sophie: Vil flatteur. [Je fonds, je fonds]
Georgi: Ia tibia lioubliou
Sophie: Mi Toijié (moi aussi)

Georgi la regarde étonné.

Sophie: (en souriant) J'apprends vite.
Georgi: Je constate.

C'est alors que la chanson "Always" de Bon Jovi se fait entendre.

Georgi: Tu veux danser ?
Sophie: Avec plaisir.

Et ils se dirigèrent sur la piste de danse où ils savourèrent ces 5 minutes 45 de pur bonheur.

À quelques mètres de là, Simon les regardait d'un œil protecteur.

X: Simon ?
Simon: Oui ? Et il détourne le regard pour le reporter sur la rousse de tout à l'heure.
Rousse: Qui est-ce ?
Simon: Ma sœur.
Rousse: Non, le beau blond avec elle ?
Simon: Son petit ami qui se trouve être l'un de mes meilleurs amis.
Rousse: Ah. Dommage qu'il soit pris.
Simon: (vexé par l'attitude de "sa" compagne) Oui. Excuse-moi.
Rousse: Je t'en prie.

Simon se dirige alors vers Joy et Largo qui sont avec le Japonais, Cardignac et John Sullivan.

Simon: Excusez-moi. Largo, Joy, pourriez-vous venir un instant, s'ils vous plait ?
Largo: Oui, bien sûr. Excusez-nous. (Et un peu plus loin.) Merci Simon de nous avoir sortis de là. Qui a-t-il ?
Simon: Rien de grave. Je voulais vous faire partager quelque chose, regardez la piste de danse.

Largo et Joy regardent vers la piste et aperçoivent Sof' et Georgi.

Largo: (en souriant) C'est vrai qu'ils sont beaux tous les deux.
Joy: (dans un soupir) Y'en a qui ont de la chance.

Larg' et Simon tournent leur têtes vers elle.

Joy: Ne me regardez pas comme ça, c'est vrai quoi, ils sont heureux. Je les envie un peu.
Largo: C'est vrai que question bonheur, tu n'es pas gâtée en ce moment avec Mickael.
Joy: Tiens, que tu en parles. Il ne m'a pas embêté de la journée. Étrange.
Simon: C'est peut-être à cause de Largo ?
Joy: Je ne pense pas. En ouvrant mon portable hier soir, il y avait quatre messages de sa part et un petit mot sous la porte.
Largo: Bizarre, en effet. Mais c'est peut-être le calme avant la tempête.
Joy: Ne parle pas de malheur.
Largo: Bon, c'est pas tout ça, mais j'aperçois Cardignac se diriger par ici, il vaudrait mieux que j'y aille.
Joy: Je te suis.
Simon: Quant à moi…
J & Larg': Tu vas draguer !
Simon: (avec un sourire au coin des lèvres) Voilà que ce deux là s'y mettent aussi à présent. (Une fois Joy et Largo plus loin.) Vivement qu'ils soient ensemble.

Le reste de la soirée se passa bien. Simon finit par trouver une conquête qui n'était pas attirée par quelqu'un d'autre. Le gala récolta plus de 8 millions pour les orphelins. Largo avait réussi à conclure le contrat avec le Japonais. Joy était heureuse qu'il n'y ait pas eu d'incident. Et quant à Sophie et Georgi, ils ont passé une bonne soirée. Celle-ci se clôtura à 1 heure du matin.
Au moment du départ, Simon avait disparu avec sa conquête, il ne restait plus que nos amoureux éperdus mais distant et notre nouveau couple.


Largo: En voiture, direction nos lits respectifs.
Sophie: Merci, car je ne sens plus mes pieds.
Joy: (en riant) Quoi, Georgi te les a si souvent écrasés ?
Georgi: Ah, ah, très drôle.
Sophie: Non, c'est un excellent danseur, le fait est, que je suis restée trop longtemps debout avec des talons. Pas l'habitude. (Changeant de sujet) Alors, cette soirée ?
Largo: Ca été. Michicohara passe au Groupe pour signer le contrat à 10 heures.
Sophie: Génial.
Largo: Oui, (en baillant) Tu l'as dit.
Sophie: (baillant également) Heureusement qu'il n'y a que deux arrêts à faire.
Joy: (baillant aussi) C'est l'hécatombe.
Georgi: Décidément. [enfin un qui ne baille pas]

Ils arrivèrent devant chez Sof' et Georgi.

Largo: Vous êtes arrivés.

Après les salutations d'usage, ils prirent congé de Joy et Largo, non sans remercier Charly au passage.
Ils prirent l'ascenseur jusqu'au 5e et se retrouvent devant l'appart de Sof'.


Georgi: Bonne nuit, jeune fille. Fais de beau rêve. Et il l'embrassa.
Sophie: Bonne nuit à toi aussi, jeune homme et fais également de doux rêves.
Georgi: Sur ce point, aucun problème.

Sophie entre dans son appartement et referme doucement la porte. Une fois le verrou mis, Georgi descend jusqu'au sien, le sourire aux lèvres. [Comprenez bien, on ne lui dit sûrement pas "jeune homme" tous les jours. Je suis pas un peu trop sarcastique là] Chacun de leurs côtés, ils se changèrent et gagnèrent leurs lits où il ne tardèrent pas à trouver le sommeil.
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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 4 (2 et fin)   Jeu 1 Sep à 22:00

Pendant ce temps, la limousine venait d'arriver devant chez Joy.

Joy: Que fait-on ici ?
Largo: Je te ramène chez toi, pardi.
Joy: Dois-je te rappeler, que c'est à moi de te ramener chez toi.
Largo: Je sais, mais pour une fois, une seule, laisse-moi faire.
Joy: C'est tout de même risqué.
Largo: Je ne crois pas, je rentre direct au Penthouse, pas de risque.
Joy: Laisse-moi en douter.
Largo: Tu veux revenir avec moi et dormir au Penthouse ?
Joy: Largo !
Largo: Es-tu sûr de ne pas trouver Mickael sur le pas de ta porte ?
Joy: Tu n'as pas tout à fait tort. Le faire poireauter devant ma porte, serait plutôt drôle. Mais tu détournes le sujet là.
Largo: Je sais. Alors qu'est-ce que tu décides ? Tu prendras la chambre et moi le canapé en tout bien, tout honneur.


Vendredi 4 septembre 7.15 a. m. – L'immeuble de Sophie et Georgi

Georgi était depuis 5 minutes devant la porte de l'appart de Sof'. Il avait déjà sonné 2 fois mais n'avait pas obtenu de réponse. Il se décida à agir et crocheta la porte pour savoir si Sof' n'avait pas de problème.
Après quelques secondes, la porte s'ouvrit et il entra dans l'appartement. Tout était calme et il se dirigea vers la chambre pour voir si Sof' y était. Et effectivement, elle s'y trouvait. A l'instant où il y entra, Sof' ouvrit un œil et dit d'une voix endormie :
Georgi, qui a-t-il ?

Georgi: Il est 7 heures 15, il est temps de se lever pour aller travailler.
Sophie: 7 heures 15, encore un ¼ d'heure. En tirant les couvertures à elle.
Georgi: Non, debout. En tirant les couvertures et les jetant sur le sol.
Sophie: Je te haïs. [Moi pas, rassure-toi]
Georgi: Moi aussi. Aller, debout.
Sophie: Comment es-tu entré ? Un peu mieux réveillée et en se hissant sur les coudes.
Georgi: J'ai crocheté la serrure, désolé. Mais tu ne répondais pas. J'ai eu peur.
Sophie: Ce n'est rien. Tu as vraiment eu peur ?
Georgi: Oui, c'est idiot.
Sophie: Non, pas du tout… Bon debout. Elle lui tend les mains pour qu'il l'aide à se lever. Suis-moi.

Et ils se dirigèrent vers la cuisine.

Sophie: Tu veux du café ?
Georgi: Oui, s'il te plaît.

Sophie ouvrit un placard et en sortit 2 tasses et 3 sachets.

Sophie: Déca, normal ou fort.
Georgi: Fort. Je connais ce système, capsule pré-dosée. [La cafetière Senséo®, la belle invasion]
Sophie: C'est ça. Tu pourras te débrouiller ?
Georgi: Oui, pas de problème
Sophie: Une fois que la tienne sera passée, tu pourras m'en faire une ?
Georgi: Bien sûr. Lequel ?
Sophie: Déca, je reviens.
Georgi: Prends ton temps, mais pas trop
Sophie: Bruuu. En lui tirant la langue.

Et elle sortit. Cinq minutes plus tard, Sof' réapparut dans la cuisine.

Sophie: Ca te va, j'ai pas été trop longue.
Georgi: Non, ç'a été. Tiens, ton café, avec 2 sucrettes mais pour le lait, je te laisse faire.
Sophie: Merci. En prenant sa tasse. Et elle y verse aussitôt du lait.
Georgi: Tu as vu le journal ?
Sophie: Comment l'aurais-je vu, tu es venu me réveiller.
Georgi: Un point pour toi, regarde.

Et il lui tend le journal. En première page, il y avait le titre suivant:

"Un maniaque dangereux arrêté dans Central Park"


Et l'article continuait:
"Hier soir, le FBI, en collaboration avec Interpol, a arrêté Mickael Hunseker, reconnu pour avoir harcelé plusieurs femmes et les avoir menacées de divers sévices. Il s'est également avéré, que cet homme, faisait partie d'un groupuscule qui existe à travers le monde. Cette arrestation à pu avoir lieu grâce…"


Sophie: J'en connais une qui sera heureuse d'apprendre la nouvelle.
Georgi: Je le pense également. Elle va être enfin tranquille.
Sophie: Et si on y allait, sinon on ne sera jamais à l'heure.
Georgi: Bien chef.

Ils finirent leur café et ils sortirent.

Winch Tower 7.50

Alors qu'ils arrivèrent, un garde à la réception, remis à Sof' son pass et les codes s'y rapportant. Ensuite, ils descendirent au Bunker.

Dans l'ascenseur

Sophie: Tu vois, on est même en avance.
Georgi: C'est vrai, nous sommes en avance. Et grâce à qui ?
Sophie: A moi, bien sûr. [Non, grâce à moi, qui ai bien voulu vous faire arriver à l'heure]
Georgi: A toi ! C'est qui, qui est venu te tirer du lit et qui a conduit ? (se montrant du doigt) C'est Bibi.
Sophie: (avec amour) Mon gros Bibi.
Georgi: (faussement vexé) Gros, moi !
Sophie: Non, grand, trop grand. En se hissant sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
Georgi: Je n'y peux rien si je suis grand. Nous, les Kerensky, nous approchons tous la barre des 2 mètres.
Sophie: Et nous, les Ovronnaz, nous ne dépassons pas le mètre septante. Mais quelle idée de tomber amoureuse d'un mec aussi grand. Mais remarque, comme le dit Fernandel dans une de ses chansons : "Quand l'un est grand, l'autre est petit". C'est souvent le cas.
Georgi: J'ai remarqué également.

L'ascenseur stoppa et ils sortirent.

Sophie: Je suis même étonnée que Simon n'ait pas encore sorti : "Et voilà Double patte et patte à chon".
Georgi: Qu'est-ce que ça veut dire ?
Sophie: On dit ça d'un couple, quand il se trouve que les deux personnes sont de tailles différentes et qu'il y a une sacrée différence entre les deux.
Georgi: Je crois que s'il le sort, il aura à faire à moi.
Sophie: Tu sais, je lui dirai sûrement un jour. Enfin, s'il se fixe.
Georgi: Il a toujours été comme ça ? Je veux dire un dragueur invétéré.
Sophie: Non. C'est un événement tragique qu'il l'a changé.

Ils arrivèrent devant le Bunker. Georgi passe la carte dans le lecteur et entre le code. Ensuite, il ouvre la porte. Le Bunker était vide.

Georgi: On est les premiers. Continue, je t'écoute.
Sophie: A l'époque, Simon avait une petite amie qu'il aimait par-dessus tous. Ils faisaient plein de projets à long terme. Il en était dingue.
Georgi: Comment s'appelait-elle ?
Sophie: Coralie. Ils avaient tous les deux même âge, les mêmes passions et les même goûts. Ils étaient inséparables jusqu'au jour, où ils furent pris au milieu d'un règlement de compte de 2 bandes rivales. Coralie a pris une balle perdue et elle est morte sur le coup. Depuis, Simon n'est plus jamais resté plus de 2 jours avec la même fille.
Georgi: Il a tellement aimé puis souffert, qu'il ne veut plus revivre ça.
Sophie: Tu as tout compris. Il ne veut plus s'attacher à qui que ce soit de peur de souffrir à nouveau.
Georgi: Tu as une idée sur le remède à administrer. [Pourquoi pas une ordonnance tant que tu y es. Ok je me tais]
Sophie: D'abord Joy et Largo, ensuite on verra avec Simon.
Georgi: Vendu. Il est 8 heures, jeune fille, au boulot.
Sophie: Ok Patron.
Georgi: Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça.
Sophie: Et comment veux-tu que je t'appelle ?
Georgi: Oh Grand Génie.
Sophie: Et puis quoi encore. Et elle lui jette sa veste à la figure.

Il l'évita et pointa un doigt sur elle, l'air de dire : "Attention" et ils se mirent à rire tous les deux.
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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 5   Jeu 1 Sep à 22:01

CHAPITRE V
PRISE DE BEC


Vers 10.45, Simon daigna faire une apparition. Frais et dispos, avec une de ses éternelles chemises bariolée, il entra au Bunker en s'écriant : "Salut, bien dormi. Moi oui. Déjà au travail ?"

Sophie: Salut Simon. Tu sais quelle heure il est ?
Simon: A ma montre, 10.46. Pourquoi ?
Georgi: Alors, nous signalons à notre aimable chef de la sécurité, que nous sommes au travail depuis 8 heures. Donc, tu as 2 heures et 46 minutes de retard.
Simon: Bourreau de travail.
Sophie: Lopette.
Simon: Lopette, moi, c'est le bouquet.
Sophie: Au lieu de courir après tous les jupons de New York, tu ferais mieux de te calmer, de dormir tôt et de travailler assidûment.
Simon: Mrrr… Tortionnaire.

A ce moment, Joy et Largo entrent.

Simon: Ah, vous voyez, je ne suis pas le seul à me lever tard.
Largo: Je te signale, Simon, que je suis debout depuis 8 heures. Car je devais préparer mon entrevue avec Michicohara qui avait lieu à 10 heures.
Sophie: Et alors ?
Largo: C'est dans la poche. Je vais être tranquille avec ça un moment.
Georgi: C'est surtout Cardignac, qui doit être content, il a réussi à te faire signer un de ses projets.
Largo: Et j'en ai encore 4 sur mon bureau.
Georgi: Mis à part nous deux, qui a lu le journal ce matin.
Simon: J'ai même pas pris de petit-déjeuner [je m'améliore] , alors le journal.
Largo: Pas eu le temps.
Joy: Pareil pour moi.
Georgi: Et bien, regarde Et il tend le journal à Joy.

Joy le prit, l'ouvrit et écarquilla les yeux.

Joy: C'est pas vrai
Larg' & Si: Quoi ?
Joy: Mickael a été arrêté par le FBI et Interpol.
Simon: Bon sang, c'est une blague.
Joy: Tu ne me crois pas, et bien lis toi-même.

Et sur ce, elle lui tend le journal. Simon lut l'article avec Largo derrière lui.

Simon: "Il s'est également avéré, que cet homme, faisait partie d'un groupuscule qui existe à travers le monde." Il faisait partie de la Commission Adriatique. (A l'attention de Joy) Pas étonnant, qu'il s'en soit pris à toi.
Largo: (également à l'attention de Joy) En tout du cas, je comprends pourquoi il ne t'a pas contactée hier.
Joy: Peut-être. Mais dois-je te rappeler qu'il a été arrêté hier soir, donc il aurait pu me contacter le reste de la journée.
Simon: C'est vrai, étrange.
Sophie: Pas si le FBI et Interpol lui ont tendu un piège, en poursuivant l'article on peut lire que c'est grâce à une de ses victimes qu'il a été arrêté.
Largo: C'est bien ce que l'on pensait et en plus, il en harcelait plus d'une à la fois. Comment, faisait-il pour s'y retrouver ?
Sophie: (en riant) C'est pas à moi qu'il faut le demander.
Simon: Tu as raison, vaux mieux le prendre à la rigolade.
Joy: Vous croyez que je dois me manifester ?
Largo: C'est à toi de voir. Sinon, quoi de neuf ?
Georgi: Tous les systèmes ont été vérifiés, …
Sophie: … plus aucun virus. Nous avons …
Georgi: … ajouté une nouvelle barrière …
Sophie: … de sécurité, qui devrait, à l'avenir, …
Georgi: … nous protéger de nouvelles agressions …
Sophie: … de ce genre.
Sof' &Geo: (à l'adresse de Simon) Quoi ?

En effet, pendant que Sophie et Georgi parlaient, Simon s'est mis à rire discrètement mais assez fort pour les faire réagir.

Simon: Vous avez répété combien de temps pour nous sortir ça, comme ça ?
Sophie: Nous n'avons rien répété du tout. Si tu avais quelqu'un avec qui tu t'entends si bien, et bien, tu comprendrais.
Simon: Caractère de cochon
Sophie: Tête de lard.
Simon: Vielle carne
Largo: (à Georgi) Hou là, ça vole bas.
Sophie: Bourricot
Georgi: Fais attention, de ne pas t'en prendre une en pleine figure.
Et le ton qui monte, qui monte
Simon: Chatte en chaleur
Joy: Tu fais de l'humour maintenant ?
Sophie: Cerf en rut. Nabot
Georgi: Oh, là ça tourne au vinaigre.
Simon: Double patte et patte à chon
Sophie: (à Georgi) Eh, tu vois, je le savais. Il a fini par le sortir.
Largo: Qu'est ce que ça signifie ?
Georgi: Simon se moque de notre différence de taille.
Sophie: (de nouveau à Simon et le ton a encore augmenté d'un cran) Mais moi au moins, Monsieur, je suis avec quelqu'un et ce depuis plus de deux jours. Tu ne peux pas en dire autant.
Largo: On dévie du sujet là.
Georgi: Il s'en est pris personnellement à elle. De toute évidence, il ne faut pas trop la chercher.
Simon: Je fais ce que je veux de ma vie.
Sophie : Oui, et bien un jour, tu attraperas une saloperie et ce sera entièrement de ta faute.
Simon: Sur ce point, tu n'as pas à t'inquiéter, je me protège.
Joy: Je crois qu'on ferait bien de sortir.
Sophie: Pas question, vous êtes de la famille, alors vous devez entendre les 4 vérités que j'ai à lui sortir. (reprenant) : Coralie n'aurait jamais voulu que tu te comportes de la sorte.
Simon: (hurlant) Ne me parle pas de Coralie.
Sophie: Si, je vais te parler d'elle. C'est depuis qu'elle est morte que tu te comportes de la sorte. … (Calmement) Ce n'est pas de ta faute. Tu le sais aussi bien que moi. Et je suis intimement persuadée qu'elle n'aurait jamais voulu que tu te détruises de la sorte, sentimentalement cela s’entend. Elle le prend par les épaules. Tu crois qu'elle aurait voulu que tu te comportes de la sorte.
Simon: (plus calmement) Non, je ne crois pas.
Sophie: Et bien alors ?
Simon: Excuse-moi. Je suis désolé pour les méchancetés que je t'ai dites. Je suis jaloux de la complicité qui t’unit à Georgi, alors que ça ne fait que quelques jours que vous vous connaissez. J'ai connu la même avec Coralie et je vous envie.
Sophie: Allez, viens là. Et elle le prend dans ses bras. Nous avons tous les deux un sale caractère de cochon, alors le ton monte vite. Et pour tout te dire, moi aussi, j'étais jalouse du lien qui vous unissait Coralie et toi. Alors, on est quitte.
Largo: Et bien voilà, c'est mieux.
Joy: En tout cas, quand vous vous criez dessus, vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère.
Simon: Et encore, là, on y est allé mollo, parce que parfois. Je vous épargne les détails.
Georgi: A ce point là.
Simon: Georgi, je te conseille de ne pas trop la chercher, si tu ne veux pas en prendre pour ton grade.
Georgi: Je tâcherai de m'en souvenir.
Largo: Ça vous arrive souvent ce genre de prise de bec
Ovro Bis: 3 fois par semaine.
Sophie: Du moins à l'époque où l'on vivait encore sous le même toit.
Simon: Donc, je pense que ça devrait être tout pour la semaine. En tout cas le "Double patte et patte à chon", je le pensais.
Georgi: Tu le pensais. Attends un peu.

Et Georgi s'avance vers Simon. Paniqué, ce dernier se cache de nouveau derrière Sophie qui, cette fois, se bouge et le laisse aux mains [plus qu'experte] de Georgi. Ce dernier l'attrape, le cale sous son bras et lui tire l'oreille en disant:

Georgi: J'avais fait la promesse à Sof' que si tu venais à le dire, tu le sentirais passer. Alors écoute-moi bien, petit capitaliste de mes … [oula, ça se gâte], si je t'entends le dire encore une seule et unique fois, je m'arrangerai pour te créer la plus sale réputation qui puisse exister. Et plus aucune jeune fille digne de ce nom, ne voudra plus jamais t'approcher. Me suis-je bien fais comprendre ?
Simon: Oui Chef. Bien Chef. Compris Chef.
Georgi: Bien.

Et il le relâche.

Simon: Psiou (en s'essuyant le front) Dit Sœurette, tu ne l'as pas complètement dégivré de toute évidence.
Georgi: Tu sais ce qu'il te dit le givré.
Simon: Déglacé, pardon.
Georgi: Et bien, tu sais ce qu'il te dit le glaçon.
Simon: Vas te faire voir…
Georgi: Tu as tout compris
Sophie: Ah, l'amour vache dans toute sa splendeur.
Largo: Tu l'as dit. On ne le dirait pas mais ils s'aiment bien ces deux là.
Sophie: Je n'en doute pas.
Joy: Et dire qu'on a failli le perdre.
Sophie: Qui ?
Joy: Georgi. (Et elle lui explique ce qui est passé dans les épisodes Résurrection et Manipulation)
Largo: Et on l'a récupéré avec une nouvelle coupe de cheveux en prime.
Sophie: Une nouvelle coupe ?
Joy: Oui, avant de partir, ses cheveux étaient longs, un peu plus qu'aujourd'hui d'ailleurs. Et quand il est revenu, ils étaient coupés en brosse.
Sophie: Non ?
Joy: Si, je te jure. Quand, je l'ai vu la première fois, j'ai failli en tomber sur le cul. [Ce qui s'est produit, d'ailleurs, quelques minutes plus tard, pour une autre raison]
Largo: Quant à moi, j'étais trop heureux qu'il soit de retour, que je m'en fichais complètement.
Sophie: Il était comment ?
J & Largo: Hor-ri-ble.
Sophie: (en pouffant de rire) À ce point.
J & Largo: Et comment !
Sophie: Vous n'auriez pas une photo par hasard ?
Joy: Si, on te la montrera plus tard.
Sophie: Au fait, c'est quoi cette Commission Adriatique ?
Largo: Alors voilà. Et c'est ainsi, que Joy et Largo expliquèrent à Sophie, ce qu'était la Commission bien qu'elle sache parfaitement de quoi il s'agit. [il faut bien qu'elle fasse l'innocente] En cours d'explication, Georgi et Simon, qui avaient cesser de se houspiller, s'étaient joint aux autres pour l'explication.
Sophie: Donc, si je comprends bien, vous avez souvent à faire avec eux ?
Georgi: Et comment, on n'est jamais tranquille plus de 2 semaines avec eux. Quoi ? (à l'adresse de Sophie qui le regarde, la tête sur le côté et un doigt sur les lèvres).
Sophie: J'essaye de t'imaginer avec des cheveux courts, en brosse.
Georgi: (d'un ton mi-amusé, mi-irrité) Qui lui a dit ?

C'est là que Joy et Largo s'accusent mutuellement comme des gamins : "C'est pas moi, c'est lui. C'est elle"

Georgi: (à Sophie) Il faut faire quelque chose, ils sont pire que nous.
Sophie: J'ai vu. Tu as une idée ?
Georgi: Je pensais que tu en avais une. Simon ?
Simon: Pas plus que vous deux.
Largo: (coupant court) C'est bientôt fini ? Mis à part la nouvelle barrière de sécurité, quoi d'autre ?
Georgi: On a découvert d'où provenait le virus.
Joy: Alors ?
Sophie: Devinette.
Simon: J'aime pas tes [les] devinettes ? [ça ne vous dit rien ? Un certain petit bonhomme bleu, non ?]

N'écoutant pas les jérémiades de son frère, Sophie commence:

Sophie: Mon premier indice nous dit, qu'il est un capitaliste.
Simon: Oh non. Elle déteint sur Georgi.
Sof' & Geo: Simon, la ferme !

Sourire de Joy et Largo.

Georgi: Mon deuxième indice nous dit, qu'il est membre du Big Board du groupe W.
Sophie: Mon dernier indice nous dit, qu'il ne quitte jamais DelFerril et Buzetti.
Georgi: Mon tout à pour initial M. C.
Sof' & Geo: Qui suis-je ?
J, L & S: Cardignac.
Sof' & Geo: Da !
Sophie: Et celle là, on l'a répété.
Largo: Mais qu'est-ce qu'il lui prend de nous mettre ainsi des bâtons dans les roues ?
Georgi: J'oubliais de dire, que cela venait de son PC. Mais ce pourrait très bien être quelqu'un d'autre qui y a installé.
Sophie: Ou bien, il est allé sur un site Internet et c'est là qu'il l'a pêché par accident. Ensuite, il s'est propagé dans le système.
Simon: (Sur un ton malicieux) Ça me rappelle quelque chose…
Georgi: (Et sur un ton glacial) Simon, oublie ça !
Sophie: Que doit-il oublier ?
Simon: Notre génie ici présent, a infecté, sans le vouloir, tous les ordinateurs du Groupe à travers le monde après avoir voulu aider une vieille amie, qui voulait effacer son passé [voir épisode Ennemi rapproché]
Sophie: Oui, je m'en souviens. Tous les dossiers se multipliaient à l'infini. Si le problème n'avait pas été stoppé, tous les disques durs auraient été effacés. Mais, j'ai pu constater que ça s'est assez rapidement rétabli.
Simon: Deux jours plus tard.
Georgi: Non, un jour. Et j'ai dit à Largo, que si je restais, je tenais à réparer les dégâts.
Largo: Et je t'ai répondu que je te retiendrais 1$ sur ta paie, jusqu'à la fin de tes jours.
Georgi: C'est exactement ce que tu fais d'ailleurs.
Sophie: Un dollar, ce n'est pas un peu peu ?
Largo: Non, pas du tout. C'était un accident. Et Georgi est un trop bon élément dans cette équipe pour le perdre. Nous avons failli le perdre 1 fois, plus jamais. De plus, Georgi est un très bon ami. (A Georgi) N'est-ce pas mon frère ?
Georgi: Merci, toi aussi, Tovarich.

Et ils se serrèrent la main.

Sophie: Désolée d'interrompre ce si charment intermède, mais vous n'avez pas faim. Parce que personnellement, je n'ai rien avaler depuis hier soir.
Simon: C'est vrai, mon estomac réclame sa pitance.
Sophie: Alors, si vous me le permettez, je vais aller nous chercher à déjeuner. Y a-t-il une quelconque requête ?
Largo: Pas de préférence. Je te laisse choisir.
Simon: Tu connais mes goûts, alors…
Georgi: Tout me va.
Sophie: Joy ? Tu n'as pas émis d'avis ?
Joy: Si Largo n'a pas besoin de moi, je t'accompagne. Si cela ne t'ennuie pas ?
Sophie: Pas du tout. Largo ?
Largo: Je ne bouge pas d'ici. Pas de problème.
Sophie: Bon et bien, allons-y. Les Mecs @+.
Joy: A tout de suite.
Georgi: Prenez votre temps. Mais pas trop. J'ai faim, moi !

Et comme le matin, Sof' lui tire la langue.

Georgi: Mais tu recommence.

Et elle le refait. Georgi fait mine de se lever et de se diriger vers elle. Sophie tire Joy par le bras.

Sophie: Vite, sortons.

Et elle ouvre la porte, pousse Joy dehors et referme la porte en riant.


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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 6   Sam 3 Sep à 21:54

CHAPITRE VI
L'INCIDENT


Vendredi 4 septembre - Devant le siège du groupe W – 11.15

Joy: Alors, où allons-nous ?
Sophie: D'abord, j'aimerais aller dans une boutique que j'ai repérée hier. J'aimerais y acheter un porte-clés.
Joy: Un porte-clés ?
Sophie: Oui, pour y mettre le double de mon appart' et le donner à Georgi. Comme ça, il n'aura plus besoin de crocheter ma serrure pour entrer.
Joy: Crocheter ta serrure ?
Sophie: T'as pas bientôt fini avec tes drôles de questions ?

Joy se met à rire et répond : "Non. Alors ? "
Sophie lui explique donc l'épisode du matin.

Joy: Ce n'est pas une mauvaise idée. Remarque, nous avons tous laissé un jeu de clés au groupe juste au cas où il y aurait un problème.
Sophie: Dans ce cas, j'irai faire un double pour Largo, enfin je suppose que c'est à lui que je devrai le remettre.
Joy: Oui, mais ne fais que la clé de ton appart', il a déjà celle de Georgi pour le rez-de-chaussée.
Sophie: Bien vu.

Entre-temps, elles arrivèrent devant la boutique précitée. Elles y entrèrent et se promenèrent jusqu'à ce que Sof' stoppe net.

Joy: Tu as trouvé ton bonheur ?
Sophie: Je crois, regarde. Et elle lui montre un double porte-clés en verre, représentant la Reine et le Roi d'un jeu d'échecs.
Joy: Je n'aurai pas mieux trouvé. Avec un fana d'échecs comme Georgi, c'est vraiment ce qu'il faut. Sof', t'es un génie.
Sophie: Ça n'a rien à voir avec du génie, c'est logique. As-tu vu quelque chose que tu aimes ?
Joy: Oui, il y a bien ce petit truc…
Sophie: Ce petit truc ? Bin, va le chercher. J'ai pris quelque chose pour Georgi et pour Simon. Je vais prendre également quelque chose pour Largo. Alors, prends-toi ton petit truc.
Joy: Sof' !
Sophie: Pas de Sof' qui tienne. Zou !
Joy: Merci. J'y vais.

Quelques minutes plus tard, après avoir fait la queue, comme tout un chacun et payé, elles sortirent de la Boutique.

Sophie: J'espère que ça leur plaira.
Joy: J'en suis sûre. Et encore merci.
Sophie: Oh, mais de rien. Alors, pour manger, quoi ? On est obligé de prendre des plats à emporter. Italien ? Chinois ? Mexicain ? Français ?
Joy: Tu entends quoi, par français ?
Sophie: Baguette fourrée, sandwich, si tu préfères ? [C'est gentil pour nous…pour ma part je suis plus pour un bon pot au feu que pour un sandwich lol ! Je te taquine…]
Joy: Que dirais-tu d'Italien ? Je sais que les trois zouaves qui nous attendent dans le Bunker aiment la pizza.
Sophie: L'inconvénient est que Georgi et moi avons déjà mangé une pizza hier.
Joy: Pasta, alors.
Sophie: Vendu. Où nous sommes allés hier, ils avaient des plats de pâtes à emporter. Je sais ce que l'on va faire : on prend 3 pizzas et 2 plats de pâtes.
Joy: Ce n'est pas une mauvaise idée. On y va, je dois avouer que je commence à avoir faim.
Sophie: Tu n'es pas la seule.

Au carrefour, où elles attendaient pour traverser, une voiture garée non loin de là met son moteur en marche. A l'instant où le feu passe au vert pour les piétons, la voiture démarre. A peine avaient-elles mis le pied sur la route que la voiture fonce sur elles. Sof' qui l'avait vue venir crie à Joy de s'écarter et elles tombent toutes les deux sur le trottoir. Sof' et Joy se regardent éberluées.

Sophie: Tu as eu le temps de voir la plaque ?
Joy: Non, et toi ?
Sophie: Non. Silence et elle reprend en riant. On est belles toutes les deux le cul à terre.
Joy: Tu l'as dit. Debout
Sophie: (en se relevant) Ah, j'ai mal aux fesses. Ça va, toi ?
Joy: Comme toi. Heureusement, on n'a rien de cassé. (à la voiture qui avait déjà disparu) Espèce de malade.
Sophie: Allez, prenons nos breloques, nos vieux os encore entiers et allons nous chercher à manger et faire un double pour Largo.

Donc, après cette mésaventure, le duo féminin de l'Intel Unit se dirige vers le quincaillier le plus proche et vers le resto italien pour y commander 3 pizzas et 2 plats de pâtes.

¾ d'heure plus tard, le Bunker

Sophie: Nous sommes de retour. [Pour vous jouer un mauvais tour] {afin de protéger le monde de la dévastation, afin de rallier tous les peuples à notre nation... lol} [Jesse, James, la Team Rocket ! Miaoussssss c'est ça, non ? lol]
Simon: Enfin, pas trop tôt. (En voyant les cartons) Pizza, chic, chic, chic.
Sophie: Oui, Pizza. Mais pour Georgi et moi, ce sera pâtes quatre fromages.
Georgi: Bon choix.
Largo: Pourquoi ce traitement de faveur ?
Sophie: Faveur, faveur. Non, nous avons mangé de la pizza hier, donc, pasta aujourd’hui. Et, j'aime bien les pizzas, mais tous les jours... je ne veux pas tourner en pizza, moi.
Simon: T'aurais l'air fine. [Pour une pizza, l'approche est sympa lol]
Sophie: Attention Simon. Je ne suis pas d'humeur. On a failli se faire "sprat chi" [veuillez m'excuser, se faire écraser] tout à l'heure. Alors, épargne-moi l'envie de t'étrangler.
G, L & S: Quoi ?
Joy: Oh, là. On se calme les mecs. Nous n'avons rien, c'est le principal, non ?
Largo: En effet, c'est le principal. Vous allez bien ?
Sophie: Un peu mal aux fesses, mais ça va. Bon on mange, sinon ça va être froid.

Le déjeuner se déroula en contant leur mésaventure. A la fin du repas, Sof' se leva et partit chercher son sac à cadeaux.

Simon: (l'air curieux) Y'a quoi là-dedans ?
Sophie: Tu verras bien. Tout d'abord (en désignant Georgi), toi.
Georgi: Moi ?
Sophie: Oui, toi. Cadeau. (et elle lui tend un paquet superbement emballé)
Georgi: Merci. Et il l'embrasse
Largo: Rien qu'à voir le paquet, ça vaux le détour. Ouvre.

Georgi s'exécute trop lentement au goût de Simon qui s'agite : "Allez, dépêche" Georgi le regarde d'un air torve et continue tout aussi lentement. Il poursuit en ouvrant la petite boîte et découvre le double porte-clés et reste sans voix.

Sophie: Alors ça te plaît ?
Georgi: C'est superbe.
Sophie: Celui avec la clé est pour toi, l'autre (forcément) pour moi. Mais, nous devons les séparer à deux. La tradition.
Georgi: Alors dans ce cas (Et il lui tend le porte-clés. Elle saisit le Roi et ensemble ils le séparent de la Reine.) Je présume qu'il s'agit de la clé de ton appart'.
Sophie: Bien présumé, mon cher. Ainsi, tu n'auras plus besoin de crocheter la serrure.
Georgi: Merci de m'épargner cette peine. Dans ce cas, tiens. (Et il sortit de sa poche son trousseau de clés d'où il en détacha une, qu'il lui remit) J'attendais le bon moment mais tu m'as devancée.
Sophie: Merci. Bon, Largo à toi. (Et elle lui tend un paquet)
Largo: Moi ? Merci, mais il ne fallait pas

Il ouvrit le paquet et fixe étonné le porte-clés et la clé accrochée autour. Sof' le voyant ajoute: Ne sommes-nous pas censés te remettre un double de notre logis en cas de problème ?
Largo: Oui bien sûr. Merci encore. (Et il regarde à nouveau le porte-clés, il représente un "S" avec un petit dragon vert & bleu et demande) Pourquoi un dragon ? Pour le "S", j'ai compris mais le dragon ?
Sophie: Simon et moi sommes nés sous le signe chinois du Dragon et qui plus est, j'adore cet animal mythologique et en plus, on se ressemble tous les deux.
Joy: (en riant) A bon ?
Sophie: Oui, car de temps à autre, de la fumée me sort par les oreilles.

Là dessus tous me mirent à rire.

Simon: Je confirme, quand elle rage, de la fumée sort.
Joy: Et tu craches du feu aussi ?
Sophie: De temps à autre.
Simon: Fais attention Georgi qu'elle ne te brûle pas les cheveux. Ca serait dommage de t'être donné tant de peine pour les laisser repousser.
Georgi: Merci du conseil. Je tâcherai d'éviter les jets de flammes. (Se prenant un coup de poing dans le bras de la part de Sof') Aïe.
Sophie: (à Simon) C'est à toi, que je vais roussir le poil, nain de jardin.
Simon: Nain de jardin toi-même. (à Georgi) Dis, tu ne pourrais pas la museler de temps en temps.
Sophie: Attend un peu toi !

Et Sophie se met à courir après Simon dans le Bunker autour du bureau. Ils jouent ainsi quelques secondes sous les regards amusés du reste de l'équipe et Sof' souhaitant stopper les hostilités, met un pied sur une chaise ensuite sur le bureau et exécute un superbe saut retourné et atterrit juste en face de Simon éberlué.

Simon: Comment as-tu fait ?
Sophie: Ah, mystère et boule de gomme.
Largo: Impressionnant.
Georgi: Je dirai même plus, impressionnant et spectaculaire.
Sophie: Le sport, rien de tel.
Joy: Ainsi qu'un peu d'agilité. Tu fais du sport ?
Sophie: Oui, en salle. Passage Fitness First, tu connais ? [Peut-être connaissez-vous mieux Fitness First ? ]
Largo: Bien sûr. Depuis que je suis à la tête du groupe, je conseille au personnel de s'y rendre. Même qu'un arrangement a été conclu. Le personnel s'y inscrivant n'aura aucuns frais. C'est le groupe qui paye.
Sophie: Quel que soit le siège ?
Largo: Quel que soit le siège.
Sophie: Alors, comment se fait-il que j'ai payé des frais administratifs et que chaque mois, je paye ma mensualité.
Largo: Tu es inscrite depuis quand ?
Sophie: Début janvier.
Joy: Tu n'as pas signalé que tu travaillais au groupe W ?
Sophie: On ne m'a rien demandé et il n'y a pas eu de mémo à ce sujet au bureau.
Largo: C'est bizarre ça. [Vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre] Je crains qu'il n'y ait rien à faire pour ce que tu as déjà payé. Mais quand tu iras chez Passage Manhattan (NY pas Bruxelles), tu n'auras qu'à le signaler.
Georgi: Pourquoi tu n'irais pas demain ?
Sophie: Si les horaires sont 10 – 18, je ne vois pas comment je pourrai y aller, alors que je travaille de 8 à 18.
Largo: Vous avez votre matinée, Georgi et toi. Ca devrait être calme, comme tous les samedis d'ailleurs.
Sophie: Tu n'auras pas besoin de nous ?

Mais avant que Largo ne puisse répondre…

Simon: (en regardant dans le sac et en se frottant les mains) C'est bien beau tout ça, mais il y a encore des paquets dans le sac. [Il ne perd pas le nord]
Sophie: Tu ne perds pas le nord, toi. [Je crois que nous sommes faites pour nous entendre, ma petite Sof'] Bon, d'accord, je reprends ma distribution. Joy, s'il te plaît. Et elle lui tend son petit truc, qui est en fait un joli petit ours en peluche gris Me to You [Je ne sais pas si vous voyez ce à quoi je fais allusion] avec la lettre J entre ses pattes.
Joy: Merci.
Simon: Pourquoi le cadeau de Joy n'est-il pas emballé ?
Joy: Parce que j'ai estimé, que c'était ridicule, d'emballer mon cadeau alors que je savais pertinemment ce que c'était, étant donné que c'est moi qui l'aie choisi.
Simon: Bonne réponse. Et maintenant à moi.
Sophie: (des plus sérieuses) Qui t'a dit qu'il y en avait un pour toi ?
Simon: Quoi ? Tu ne m'en aurais pas pris un. C'est vraiment trop injuste.
Sophie: Oui, Caliméro, c'est ça. Tiens, pleurnicheur. Et elle lui tend un paquet.
Largo: Dis Simon, ton paquet est plus gros que les nôtres. Tu devrais être content.
Simon: (en le "happant" au vol) Merci Sœurette. Et il l'embrasse. Voyons voir ce que c'est. Et il déballe à vitesse grand V son cadeau. Et il y découvre un superbe cadre en argent. Il est magnifique mais…
Sophie: J'ai la photo idéale pour aller dans ce cadre, mais je ne l'ai pas sur moi. Je te la donnerai plus tard.
Largo: A l'occasion du repas de ce soir.
Georgi: Ce soir ?
Largo: Oui, en l'honneur de l'arrivée parmi nous de Sophie, nous n'avons pas encore eu l'occasion de fêter ça dignement.
Joy: Excellente idée.
Simon: Je choisis le resto, d'accord ?
Georgi: Alors si c'est Simon qui choisit, attention à nos estomacs.
Sophie: T'inquiète j'apporterai des Reinnie®.
Simon: Dites, ce n’est pas bientôt fini.
Sof' & Geo : Non. [ 25 ? ]

Et ils se mirent tous à rires.

Largo: Bon, je retourne travailler. J'ai encore une montagne de dossiers à étudier.
Simon: Je vais en faire autant.
Sophie: Waw, toi, tu travailles. Première nouvelle.
Simon: Ah, ah, très drôle. Oui, je bosse.
Sophie: Et bien, si tu travaillais tant que ça, tu m'aurais retrouvée depuis longtemps
Georgi: Là, elle n'a pas tort.
Simon: (maugréant) Là, elle n'a pas tort.
Sophie: Simon, tu es ici depuis plus de 2 ans. Ton 1er job en tant que nouveau chef de la sécurité, arrête-moi si je me trompe, est de vérifier les dossiers de tout le personnel au groupe W. Donc, tu étais censé vérifier un par un les dossiers du personnel. Oui ou Non ?
Simon: (quelque peut renfrogné) Oui.
Sophie: Bien. Donc, tu aurais dû tomber sur mon dossier, il y a + ou – 2 ans. Alors, comment se fait-il, donc, si tu travailles tant que ça, que tu ne sois tombé sur lui qu'il y a 4 jours ?
Simon: Tu as entièrement raison. Mais Largo ne m'a nommé à ce poste que parce que ces deux là (en désignant Joy et Georgi) n'arrêtaient pas de se chamailler. Je n'ai rien demandé. Tu veux le poste peut-être ?
Sophie: Simon arrête un peu de dire des "Bies'tereilles". [Pardon pour l'orthographe, ça signifie des bêtises, des idioties] Si tu ne faisais pas bien ton boulot, Largo ne serait plus de ce monde, avec cette fichue commission.
Joy: Sof' a raison. Tu fais du bon travail. Tu es un peu négligent. J'ai bien dit un peu.
Georgi: Tu abuses parfois de ton autorité de temps à autre mais tu es un bon chef de la sécurité.
Simon: Bon ça va, arrêtez, vous allez me faire pleurer.
Largo: Allez au boulot, bande de marmottes.
Sophie: Oui, viens Georgi, on va mettre le chocolat dans le papier alu.

Ils la regardèrent tous les 4.

Sophie: Quoi ? Vous n'avez jamais vu cette pub ?
J, G, L & S : Non.
Sophie: Bon voilà. Et elle leur raconte la pub de Milka.
Simon: Elle doit être à tomber cette pub. {Non tu crois ? Lol}
Sophie: Et celle avec Maurice n'est pas mal non plus. Ce qui me fait penser que la prochaine fois qu'on ira à Genève, il faudra que je récupère mon propre Maurice et mes autres poissons rouges. Mais bon passons. Au travail.
Simon: S'ils ne sont pas morts d'ici là.
Sophie: Pour ça, pas de problème, c'est la voisine qui s'en occupe. Ainsi que de mes plantes.

Et le reste de l'après-midi se passa bien. Le soir venu, ils se rendirent au resto que notre cher Simon avait choisi pour fêter dignement l'arrivée de Sophie au sein de l'Intel Unit. Après avoir bien mangé, ri et bu, nos 5 lascars se séparèrent vers minuit et partirent rejoindre leurs lits respectifs [Eh, oui désolée, mais les parties de jambes en l'air, c'est pas pour tout de suite]. [Et pourquoi ça ? ! Rabat-joie ! lol]
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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 6 (2 et fin)   Sam 3 Sep à 21:55

Passage Fitness First, Manhattan, New York 10.00

A leur arrivée au club, ils furent accueillis par un jeune homme, d'une vingtaine d'années, dont le badge qu'il portait autour du cou indiquait qu'il s'appelle Benjamin [Le même que dans mes remerciements].

Benjamin: Salut Georgi, comment vas-tu ?
Georgi: Salut Benjamin. Bien et toi ?
Benjamin: Ça va. Ça fait longtemps que l'on ne t'a plus vu.
Georgi: Oui, en effet. Je te présente Sophie, Sof' voici Benjamin.
Sophie: Salut.
Benjamin: Salut. Vous souhaitez devenir membre ?
Sophie: Je le suis déjà et tu peux me tutoyer.
Benjamin: D'accord. Vous avez vos cartes ?
Sof' & Geo : Oui, tiens.
Benjamin: Merci. Il passe les cartes. Sof', ta carte ne passe pas.
Sophie: Je viens du club de Genève, en Suisse. Il te faut le passeport international ?
Benjamin: Sauf si tu ne fais pas de changement de siège, oui, je le veux bien.
Sophie: Je compte le faire, tu pourrais t'en occuper ?
Benjamin: Oui bien sûr. Entrez. Et il leur ouvre la barrière.
Georgi: Ah au fait, elle travaille au groupe W.
Benjamin: Tu fais bien de le dire, il va falloir modifier son contrat. J'appelle Marième, c'est elle qui va s'en occuper. En attendant, vous pouvez aller vous changer si vous le souhaitez.
Sophie: Bonne idée, à tout de suite.

Sur ce, ils se dirigèrent chacun vers leurs vestiaires tandis que Benjamin appelait Marième.

Quelques minutes plus tard.

Une fois de plus, ils sortirent en même temps des vestiaires. Sophie portait un top long de couleur bleu ciel et un pantalon assorti d'une marque de vêtement de sport bien connue. Georgi, lui, portait un short noir {lol t'imagines Georgi avec deux t-shirts et rien en bas ? Les filles ne vont pas pouvoir faire de sport ! ! Et lui non plus d'ailleurs lol} [Chut tais-toi Kim, laisses-nous rêver…] et un t-shirt de même couleur mais d'une marque concurrente. Pour plus de facilité, ils avaient les cheveux attachés tous les deux. Marième les attendait.

Marième: Salut Georgi, comment vas-tu ?
Georgi: Salut Marième. Bien et toi ?
Marième: (Dans un déhanchement qui le prouve) Super bien, j'ai la pêche. (à l'adresse de Sophie). Bonjour, je m'appelle Marième. J'ai appris par Benji que tu désirais changer de siège.
Sophie: Oui, j'étais inscrite à Genève mais comme désormais, je vais travailler ici, ce sera plus facile.
Marième: Oui, tu as raison. Et j'ai également appris que tu travaillais pour le groupe W, donc raison de plus pour effectuer ces modifications. Asseyons-nous.

Tous trois s'assirent autour d'une table et procédèrent à toutes les modifications nécessaires au contrat de Sophie.

Marième: Es-tu une adepte des cours collectifs ?
Sophie: Oui, je participais à 3 cours par semaine de BodyPump® [Alors perso, c'est mon cours collectif préféré, grâce à ce cours j'ai un meilleur maintien et j'ai perdu de nombreux centimètres et je ne vous parle pas des kilos. Je vous le conseille à tous], 2 cours de RPM®, 2 BodyCombat®, 1 de Body Attack, 1 de BodyJam® et de temps à autre BodyBalance®. Sinon, je fais un peu de salle muscu et cardio.
Marième: Bon programme. Il y a justement un cours de BodyPump® qui commence dans 5 minutes avec Marina. Ça vous dirait d'y participer ?
Sophie: Je suis partante (à Georgi) et toi ?
Georgi: Pourquoi pas. On va préparer nos affaires.
Marième: Je te la confie Georgi.
Georgi: T'inquiète. (à Sophie) Suis-moi.
Sophie: @+.
Marième: Bon cours.

Georgi conduit Sophie dans la salle appelée le Studio. Là, ils y retrouvèrent d'autres membres ainsi que Marina, le coach de BodyPump®.

Georgi: Salut Marina
Marina: Salut Georgi. Tu m'amènes une nouvelle adepte ? [Comme dirai Benji : La secte BodyPump, génial. Hé, il ne faut pas le prendre au mot, d'ac]
Georgi: Plus ou moins. Je te présente Sophie. Sof', Marina.
Mar & Sof': Salut.
Marina: (à Sophie) Tu as déjà participé à un cours de Pump® ?
Sophie: Oui, j'en faisais au moins trois par semaine.
Marina: Donc, tu connais tes charges et les mouvements.
Sophie: Oui, pas de problèmes de ce côté là.
Marina: Alors préparez-vous, le cours va bientôt commencer.

Tous deux préparèrent leurs poids, steps et tapis et débutèrent le cours quelques instants plus tard.

Une heure après donc 11.30

Marina: (à Sophie) Alors qu'as-tu pensé de mon cours ?
Sophie: Génial. Je ne me suis jamais autant amusée.
Marina: Merci. Mais je peux te donner un conseil ?
Sophie: Oui bien sûr.
Marina: Sois moins brusque dans tes mouvements, tu risques de te faire mal au dos et aux articulations un jour.
Sophie: Oui, je sais. Tu n'es pas la première à me le dire. Pourtant, j'essaie de me contrôler, mais je n'y arrive pas.
Marina: Enfin, tu as fait malgré tout un bon cours.
Sophie: Merci. Tu donnes quoi maintenant ?
Marina: Step.
Sophie: Très peu pour moi. J'ai mal à la tête au bout de 10 minutes.
Marina: Et toi, Georgi ?
Georgi: Est-ce que j'ai une tête à faire du Step ? {si si je l'imagine très bien moi ;p lol}
Marina: (en rigolant) Non.
Sophie: Tu donnes quels cours demain ?
Marina: Demain, c'est dimanche, je ne donne pas de cours. Mais, je crois savoir qu'il y a Combat® et Jam® le matin avec Erik.
Sophie: Tu donnes cours quand sinon ?
Marina: Lundi, BodyPump® et Balance®.
Sophie: Bon et bien à lundi, peut-être.
Marina: Oui, à lundi
Georgi: Salut Marina.
Marina: Salut.

Et ils retournèrent dans l'espace détente.

Benjamin: (en les voyant) Déjà fini ?
Georgi: Oui, à présent un petit café.
Benjamin: Excellent choix.
Marième: (à l'instant même où Georgi appuyait sur le bouton "Expresso" de la machine à café) Rien de tel qu'un Expresso pour se requinquer.
Sophie: C'est bien vrai.
Marième: Alors, ce cours ?
Sophie: Vraiment génial.
Marième: Tant mieux. Et après votre café que faites-vous ?
Sophie: Fini pour moi.
Georgi: Je vais peut-être faire un peu de muscu.
Marième: Bon choix.
Benjamin: Marième, une personne pour toi.
Marième: Merci Benji. Excusez-moi.

Alors que Georgi prenait sa tasse et que Sof' y glissait une pour elle.

X: (Dans leur dos) Bonjour Georgi.
Georgi: Ah Bonjour Salva. Comment vas-tu ?
Salva: Bien. Et toi ?
Georgi: Très bien, je te remercie.
Salva: Bonjour Miss. Je suis Salvatore, le manager de ce club. Heureux de vous rencontrer.
Sophie: Bonjour, moi de même. Sophie Ovronnaz, vieille cliente mais nouvelle ici.
Salva: Bienvenue parmi nous. J'espère que vous aimez ?
Sophie: J'adore. C'est spacieux et bien disposé. Vous avez un très beau club.
Salva: Merci. Je vois que vous avez fait connaissance avec Marième et Benji.
Sophie: Oui, en effet.
Salva: Satisfaite de l'accueil ?
Sophie: Je n'ai rien à en redire. Ils sont tous deux fantastiques.
Salva: Alors tant mieux. Ah ! Voici, mon visiteur. À plus tard.

Et Salva s'éclipse accompagné du nouvel arrivant.

Sophie: Vraiment sympa. Et elle récupère sa tasse
Georgi: Oui, c'est vrai. Mais tu verras, ils le sont tous. Finissant sa tasse. J'y retourne.
Sophie: Quant à moi, je vais discuter avec Benjamin. Fais-toi de beaux muscles.
Georgi: J'y travaille.

Sophie se retourne alors vers Benjamin et lui dit à voix basse : "Salut cher Collègue"

Benjamin: Ça fait combien ?
Sophie: 5 ans, si je ne me trompe pas. Mais comment a fait le petit génie pour se retrouver ici ?
Benjamin: Muté. Comme toi de toute évidence.
Sophie: Pas du tout. J'ai quitté Genève sans l'avis du grand Patron. Mais finalement, il n'est pas mécontent. J'ai réussi à mettre sous les verrous un membre de la Commission, le lendemain de mon arrivée.
Benjamin: Félicitations. Mais tu sais, le "en Suisse" de tout à l'heure, tu aurais pu l'éviter, je ne suis pas stupide.
Sophie: Excuse-moi. Au fait, mais toi pourquoi ils t'ont envoyé ici ?
Benjamin: La commission. Que veux-tu ?
Sophie: Tu te plais ?
Benjamin: Oui, et puis, je ne suis pas seul.
Sophie: Tu es toujours avec Ness ?
Benjamin: Oui, on est même mariés.
Sophie: Félicitations. Depuis quand ?
Benjamin: Il y a 1 an en juin et il y a un petit en route [Petit, qui entre-temps est né le mercredi 12 janvier et qui porte le prénom de Romain].
Sophie: Fantastique, je suis heureuse pour vous deux. Tu sais si c'est une fille ou un garçon ?
Benjamin: C'est un garçon.
Sophie: Génial.
Benjamin: Merci.

Et ils continuèrent de discuter de tout et de rien. Une demi-heure après les avoir quittés, Georgi vient les rejoindre.

Sophie: Tu as fini ?
Georgi: Oui, une bonne boisson fraîche et direction la douche. Sur ce, il se dirige vers le distributeur, rempli un gobelet et le vide cul sec. Ensuite, il se dirige vers le vestiaire des hommes.
Sophie: Je m'en vais en faire de même.
Benjamin: Entendu. Ah au fait, il sait pour …
Sophie: Non.
Benjamin: OK.

Et Sophie s'en va également vers les vestiaires.

20 minutes plus tard

Georgi sort le premier suivi de Sof' 10 minutes plus tard. Elle le trouve en grande discussion avec Benjamin.

Sophie: Tu attends depuis longtemps ?
Georgi: (pour la taquiner) Depuis 1 heure.
Sophie: Depuis 1 heure, ben voyons. Il y a 1 heure, on était au Pump®.
Georgi: 10 minutes.
Sophie: Ah, c'est mieux.
Georgi: J'ai pu discuter avec mon grand pote Benji, qui est un fan d'informatique.
Sophie: Ah, quand deux génies se rencontrent, on ne peut plus les arrêter.
Georgi: Bien Benji, on doit y aller. Passe une bonne journée.
Sophie: Salut Ben.
Benjamin: Salut vous deux. Merci, passez également une bonne journée.

Petite note : Les cours collectifs dont je fais allusion dans ce passage [c'est le cas de le dire], sont des cours BTS [Body Training System] qui ont été créés et distribués par Les Mills. Ces cours sont identiques quel que soit le pays où ils sont donnés. Si vous souhaitez plus de renseignement sur ces cours, je vous invite à aller sur le site www.lesmills.com pour en savoir plus [je porte à votre attention que le site est en anglais]. Je rajoute que je n'ai pas été payée pour leur faire de la pub. A présent, je reprends le cours de mes élucubrations.

En sortant du Club, ils ne virent pas la voiture foncer sur eux. C'est au dernier moment que Georgi la vit et poussa Sophie sur le coté. Il se prit la voiture de plein fouet quelques secondes plus tard.

Sophie: (Hurlant) Georgi ! ! !

Elle se précipita aussitôt vers lui. Il était inconscient. Instinctivement elle lui dit de tenir le coup même s'il ne pouvait l'entendre et elle appela aussitôt les secours avec son portable.


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Cathy
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MessageSujet: SUPER !!!   Sam 3 Sep à 21:56

Que dire.... à part que j'adore et que j'ai hâte de pouvoir suivre les épisodes de cette "saison 3" Cool Cool Cool .
Pour préciser ma pensée je trouve ta manière d'écrire très fluide et la nouvelle venue très attachante en plus c'est sympa de "caser" la soeur de Simon avec Kerenski I love you (mon chouchou !!!) !
Ca m'a fait rire car moi j'avais "casé" Simon avec la soeur de Joy dans une fic que j'avais écrite moi aussi en "épisodes" et Kerenski avec une copine flic de la soeur en question... et of course Joy et Largo !
Et on va dire que je te "copie" mais ça fait plusieurs semaines que j'ai en cours une fic avec comme personnages principaux Kerenski et une informaticienne.... et il y a beaucoup de points communs avec ton histoire (mais je n'en dis pas plus because suspens...) même si c'est très involontaire car je viens de lire ton histoire juste aujourd'hui... Je vais essayer de la terminer ce week end comme ça tu me diras ce que tu en penses ! Mais en ce moment je suis un peu coincée côté temps vu que je viens de rattaquer le boulot....
Bisous et régale nous vite avec la suite manif
(ouh la la j'ai écrit un vrai roman moi !)
Cathy


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MessageSujet: suite...   Sam 3 Sep à 22:13

Je viens de voir que tu avais publié de nouveaux épisodes.... et je confirme j'aime toujours autant ! UP
Bien vu le coup de la pub de la marmotte mdr !!!!!! (et les allusions aux Pokemon...)
Mais c'est bien la peine de nous refaire Kerenski tout beau avec ses cheveux longs et de nous l'abimer tout de suite, sniff sniff sniff... HELP
Tous mes voeux de guérison Georgie...... Je veux bien me proposer comme infirmière lol....

@+++++
Cathy
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MessageSujet: Chapitre 7   Sam 3 Sep à 22:18

CHAPITRE VII
PERTE DE MEMOIRE


Memorial Hôpital 12.50

Sophie attendait depuis quelques minutes dans la salle d'attente. Après avoir appelé les secours, elle avait contacté Simon qui prévint aussitôt Joy et Largo. L'ambulance avait été des plus rapides et était arrivée 5 minutes après l'accident. Les trois membres restant de l'Intel Unit firent alors leur apparition.

Largo: Alors, comment va-t-il ?
Sophie: Je l'ignore encore. On vient juste d'arriver et ils n'ont rien voulu me dire.
Joy: Que s'est-il passé ?
Sophie: C'est… C'était la même voiture qu'hier. Cette fois, je ne l'ai pas vue venir. C'est juste au dernier moment que Georgi m'a poussée et il s'est pris la voiture de plein fouet. Il est carrément passé par-dessus.
Simon: Ça va aller. Il est solide. Tu vas voir, quand il va se réveiller, il te fera un grand sourire.
Sophie: J'espère. C'était moi la cible, tout comme hier. Tout est de ma faute.
Simon: Non, ce n'est pas de ta faute. (réalisant ce que sa sœur venait de dire juste avant) Quoi ?
Joy: Que veux-tu dire ?
Sophie: Que si je vous avais dit toute la vérité depuis le début, j'aurai été plus sur mes gardes.
Joy Mais de quoi tu parles ?
Sophie: Je parle de ça.

Et elle sort un étui de son sac et le tend à Joy. Cette dernière l'ouvre et reste sans voix. Largo et Simon regardent également l'étui et Simon ne put s'empêcher de s'écrier : "INTERPOL ! ! ! "

Sophie: (quelque peu en colère par le ton de Simon) Crie encore plus fort, ils ne t'ont pas entendu à l'autre bout de la ville.
Largo: Depuis quand es-tu à Interpol ?
Sophie: Deux mois avant mon embauche par la compagnie. Avant, j'étais dans la Police.
Simon: Pourquoi ?
Sophie: Pourquoi, quoi ? Pourquoi j'ai rien dit ou pourquoi je suis un agent d'Interpol et à la fois responsable informatique au groupe ?
Simon: Les deux.
Sophie: Commençons par le début. Après ta "fuite", j'ai réalisé mon plus grand rêve : entrer dans la police. Après 5 ans de bons et loyaux services, on m'a proposé d'intégrer Interpol et j'ai accepté. Ensuite, on m'a demandé si je voulais partir en infiltration à l'intérieur du groupe, pour y débusquer des membres de la Commission Adriatique.
Et si je n'ai rien dit, c'est que j'en avais reçu l'ordre. Je savais que tu étais le chef de la sécurité ici mais le Grand Patron m'avait ordonné de ne pas prendre contact avec toi.
Largo: Et quand nous sommes venus…
Sophie: J'ai compris que Simon m'avait repéré dans les dossiers du personnel.
Largo: Et que c'est lui qui nous avait enjoints à venir te voir.
Sophie: Exactement. Et en acceptant de vous suivre, Georgi et toi, je suis partie sans leur demander la permission.
Simon: Et ils t'en veulent. C'est pour ça qu'ils ont essayé de te tuer.
Sophie: Non, c'est la Commission. J'ai mis sous les verrous un de leur membre le lendemain de mon arrivée.
Joy: (surprise) Mickael, c'était toi.
Sophie: Et oui. Crois-le bien, le Grand Patron m'a pardonné aussi sec d'être partie en douce.
Largo: Donc, c'est la Commission qui cherche à se venger.
Sophie: Sûrement. Hunseker a dû leur dire pour moi et ils ont fait le reste. (au bord des larmes) Et à cause de moi, Georgi est ici avec un poignet cassé ou pire encore.
Simon: Un poignet cassé ?
Sophie: Oui, pour ça, c'est certain. J'ai entendu les infirmiers le dire au médecin qui s'occupe de lui et il a probablement une commotion vu le choc à la tête.
Simon: (En prenant sa sœur par les épaules) Il va s'en sortir, tu verras. Calme-toi.
Sophie: Facile à dire, mais pas facile à faire.
Joy: Excuse-moi, mais tu as pu voir la plaque cette fois ?
Sophie: (se reprenant) Oui, immatriculée à New York 598 FPZ.
Joy: Bien, je retourne immédiatement au Bunker pour découvrir à qui elle appartient. Vous me tenez au courant ?
Largo: Oui bien sûr.
Joy: (à Sof') Courage. @+.
Sophie: Oui, @+.

Même endroit, une demi-heure plus tard

Sophie, Largo et Simon attendaient toujours qu'un médecin vienne leur apporter des nouvelles.

Sophie: Ils en mettent un temps.

C'est alors qu'un médecin s'approche d'eux.

Médecin: Vous êtes de la famille de Monsieur Kerensky ?
Largo: Oui.
Simon: Ma sœur est sa petite amie. [Petite, c'est le cas de le dire. Oui, je sais c'est pas le moment, désolée]
Sophie: Alors Docteur, comment va-t-il ?
Médecin: Bien, étant donné les circonstances. Comme les infirmiers vous l'ont peut-être dit, Monsieur Kerensky a le poignet droit cassé, mais il a également quelques côtes fêlées. Nous avons pu constater une commotion cérébrale de petite importance. Il a également une belle entaille sur le sommet du crâne que nous avons recousue. Pour le moment, il est inconscient mais pas dans le coma. Il ne devrait pas tarder à se réveiller.
Largo: Peut-on aller le voir ?
Médecin: Oui. Pour le moment, vous pouvez y aller tous les trois. Mais pas plus de 5 minutes. Ensuite, vous devrez y aller un à la fois. Il est dans la chambre 304.
Simon: Bien Docteur, merci.
Médecin: De rien. Et il se retira
Sophie: Oui, merci.
Largo: On y va ?

Ils se dirigèrent vers la chambre de Georgi. Quand ils entrèrent, il était toujours endormi avec son bras droit en écharpe et un beau pansement sur le sommet du crâne. Les tentures de la pièce étaient fermées en raison de sa commotion mais il faisait malgré tout clair à l'intérieur.

Simon: Il a l'air paisible. Vous ne trouvez pas ?
Largo: Oui, c'est étrange. On n'a jamais l'occasion de le voir comme ça, il est toujours sur la défensive d'habitude.

Sophie reste un moment sans rien dire et Simon s'inquiète :

Simon: Ça va ?
Sophie: Il va m'en vouloir.
Largo: De quoi ? Il t'a poussé hors de la trajectoire de la voiture. Il la fait consciemment.
Sophie: Je ne te parle pas de ça. Je te parle du fait que je sois d'Interpol et que je ne lui ai rien dit. Il n'a pas eu beaucoup de chance avec les femmes. Surtout avec la dernière.
Simon: Oui, pauvre Marissa. Enfin, je dis pauvre. Elle faisait quand même partie de la Commission.
Sophie: Oui et d'après mes sources, c'est elle qui a semé la zizanie entre vous quatre.
Largo: Quoi ?
Sophie: C'est elle qui a envoyé la photo de Georgi avec Jagger depuis l'appart' de Simon. Et qui a prévenu la Commission du rendez-vous que tu devais retrouver Georgi au resto.
Simon: Bon sang. Corrompue jusqu'à la moelle. C'est à se demander si elle l'a vraiment aimé.
Sophie: Ça, je l'ignore. En tout cas, je ne voudrais pas avoir la même mort qu'elle. Alors comprend bien, que j'appréhende sa réaction quand il apprendra la nouvelle.
Largo: Je pense qu'il ne le prendra pas trop mal, tu es du bon côté, non ?
Sophie Bien sûr, tu as raison, mais je ne peux m'empêcher d'imaginer le pire.

Le portable de Largo se met à sonner.

Largo: C'est Joy. Il sortit de la pièce et décroche. Oui, je t'écoute. [Ouh ! L'incivilité ! Il est dans un hôpital ! ]
Joy: J'ai réussi à trouver le propriétaire de la voiture et vous n'allez pas le croire.
Largo: Vas-y.
Joy: Il s'agit en fait d'une voiture de location et elle est au nom d'un certain Mickael Hunseker.
Largo: Bordel ! (à l'autre bout de la ligne, on peut imaginer Joy reculer d'un bon mètre) Excuse-moi Joy.

Simon à son si tonitruant "bordel" passe la tête dans le couloir et lui fais signe en se tapant la tempe qu'il est malade et ajoute : "Dit, on est dans un hôpital ici."

Largo: Désolé.

Simon rentre dans la chambre

Largo : Tu as autre chose ?
Joy : Non, rien d'autre. Des nouvelles de Georgi ?
Largo : On est avec lui en ce moment. Il est toujours inconscient. [Je suis même étonnée qu'il ne se soit pas réveillé avec Largo qui vient de crier]
Joy: C'est grave ?
Largo: Petite commotion, poignet droit cassé, côtes fêlées et belle entaille sur le crâne ainsi que quelques ecchymoses. Mais d'après le doc, il va bien.
Joy: Il est optimiste, c'est déjà ça. Je vous laisse.
Largo: D'ac. Joy ?
Joy Oui ?
Largo: La prochaine fois, sonne trois fois. Je saurais que tu veux entrer en contact. Je te rappellerai d'un poste de l'hosto.
Joy: OK. @+. Et elle raccrocha.

Largo rentra dans la chambre.

Sophie: On peut savoir pourquoi tu as hurlé comme ça ?
Largo: C'est la voiture de Hunseker qui a servi pour l'écraser.
Sophie: Ce sont des fous. Il ne faut pas en attendre moins d'eux. (à Georgi) Pardon, je suis vraiment désolée.
Simon: (en regardant sa sœur, d'un air attendri) Bon, on va obéir au doc et te laisser seule avec lui en premier. (Sophie le regarde) Je suis prêt à parier ma chemise préférée, qu'il aimerait mieux voir ton visage que le mien ou celui de Largo à son réveil.
Sophie: (dans un sourire) Attention à ce que tu dis, et j'ai peur rien qu'à imaginer ta fameuse chemise.
Largo: (souriant) On reste dans le couloir. Si tu as besoin de quelque chose, tu appelles. OK ?
Sophie: OK.

Largo et Simon sortirent. Sophie prit une chaise qui se trouvait dans la chambre et la plaça près du lit de Georgi. Là, elle attendit patiemment et anxieusement qu'il se réveille.

Une heure plus tard

Un léger mouvement de la part de Georgi la fait sursauter. Il commence à revenir à lui. Après quelques minutes, il ouvre les yeux et tourne la tête vers Sof'.

Sophie: (dans un sourire) Salut, toi !
Georgi: Où suis-je ? Et pourquoi fait-il si noir ?
Sophie: Tu es à l'hôpital et si les tentures sont tirées, c'est parce que tu as une commotion, il faut que tu sois dans le noir.
Georgi: Que fais-tu ?
Sophie: (en appuyant sur la sonnette d'appel) J'appelle le doc pour le prévenir que tu es réveillé. On a eu très peur tu sais ?
Georgi: Qui ça, on ?
Sophie: Bin, les autres et moi. (Sof' le fixe et voit son air étrange) Qui à ton avis ?
Georgi: J'ignore qui sont les autres et tout d'abord qui es-tu ?
Sophie: (balbutiant) Quoi ? Qui je suis ? C'est moi, … Sophie n'eut pas le temps de finir sa phrase que le médecin fait son apparition. Elle se ressaisit et reprend: Docteur, il semblerait qu'il ne me reconnaisse pas.
Médecin: Pourriez-vous sortir, Miss, j'aimerai ausculter mon patient.
Sophie: Oui, bien sûr. Et avant de sortir, jette un dernier coup d'œil Georgi.
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MessageSujet: Chapitre 7 (2 et fin)   Sam 3 Sep à 22:20

Dans le couloir, elle rejoint Largo et Simon.

Simon: Il est réveillé ? Il va bien ?
Sophie: Ça pour être réveillé, il l'est. Mais s'il va bien, je me le demande.
Largo: Pourquoi ?
Sophie: Il ne m'a pas reconnue et quand j'ai dit "les autres", il n'a pas "vu" de qui je parlais.
Simon: Tu es en train de dire qu'il a perdu la mémoire ?
Sophie: C'est à craindre (soupir) On en saura plus quand le doc sortira.

10 minutes plus tard

Le doc sort de la chambre et se dirige vers nos 3 amis.

Sophie: (le devançant) Amnésie, n'est-ce pas ?
Médecin: Effectivement. Il semble ne se souvenir de rien en ce qui le concerne ainsi que ses proches. Son amnésie peut être provisoire comme elle peut-être définitive. Le temps nous le dira. Miss, vous être la première personne qu'il ait vue à son réveil. Il semble avoir confiance en vous. Je crois que vous devriez y aller, ensuite votre frère et votre ami viendront vous rejoindre plus tard.
Sophie: D'accord. J'y vais. Merci Docteur.
Médecin: De rien. Et il se retire.
Simon Bonne chance.
Sophie: Je vais en avoir besoin. Et elle rentre Eh !
Georgi: Eh. Tu allais me dire ton prénom quand le doc est entré.
Sophie: Exact. C'est Sophie, mais tu m'appelais Sof'. Et elle s'assoit
Georgi: (pensif) Sof'. J'ai dû te faire peur quand je ne t'ai pas reconnu.
Sophie: Peur, non. Étonnée plutôt. (silence) Je me sens responsable de ce qui t'arrive.
Georgi: Tu n'as pas à l'être. Le doc m'a dit que je t'avais poussée hors de la trajectoire de la voiture avant de me faire percuter. Il est évident que si je ne tenais pas à toi, je ne l'aurai pas fait. Alors, ne te sens pas coupable.
Sophie: Pourtant il y a de quoi l'être. C'était moi la cible.
Georgi: C'était prémédité ?
Sophie: (baissant la tête) Oui. Celui qui a fait ça avait déjà tenté hier.
Georgi: (Il lui prend la main et elle relève la tête) Je ne t'en veux pas.
Sophie: Moi si. Si je t'avais dit tout de suite que j'étais d'Interpol ainsi qu'aux autres, tu ne serais pas dans ce lit mais en train de t'acharner sur ton PC au Bunker.
Georgi: Tu es flic ?
Sophie: Oui. Et pas très bon, sinon j'aurai plus été sur mes gardes.
Georgi: Ne dis pas de bêtises. Qui sont les 2 hommes avec qui tu étais ? Ce sont les autres ? Et il désigne Largo et Simon, par la fenêtre qui donne sur le couloir.
Sophie: Le petit, c'est mon jumeau, Simon. Et le plus grand, c'est Largo, notre ami et patron.
Georgi: Patron ? Je suis Policier ?
Sophie: (riant) Non. Enfin, c'est compliqué. Je t'expliquerai plus tard.
Georgi: Non maintenant, j'ai tout mon temps.
Sophie: D'accord. silence Largo est le PDG d'une multinationale, "Le groupe W". Simon en est le chef de la Sécurité. Et toi, tu es le responsable informatique. Quant à moi, je suis ta collègue mais également un agent sous couverture qui a pour but de découvrir les membres d'une organisation secrète appelée "la Commission Adriatique", qui veut mettre le monde industriel et économique sous sa coupe. Ah oui, et il y a aussi Joy, mais qui n'est pas là. C'est la garde du corps de Largo. Elle essaie de découvrir qui est le responsable de tout ce gâchis.
Georgi: J'ai tout compris.
Sophie: Et bien, tu as de la chance, car je commence à ne plus m'y retrouver dans tout ce micmac.
Georgi: (souriant et indiquant la fenêtre) Ils ont l'air impatient de me voir.
Sophie: Il y a de quoi. Tu nous as fait très peur. Dis, tu es carrément passé au-dessus de la voiture.
Georgi: Fais-les entrer.
Sophie: D'accord. Elle se lève et va ouvrir la porte. Largo et Simon se dirigent vers elle. Il veut vous voir.
Simon: C'est vrai ?
Sophie: Oui. Entrez.

Et ils rentrèrent.

Largo: Salut Vieux. Ça va ?
Georgi: Ça pourrait aller mieux, merci Largo. C'est bien ça ?
Largo. Oui, c'est ça.
Simon: Bin alors Georgi. Tu abandonnes tes chers ordis. Tu, tu, tu, ce n’est pas bien ça.
Georgi: Simon, tu n'en manques pas une.
Sophie Chassez le naturel, il rapplique au galop.
Georgi: Pourquoi ?
Simon: Tu me parles tout le temps comme ça. C'est bon signe.
Georgi: Tu crois ?
Sophie: Sûre et certaine.

Là, le portable de Largo se remet à sonner et s'arrête aussitôt.

Sophie: Joy ?
Largo: Oui. Il décroche le téléphone de la chambre, compose le numéro et attend que Joy décroche. Ce qu'elle fit rapidement. Tu as des nouvelles ?
Joy: Oui, je viens d'apprendre par un de mes anciens indics que Mickael est libre.
Largo: Non, ce n’est pas possible. Depuis quand ?
Joy: Hier midi, il a été libéré sous caution.
Largo (dans un soupir) C'est pas vrai.

C'est alors que quelqu'un frappe à la porte.

Georgi: Entrez.

L'agent Fox fait son apparition.

Sophie: (surprise) Fox, que faites-vous là ?
Fox: Je viens vous voir au sujet d'Hunseker. J'ai appris pour la tentative et j'en ai conclu qu'il pourrait être derrière tout cela.

Largo qui était encore avec Joy au téléphone la salue et raccroche.

Sophie: (faisant les présentations) Fox est du FBI. Fox, voici Largo Winch, mon frère Simon et Georgi Kerensky.
Fox: Messieurs.
G, L & S : Bonjour.
Largo: Joy vient de m'annoncer que Mickael a été libéré sous caution hier à midi.
Sophie: Quoi, il est libre ? ? ! (à Fox) Pourquoi ne m'avez-vous pas prévenue ?
Fox: Ne vous énervez pas comme ça. Je n'ai été mis au courant que ce matin et quand j'ai essayé de vous contacter, votre portable était coupé.
Sophie: Vous en avez de bonnes vous. Joy et moi avons failli y passer hier et aujourd'hui, c'est Georgi qui a pris à ma place. (frappant du point sur la table de nuit) Fait chier ! ! Bordel. {dis donc il semblerait que Largo ne soit pas le seul à avoir un beau vocabulaire... lol j'avoue quand je m'emporte je dis souvent ce genre de choses... bon ok presque tout le temps lol} [Enfin… un vocabulaire aussi fleuri vu la sécheresse que nous avons traversée, c'est plutôt agréable, non ? loool]
Largo: Sof', calme-toi. Tu oublies qu'il y a un malade ici ?
Sophie: Tu es bon pour me faire la morale toi. [ Et toc ! ] (se calmant) Tu as raison, pardon Georgi.
Georgi: T'inquiète, c'est pas grave. C'est la preuve que tu prends cette histoire à cœur.
Fox: Que vouliez-vous dire par "Joy et moi avons failli y passer hier" ?
Sophie: La voiture qui a percuté Georgi avait déjà essayé hier. Et j'étais avec Joy à cet instant-là. Sur le moment, je me suis dit que l'une comme l'autre aurait très bien pu en être la cible. Mais aujourd'hui, c'est différent. Je sais que c'était moi qui étais visée. Qui plus est, c'est la voiture de Hunseker qui a servi.
Fox: Effectivement, dans ce cas. Je vais m'employer à faire des recherches et le retrouver.
Sophie: Et cette fois, ne le relâchez pas.
Fox: Il me faudrait une déposition.
Sophie: Ça peut attendre ?
Fox: Non. Demain c'est pas possible et lundi, il sera trop tard.
Sophie: Bon, d'accord. Je vous suis. (aux autres) J'y vais. A tout à l'heure.
Simon: @ + Sœurette.
Largo: @ +.
Sophie: (à Georgi en lui déposant un baiser sur le front) Je reviens juste après.
Georgi: D'accord. Je ne risque pas d'aller bien loin. (en indiquant son lit)
Fox: Messieurs.
G, L & S: Au revoir.

Sophie sortit avec Fox non sans jeter un regard derrière elle.
Largo et Simon avaient prévu de rester jusqu'à ce que Sophie revienne. Ils discutèrent avec Georgi un long moment de choses et d'autres sur lui, ses amis et son passé. Mais pas de trop, malgré tout pour ne pas le surmener et le fatiguer. Dans le courant de l'après-midi, tout de même, il dormit un peu, sa commotion lui exigeant du repos.
De son côté, Sophie conta en long, en large et en travers, l'incident de la veille et l'attaque du jour à l'agent Fox. C'est seulement 3 heures plus tard qu'elle put retourner à l'hôpital.
Quand elle arriva, Largo était déjà reparti et trouva Simon quasiment dans le même état de sommeil que Georgi.


Sophie: (doucement) Simon !
Simon: (sursautant) Hein ? Quoi ?
Sophie: C'est moi, t'excite pas. Où est Largo ?
Simon: Sullivan l'a appelé. Il a dû retourner au groupe.
Sophie: Ah ! Silence Si tu veux y retourner, tu peux y aller. Je vais rester un peu.
Simon: Ça ira toute seule ?
Sophie: Oui, ça ira. (souriant) Je ne suis plus une petite fille. Je sais me défendre comme une grande. (et souriant de plus belle) Qui plus est, ce n'est pas un grand et beau soviétique, blessé et amnésique de surcroît qui me fera du mal. Du moins, je pense.
Simon: Je ne te parle pas de Georgi, mais de Mickael. Et s'il essaie de réitérer son coup étant donné qu'il t'a loupée ?
Sophie: Ça ira, je te dis. Vas-y, tu es complètement crevé.
Simon: Bien chef. Et il l'embrasse.
Sophie: A ce soir ou à demain.
Simon: Veille bien sur lui et surtout sur toi.
Sophie: T'inquiète.

Sur ce, il sortit.

Sophie passa la nuit à l'hôpital et il n'y eu pas d'incident. L'état de Georgi ne présentant pas de complication, il put sortir 2 jours plus tard sous certaines conditions : qu'il reste chez lui au minimum 5 jours dans le noir à cause de sa commotion et qu'il ne fasse pas trop d'efforts.
Durant sa convalescence, Georgi avait reçu différentes marques de sympathie de nombreuses personnes : Sullivan, certains membres du personnel du club de sport, du petit personnel du groupe à certains membre du Big Board dont Del Ferril qui avait fait le déplacement. Elle qui avait confié à Cardignac qu'elle avait une peur bleue de lui était quand même venue le saluer et prendre de ses nouvelles.
Il n'y eut pas de nouvel incident mais Mickael restait introuvable.

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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 8   Sam 3 Sep à 22:42

CHAPITRE VIII
L'ENLEVEMENT


Donc, une semaine plus tard : Lundi 14 septembre

Georgi n'a toujours pas retrouvé la mémoire, mais il se sent beaucoup mieux et est prêt à reprendre le travail. Même avec sa mémoire altérée, il est pressé de retourner au Bunker. De toute évidence, ses qualités intellectuelles sont restées intactes.
A présent Georgi en sait un peu plus sur son passé oublié. Et grâce à notre Simon préféré, Georgi est au courant que Sof' était sa petite amie. Bien oui, voyez-vous, elle ne lui avait rien dit parce qu'elle ne voulait pas l'ennuyer avec ça, surtout s'il se trouvait qu'il n'avait plus les mêmes sentiments qu'avant envers elle.


FLASH BACK
C'était un jour avant que Del Ferril ne viennent lui rendre visite. Georgi et Simon étaient en train de discuter des femmes, enfin, je "dis" les deux, c'est surtout Simon qui parlait quand Georgi lui demanda:
Georgi: A l'exception de Sof' et Joy, je n'ai vu aucune autre femme. Je n'ai pas de petite amie, fiancée ou femme ?
Simon: (étonné) Mais si, tu as une petite amie. (taquin) Elle est même au petit soin avec pour toi depuis quelques jours.
Georgi: Sof'. Je comprends mieux maintenant.
Simon: Tu comprends quoi ?
Georgi: Son attitude et mes rêves. Pourquoi elle ne me l'a pas dit ?
Simon: Peut-être de peur que tu ne l'aimes plus comme avant. C'est compréhensible.
Georgi: Tu as sans doute raison.
Simon: (un rien amusé mais surtout curieux) Alors, c'est quoi cette histoire de rêves ? …
FIN DU FLASH BACK

Enfin bref, il était au courant. Et d'après Simon, ses sentiments sont identiques, voire même plus forts qu'avant. Allez savoir pourquoi...
De très bonne heure, ce matin, Georgi avait émis le souhait de se rendre au Bunker, pour commencer à retravailler. Sophie, bon gré, mal gré avait conduit Georgi sur place. Il est vrai que le fait de se replonger dans le travail, lui ramènerait peut-être la mémoire.
Mais dès leur arrivée, ils purent constater un gros problème dans l'une des succursales de l'État voisin et avec Joy, Sophie était partie le régler sur place, laissant Georgi seul au Bunker. Une fois en terrain connu, si je puis dire, Georgi prit vite ses marques. Et c'est devant son écran habituel que Largo et Simon le trouvèrent en arrivant.


L & S: Salut Georgi. (réalisant) Georgi !
Georgi: C'est mon prénom, en effet. Quoi ?
Largo: Mais qu'est-ce que tu fous-là ?
Georgi: Je reprend le travail, ça se voit, non ?
Simon: Tu es tout seul ?
Georgi: Ça se voit, non ?
Largo: Là, il nous nargue.
Georgi: Ça se voit tant que ça ?
Simon: Il le fait exprès. Dis, t'es sûr d'être amnésique ?
Georgi: Sûr et certain.
Simon: Tu côtoies trop ma sœur, toi. Au fait, où elle est ?
Georgi: De sortie avec Joy. Un problème dans une succursale. Elles sont parties régler cette affaire.
Largo: Depuis quand ?
Georgi: Environ 1 heure et demie.
Simon: Et tu es tout seul depuis ?
Georgi: Oui. Et puis, je suis assez grand pour veiller sur moi seul.
Largo: Je ne pense pas que Simon voyait ça comme ça. Il veut sûrement dire que tu dois être perdu dans ce lieu que tu ne reconnais plus ?
Simon: C'est ça.
Georgi: Les dix premières minutes oui, mais depuis, j'ai l'impression d'être comme un poisson dans l'eau.

À cet instant, une alarme familière se fait entendre, il s'agit de la sonnerie indiquant une communication en vidéoconférence.

Georgi: Quelle touche ?
Largo: F6.

Georgi appuie sur la touche en question et les visages de Joy et Sophie apparaissent. Joy a l'air assommé et Sof' a les cheveux en bataille.

Sophie: (l'air grave) On a un gros problème les gars.

Et là, elle se fait jeter au sol et le visage de Mickael Hunseker apparaît.

Mickael: Bonjour Messieurs. Comment allez-vous ? Je vois que vous avez repris le travail Kerensky, donc, je ne vous ai pas trop amoché.
Georgi: Vous ?
Largo: Trêve de civilité, relâchez-les immédiatement.
Mickael: Oh là, Largo. Mais pour que je les relâche, il y a des conditions. Et vous les connaissez.
Largo: Si vous touchez à un seul de leurs cheveux…
Mickael: Je sais que je n'obtiendrai rien de vous, si je les tue. Par contre, je peux faire pression. Et il tire sur Sophie qui hurle sur la douleur.
Simon: Espèce d'enculé. Sof'… [Sorry, pour les oreilles et les yeux sensible ] [c'est du joli tout ça dites donc… PG-13, voire NC-17 ! ! ! ptdr]
Sophie: (sous le choc et les larmes aux yeux) Ça va. C'est le bras qui a été touché. La balle est ressortie.
Mickael: Au rythme où vont les choses et l'endroit où nous sommes, il ne faudra pas plus de deux heures pour que le bras de Miss Interpol ne s'infecte si elle ne se vide de son sang avant. Je vous recontacte dans une heure. Dépêchez-vous !
Sophie: (hurlant) La mallette en métal. La mal… Et la communication est coupée.

Du côté de Joy et Sof', cette dernière se prend un coup au visage et tombe évanouie. Chez les garçons, c'est la consternation.

Georgi: (se reprenant le premier) C'est quoi cette histoire de mallette.
Simon: (en allant la chercher) Sof' l'a apportée dans le courant de la semaine passée. Elle m'a dit qu'il ne fallait l'ouvrir qu'en cas d'extrême urgence. Je crois que c'est le cas.
Largo: Tu ne l'avais pas encore ouverte ?
Simon: Non, pour une fois, je l'ai écoutée. Et ajoute avec humour J'avais peur qu'elle ne m'explose au visage. Tu connais pas ma sœur toi, ça se voit. Elle est capable de tout.
Georgi: (taquin) Fais quand même attention.
Simon: Très drôle. Et il l'ouvre.

Dans la mallette ouverte, ils peuvent découvrir un écran incrusté dans le battant haut et un clavier dans celui du bas. A peine fut-elle ouverte que l'écran s'allume et laisse apparaître un message de la part de Sophie.

Sophie: Salut à vous qui venez d'ouvrir cette mallette. Pour pouvoir avoir accès au programme, il va vous falloir résoudre une petite énigme. On ne sait jamais qui peut ouvrir cette mallette. Si vous êtes un parfait inconnu, vous allez avoir du mal, si par contre, vous faites partie de l'Intel Unit, alors c'est dans la poche.
Simon: Connaissant ma sœur, c'est pas dans la poche.
Geo & Larg': Simon, tais-toi.
Sophie: Pour pouvoir y avoir accès, il vous faut un nom de code et un code de quatre chiffres. Alors pour le nom de code : il s'agit de mon surnom et d'un nom de famille de 8 lettres, le tout séparé d'un trait de séparation. Attention, il ne faut pas vous tromper, vous n'aurez droit qu'à un essai.
En ce qui concerne le code : Il faut m'additionner à l'homme de ma vie et nous soustraire à l'addition du reste de ma famille. Vous tomberez sur un total de 4 chiffres. A oui, j'oubliais, ne perdez pas trop de temps, car si cette mallette a été ouverte par l'Intel Unit, c'est que je suis en danger de mort. Bonne chance. Et l'image se coupe faisant place à la fenêtre d'accès.
Simon: Je vous l'avais dit, c'est pas gagné.
Georgi: Si elle a posé ce genre d'énigme, c'est qu'elle estime que pour nous, c'est simple. Alors, concentre toi. N'oublie pas, on n'a droit qu'à un seul essai.
Largo: Pour le surnom, je crois avoir trouvé. Les deux autres le regardent. Dragon. [Tiens, c'est étrange ça, ça me dit quelque chose… coïncidence?]
Georgi: Je ne vois pas le rapport.
Simon: Nous, si. La veille de ton accident, on en a parlé. Tu as raison Largo, ça ne peut être que celui-là.
Georgi: (après un instant de silence) Tu pourrais mettre la chaîne, Simon. J'ai besoin de musique pour me concentrer.
Simon: Bien sûr. Tu es comme elle, jamais dans le calme. Il lui faut toujours un bruit de fond. Devant la chaîne Qu'est-ce que je te disais, il y en a déjà un. Je mets celui-là ?
Georgi: Oui.

A peine Simon a-t-il appuyé sur le bouton play, que "Always" de Bon Jovi retentit. Dans la tête de notre Georgi, les souvenirs refond surface à vitesse grand V : son enfance dans l'Idaho, son admission au KGB et sa démission, sa demande en mariage à Ania, sa rencontre avec Largo et Simon, suivie de celle avec Joy, Marissa, l'annonce par DelFerril de sa mort, sa rencontre avec Sof', sa déclaration, la réponse de Sof', la fête de charité, le porte-clés et l'accident.

Georgi: Kerensky !
Simon: (ironique) Oui Georgi. Kerensky, c'est ton nom de famille.
Georgi: C'est également le nom de famille de huit lettres que Sof' a pris pour son nom de code.
Simon: Ça pourrait très bien être Ovronnaz, c'est huit lettres aussi.
Georgi: Ca serait trop simple. Et puis, souviens toi du reste de l'énigme : " Il faut m'additionner à l'homme de ma vie et nous soustraire à l'addition du reste de ma famille." Elle nous met sur la voie pour le nom de famille
Largo: C'est plutôt logique.
Simon: Plutôt tordue, la logique.
Georgi: Bon, passons au code chiffré. Donc, la somme de Sophie et moi moins celle de Simon et Vanessa. Il ne s'agit pas de nos âges, car la solution ne donne pas un nombre de quatre chiffres.
Simon: (à Largo) Il carbure là.
Largo: Tu l'as dit. Tu crois qu'il…
Simon: Possible.
Georgi: (continuant comme s'il n'avait pas entendu) Donc, il se peut que ça ait un rapport avec nos dates de naissance.
(parlant à haute voix et tapant sur son clavier) 13021964 + 25021953 = 38043917. Et 13021964 + 15061970 = 28083934
Alors soustraction des totaux : 38043917 – 28083934 = 9959983
Petite note : Les dates de naissance que j'utilise dans ce passage sont : ma propre date de naissance + un jour en modifiant l'année pour Sophie et Simon pour rentrer dans la logique de l'année du Dragon, la date réelle de naissance de Geordie Johnson et pour la date de naissance de Vanessa, elle est totalement inventée. [Argh ! Simon 40 ans ? Diego c'est possible vu l'age de Paolo, mais leurs personnages sont au maximum de jeunes trentenaires à mon souvenir… Enfin je dis ça comme ça…]
Simon: Ça fait pas quatre chiffres ça.

Là, Georgi le regarde de travers.

Simon: Là, c'est sûr, il est de retour.
Georgi: Je suis persuadé qu'il s'agit des dates de naissance. но идиот [Mais quel con en cyrillique, désolée mais je n'ai pas la version romanisée, en tout du cas, merci à toi Kimsayl pour cette traduction] [ptdr]. Il ne fallait pas mettre les siècles et le zéro des mois.
Reprenons : 13264 + 25253 = 38517 et 13264 + 15670 = 28934 ; A présent la soustraction : 38517 – 28934 = 9583. Bingo
Largo: Tu es sûr de ton coup ?
Georgi: De toute manière, nous n'avons pas le choix. Soit on utilise cette mallette et il est possible que nous les retrouvions plus tôt, ou on attend la fin de l'ultimatum.
Simon: Vas-y !

Georgi encode les donnée suivantes:
CODE NAME: Dragon_Kerensky [Mais quelle coïncidence, c'est justement mon alias]
LOGIN: 9583

Et appuie sur OK.

Une fois de plus, Sophie apparaît.


Sophie: Bien joué, les amis. Bienvenue sur le système de repérage par satellite d'Interpol. (la fenêtre où Sof' est apparue se réduit et se place en haut à gauche de l'écran) Vous pouvez voir à l'écran un plan de la ville et également un point clignotant, enfin j'espère qu'il clignote toujours, c'est moi. Je porte un émetteur dissimulé parmi mes médaillons. Grâce à lui et cette mallette, vous pourrez me retrouver. Si vous soulevez le clavier, vous trouverez des récepteurs portables et des émetteurs qui vous sont destinés.
Simon: Pourquoi elle dit : "enfin j'espère qu'il clignote toujours".
Sophie: Et si Simon, tu te demandes pourquoi je dis "enfin j'espère qu'il clignote toujours", car je te connais comme si je t'avais fait, si le point est fixe, c'est que je suis morte. (Et la fenêtre où Sophie est apparue, disparaît)
Simon: Aïe.
Largo: Tu l'as dit.
Georgi: Il n'y pas de temps à perdre. (il ouvre un tiroir sur sa droite et en sort, de la main gauche, un pistolet muni d'un silencieux) On y va.
Largo: Comment ça, on y va. Tu restes ici toi, tu es en convalescence. Et puis, tu ne peux pas tirer avec ton poignet droit dans le plâtre.
Georgi: Je tire aussi bien de la gauche. (armant l'arme avec ses dents) [Tonigencil®, pour des gencives en bétons] Tu veux que je te fasse une démonstration ?
Simon: Il est vraiment de retour. Depuis quand as-tu retrouvé la mémoire ?
Georgi: Dès le premier accord de la chanson. Toute ma vie a défilé. Alors, vous vous décidez, il ne nous reste ¾ d'heures avant qu'Hunseker ne nous contacte, il nous faudra un quart d'heure pour arriver sur place. De plus, il vaudrait mieux que nous contactions Fox, il pourrait nous aider. Et faire venir une ambulance pour Sof'.
Largo: Tu as parfaitement raison. On y va, on préviendra Fox en chemin.

Et ils sortirent en coup de vent du Bunker. Sur la route, ils contactèrent Fox qui leur annonça qu'il les rejoignait avec quelques hommes ainsi qu'une ambulance sur les lieux.
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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 8 (2 et fin)   Sam 3 Sep à 22:45

Pendant ce temps, dans un entrepôt désaffecté dans une zone industrielle aux abords de New York

Quelques minutes après avoir été assommées, Sophie ainsi que Joy se sont retrouvées dans une pièce froide et humide. Sous l'atmosphère ambiante, Joy se réveilla la première. Voyant Sophie blessée au bras gauche et saigner à la bouche, elle se dirigea vers elle et tenta de la réveiller.

Joy: Sof' debout, tu ne peux pas rester allongée ainsi sur le sol. Réveille-toi !
Sophie: (ouvrant les yeux) Joy. Elle arrache une grimace. Ça va, tu n'as rien ?
Joy: Non, je n'ai rien. Ne t'inquiète pas pour moi. C'est toi qui es blessée.
Sophie: La balle m'a traversé le bras sans toucher l'os. Je vais vite m'en remettre.
Joy: (déchirant sa manche) Peut-être, mais en attendant, tu perds beaucoup de sang. Et elle lui fait un bandage de fortune. Tu sais qui est derrière tout ça ?
Sophie: Hunseker. C'est lui qui m'a tiré dessus.
Joy: Mickael. Mais pourquoi ?
Sophie: Il lui fallait une monnaie d'échange et il ne pouvait pas nous tuer. S'il nous tue avant d'avoir obtenu de Largo sa démission du Groupe, il n'aura rien. De plus, il se venge pour son arrestation. Il a fait d'une pierre deux coups.
Joy: Les "garçons" sont au courant ?
Sophie: Il m'a obligé à entrer en contact par vidéoconférence avec eux. Si je n'obtempérais pas, il te logeait une balle dans la tête. Et vu ce qu'il m'a fait, il en aurait été capable.
Joy: Quel délai ont-ils ?
Sophie: Une heure. Et pour elle-même : Mais j'espère, qu'ils nous trouveront avant.
Joy: Tu crois que les "garçons" ont pu repérer l'appel ?
Sophie: Ça ou autre chose… Nous verrons bien.

A cet instant, elles entendirent du bruit et la porte s'ouvrit sur Mickael. Il toisa Joy et Sof' du regard et s'avança vers Joy.

Mickael: Je me doutais bien que vous étiez amies. Sinon, comment aurait-elle pu avoir ton concours pour me piéger ?
Joy: De quoi tu parles ? Je n'ai appris ton arrestation que le lendemain par le journal.
Mickael: Tu mens. Tu m'as téléphoné le matin même pour me proposer un rendez-vous.
Joy: Je n'ai jamais fait une chose par pareil.
Sophie: (avec la voix de Joy) Évidemment, puisque c'est moi qui l'ai fait.

Joy et Mickael la regardent éberlués et Sophie sourit à leur réaction. Joy se reprend la première.

Joy: Comment as-tu fait ?
Sophie: C'est naturel. En fait, au début, je ne savais imiter que Simon et vice-versa. Puis par la suite, de part mon travail, j'ai cultivé mon don en élargissant mon champ de voix et rien qu'en l'entendant, je peux la reproduire. C'est comme ça que je vous ai appelé sur le portable de Joy avec sa voix pour mieux vous amadouer et ça a marché.
Mickael: Sale garce ! Et il l'a gifle.
Sophie: Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais vous laisser continuer votre cirque avec elle. Elle n'était au courant de rien. J'ai tout fait de ma propre initiative.
Mickael: Tu mériterais que je te loge une autre balle et pas dans le bras cette fois.
Joy: Si tu nous tues, l'une comme l'autre, tu n'auras pas ce que tu désires, c'est-à-dire, la démission de Largo.
Mickael: (s'approchant du visage de Joy) Je sais tout ça. Mais sache que toi, je ne t'aurai fait aucun mal. Parce que je t'aime. Et il l'embrasse.
Joy: Et bien, moi pas ! Et elle lui crache au visage.

Il se recule et s'essuie le visage mais ne la frappe pas en retour.

Mickael: Nous verrons ça dans 40 minutes, tu changeras peut-être d'avis.
Joy: Ça m'étonnerait.

Il sortit, et les filles se retrouvèrent à nouveau seules.

Quelques instants plus tard - Dans une autre pièce de l'entrepôt

X: Vous croyez que Winch va s'exécuter ?
Mickael: S'il tient à Miss CIA et Miss Interpol, il coopérera. La Commission obtiendra ce qu'elle veut : La chute du Groupe W…

A l'extérieur du bâtiment – 20 minutes après leur départ du Bunker

Les "garçons", comme se plaît à le dire Joy, étaient arrivés depuis 5 minutes et attendaient impatiemment l'arrivée de Fox et les renforts ainsi que l'ambulance.

Simon: Alors ? Tu peux en savoir plus ?
Georgi: Cette mallette est un vrai petit bijou. Non seulement, le programme possède les plans des rues détaillés du monde entier, mais en plus il donne accès au cadastre de chaque ville. Je peux ainsi avoir accès au plan du bâtiment. Qui plus est, en 3D. Sophie, je t'adore.
Simon: Et bien, tu lui diras dans 5 minutes. C'est le temps que je laisse à Fox pour arriver. S'il n'est pas là dans les temps, je fonce dans le tas.
Largo: Simon, calme-toi. Ça ne rime à rien de t'énerver. … Bien tiens, regarde. Les voilà.

En effet, plusieurs voitures ainsi qu'une ambulance aux gyrophares allumés firent leur arrivée.

Simon: (à Fox, qui descendait de voiture) Tout de même, vous voilà. Nous allions y aller sans vous.
Fox: Vous voulez vous suicider ma parole ! Vous restez là, mes hommes et moi allons nous en occuper.
Georgi: Il est hors de question que nous restions là. De toute manière, nous savons où elles se trouvent.
Fox: Vous savez où elles se trouvent ?
Georgi: Oui, Sophie a un émetteur sur elle. Et grâce à ceci (il montre un des récepteurs portables) Je sais où elle est en ce moment et j'espère que Joy est avec elle.
Fox: Bon, d'accord. Vous venez avec nous. On fait 3 équipes : Miller, Jones et vous, Ovronnaz, vous allez nous ouvrir la route.
S, M & Jo : D'accord.
Fox: Philips, Kerensky et moi, nous irons à la recherche des otages.
Geo & Ph : Bien.
Fox: Quant à vous, Winch, vous serez avec Goddard [en hommage à Trevor Goddard, le légendaire Brumby, dans le JAG, qui est aujourd'hui décédé] et Williams pour veiller sur nos arrières.
Largo: Comme vous voudrez.
God & Wil: A vos ordres, Monsieur.
Fox: Au fait, Kerensky, vous avez retrouvé la mémoire ?
Georgi: En effet, et toutes mes capacités de surcroît.
Fox: Combien de temps nous reste-t-il avant qu'ils ne vous contactent ?
Simon: Approximativement 20 minutes.
Fox: Pensez-vous qu'ils s'attendent à nous voir débarquer ? [on se croirait en Normandie en juin 44]
Largo: Je ne pense pas. Si c'était le cas, il y aurait eu des gardes à l'extérieur et ils nous auraient déjà allumés.
Fox: C'est fort probable. Allons-y.

A peine, furent-ils entrés que des tirs se firent entendre et fusèrent de partout. La progression à l'intérieur de l'entrepôt n'étant pas facilitée par les hommes d'Hunseker, les "sauveteurs" n'avancèrent pas très rapidement. Dans leur "cellule", Joy et Sophie pouvaient entendre les échanges de coups de feu.

Joy: Tu crois que c'est la cavalerie ?
Sophie: Ou bien les cosaques.
Joy: (Se levant pour aller près de la porte) Comment peux-tu arriver à faire de l'humour dans un instant pareil ?
Sophie: Je préfère rire que pleurer. Pas toi ?
Joy: Tu as raison. Ils n'y vont pas de main morte, dehors...
Sophie: Ne reste pas derrière la porte. Si jamais quelqu'un l'ouvre, tu risques de te la prendre en pleine tête.
Joy: Je regarde si je ne vois personne arriver.
Sophie: Comment veux-tu voir quoi que se soit. La fenêtre est trop encrassée pour voir à travers et par la serrure, c'est impossible, puisque c'est une serrure Yale®.
Joy: Je ne vois pas clairement, mais je distingue quelqu'un arriver.

A l'instant même où Joy finissait sa phrase, le bruit sourd d'un corps qui tombe se fit entendre.

Georgi: Sof', Joy, vous êtes là ?
Sophie: (dans un sourire) Les cosaques.
Joy: Oui, on est là. Mais Sof' est blessée.
Georgi: Écartez-vous de la porte. Je vais faire sauter la serrure. Il tira dedans et donna un coup de pied dans la porte. Il entra aussitôt. Il se dirigea vers Joy qui était le plus près de la porte. Tu vas bien ?
Joy: Oui, mais occupes-toi plutôt de Sof'. (lui prenant l'arme des mains) Je vais donner un coup de main aux autres.
Georgi: (soulevant sa veste) Prends plutôt celui-là. Il est plein.
Joy: (lui rendant l'autre et prenant celui proposé) Merci. Prends soin d'elle.
Georgi: T'inquiète.

Joy sortit et il se dirigea vers Sof'.

Georgi: T'inquiète ma Belle, une ambulance n'attend plus que toi dehors. (S'agenouillant) Mais, il faut attendre la fin des hostilités. Dis-moi, on fait la paire tous les deux, tu ne trouves pas ?
Sophie: Tu l'as dit toi avec ton bras droit et moi le gauche, on est complémentaire sur ce coup. (Voyant le récepteur) Je vois que tu as réussi à résoudre mon énigme.
Georgi: Tu n'aurais pas pu trouver plus facile pour le code ? J'ai vraiment séché.
Sophie: Toi, tu as séché ? Je suis étonnée.
Georgi: Heureusement pour toi que j'ai retrouvé la mémoire. Et soit dit en passant, c'est grâce à toi.
Sophie: Tu… Comment ?
Georgi: Grâce à un merveilleux CD que tu avais oublié de retirer de la chaîne du Bunker.
Sophie: Ah, ce CD. Je suis désolée.
Georgi: De quoi ?
Sophie: Tu sais bien.
Georgi: Et je t'ai déjà dit que je ne t'en voulais pas. Combien de fois faudra-t-il te le dire ? Et sur ce, il l'embrasse tendrement.

Une fois séparé, ils se regardent un instant en souriant, quand Georgi vit le sourire de Sophie s'effacer. Il n'a pas le temps de comprendre qu'elle saisit l'arme qui était posée sur le sol et tire. Georgi se retourne et peut voir Hunseker, touché mortellement, atterrir lourdement sur le sol, une arme à la main.

Sophie: (dans un soupir et le regard froid) Un partout.
Georgi: C'est ce que j'appelle tirer dans le mile. En plein cœur. Merci, tu m'as sauvé la vie.
Sophie: Comme je viens de le dire, un partout. Et de rien. Ce fut un plaisir de lui régler son compte.
Georgi: Les tirs ont cessé. Je crois que je vais pouvoir faire venir les ambulanciers.
Sophie: Pas la peine, je sais encore marcher. J'irai bien jusque là.
Georgi: Tu es sûre ?
Sophie: Oui, je suis sûre. Et puis, tu es là pour m'aider, non ?
Georgi: Mais, je suis entièrement à votre service, Milady.

Tout à coup, la tête de Simon apparaît dans l'encadrement de la porte.

Simon: Ça va vous deux ?
So & Geo: C'est la forme.
Simon: Ah bien ça, vous voyez, ça ne m'avait pas manqué du tout. Et il ajoute à l'intention de Georgi. Eh bien, même de la gauche, tu l'as bien allumé.
Georgi: Je n'y suis pour rien. C'est Sof' qui a fait le boulot.
Simon: (regardant sa sœur abasourdi) Toi. Et en mimant le geste. Et bien, chapeau bas Sœurette. Au fait, la voie est libre. Vous pouvez sortir.
Sophie: (à Georgi) Aide-moi, s'il te plaît.
Georgi: Bien sûr. Et il l'aide à se relever. Tu pourras marcher ?
Sophie: Je t'ai déjà dit qu'oui. Arrête un peu de me materner !
Georgi: Je te materne [à la fraise ? ] si je veux.{je préfère la pomme lol} [ben moi Andros® ;p]
Sophie: (soupir) Simon, tu as vu Joy ?
Simon: Oui, elle est avec Largo.
Sophie: (dans un sourire) Je vois.
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MessageSujet: Chapitre 9   Sam 3 Sep à 23:04

CHAPITRE IX
UN CHOIX CORNELIEN


A peine furent-ils sorti que les ambulanciers prirent Sof' en charge. Après vérification, il n'y eut aucun blessé grave du côté de nos amis ou même du FBI. Par contre chez les truands, il y avait 2 morts, 4 blessés et 3 prisonniers. Alors que Georgi accompagnait Joy et Sophie à l'hôpital, Largo et Simon racontèrent à Fox ce qui s'était passé de leur coté. Après avoir pris note de leur dire, il les libéra et ils se rendirent à l'hôpital.
A leur arrivée, Joy et Georgi étaient dans le couloir devant une salle des urgences.


Largo Alors ?
Joy: Ils sont toujours en train de soigner et bander le bras de Sof'. Quant à moi, quelques ecchymoses et j'ai droit à une crème pour ma nuque. [C'est Largo qui te l'appliquera, t'inquiète]
Simon: Encore heureux que vous n'ayez rien de plus grave.

C'est à ce moment que Sophie sortit, le bras gauche en écharpe.

Sophie: Vous êtes tous là ?
Simon Et oui, Sœurette, nous sommes tous là. Tu vas bien ?
Sophie: Étant donné les circonstances, oui. La balle n'a fait que passer comme je le pensais mais j'ai une dent en moins.
Georgi: Suite au coup qu'Hunseker t'a donné ?
Sophie: Oui, mais c'est pas trop grave, c'était justement la dent de sagesse que le dentiste avait prévu de m'enlever. Il m'a rendu service en quelque sorte.
Largo: Service gratuit mais plus douloureux.
Sophie: Et en prime, j'ai eu droit à cette mousse au clou de girofle. (Dans une grimace) Un régal.
Simon: Pouah !
Sophie: (voix Simon) Pouah, je hais le girofle.
Simon: (amusé) Tu sais encore le faire ?
Sophie: Bin oui et toi ?
Simon: Ça fait des années que je n'ai pas essayé. Attends un peu. Il s'éclaircit la voix et prend celle de Sophie: Simon, la ferme ! Et reprenant la sienne: J'y arrive toujours.
Joy: Oui, mais, sais-tu m'imiter comme Sophie l'a fait tout à l'heure ?
Sophie: (voix de Joy) Bin oui, sais-tu m'imiter comme Sophie l'a fait tout à l'heure ?
Simon: Nom d'un chien !
Sophie: Et si. (voix de Georgi) C'est la rançon de la gloire dans ce pays capitaliste. (voix de Largo) Cardignac, je vous signale que je suis dans les temps, voire en avance.
Largo: Bin si je ne l’avais pas entendu, j'l'aurai pas cru. [Si j'avais pas su, j'aurai pas venu ? ]
Georgi: C'est fou. Tu peux faire d'autres voix ?
Sophie: Si je l'ai entendue au moins une fois, oui. Bien sûr, je ne pourrais pas faire transparaître le caractère réel de la personne sans bien la connaître. Mais avec vous trois, je ne te compte pas Simon, c'est facile, je vous côtoie tous les jours. Mais, changeons de sujet. Ils ont arrêté du monde à l'entrepôt ?
Largo: 3 prisonniers, 4 blessés et 2 morts, dont Hunseker. Que tu n'as pas loupé d'ailleurs d'après ce que m'a dit Simon.
Sophie: L'entraînement hebdomadaire, rien de tel pour garder la forme.
Simon: Fox veut vous voir tous les trois pour une déposition le plus vite possible.
Sophie: Joy, que dirais-tu d'aller te changer avant d'aller voir Fox.
Joy: Bonne idée. L'un d'entre vous aurait-il l'amabilité de nous ramener vers nos domiciles pour que nous puissions nous changer ?
Largo: Bien sûr, celui de Sof' est le premier sur la route, on la dépose et (à Joy) je t'y conduis après.
Sophie: J'ai une meilleure idée. Joy, nous avons à peu près la même taille, on a qu'à aller chez moi et je te prêterai des vêtements.
Joy: Ça roule.
Simon: Alors direction, l'appart' de ma sœur. Et au fait, j'y suis jamais allé.
Largo: Moi non plus d'ailleurs.
Joy: Pareil ici. Non, il n'y a que Georgi qui en ait la primeur et l'exclusivité.
Sof' & Geo: Très drôle.

10 minutes plus tard

Et ils se rendirent chez Sophie. Une fois dans l'appart', Simon ne put se retenir et dit : "Super la déco."
Pour l'info, le salon de Sophie est entièrement vide.

Sophie: (quelque peu furibonde) Écoute Simon, ne commence pas. Je n'ai pas l'intention d'acheter des meubles ici alors que j'ai ce qu'il me faut à Genève. Et vu les récents événements, ce n'était pas vraiment le moment pour les récupérer.
Simon: Ne t'énerves pas, je plaisantais.
Sophie: Je suis pas d'humeur, désolée.
Joy: T'excuses pas, il ne peut pas comprendre.
Simon: Si je peux comprendre.
Largo: Mais il ne s'en donne pas la peine
Simon: Merci de me soutenir
Sophie: (à l'intention de Joy) Allez viens. Je te montre la salle de bain. Georgi, tu t'occupes de Largo et Simon.
Joy: Je te suis.
Georgi: Oui, bien sûr.

Elle conduisit Joy devant la porte et l'ouvre.

Sophie: Les serviettes sont ici (elle désigne une colonne de salle de bain) et le gel douche est là (en désignant le support de douche). Je t'apporte des vêtements. Il te faut tout l'attirail ? [Mais c'est pire qu'à l'armée] [Non, à l'armée beaucoup ne partent qu'avec leur b*** et leur couteau…(et des fois ça oublie même le couteau…) Oups pardon, je suis fille de militaire et on en entend de bonnes parfois, faut pas m'en vouloir…lol]
Joy: Non, juste le nécessaire.
Sophie: (réfléchissant un instant) J'ai une belle petite robe qui devrait t'aller à merveille. Tu la veux ?
Joy: Pourquoi pas ! Vendu
Sophie: Je t'apporte ça. Oh, avant que je ne parte, tu pourrais m'aider à enlever le reste de ce t-shirt. (en effet, les médecins pour soigner son bras avaient coupé dans la manche pour avoir plus facilement accès à la plaie, du fait, il était en lambeau)
Joy: Bien sûr, viens.

Après quelques contorsions qui valurent quelques gémissement de douleur et quelques grossièretés des plus salaces de la part de Sophie, elle enfila une robe de chambre et sorti. Elle se rendit à sa chambre, prit la robe pour Joy ainsi qu'un pantalon et un chemisier pour elle. Ensuite, elle retourna à la salle de bain non sans avoir frappé avant [parfois la politesse ça se perd]. Elle déposa la robe et entreprit de se débarbouiller le visage et le bras à défaut de douche, et sortit un peu avant que Joy ait fini. Alors qu'elle s'habillait dans sa chambre, son portable sonna.

Georgi: Sof' !
Sophie: Tu peux répondre, s'il te plaît.
Georgi: OK. Il prend le téléphone et "décroche": Portable de Sophie Ovronnaz, Georgi Kerensky, puis-je vous aider ?
X: Oui, Maurice Legérand, je suis le supérieur de mademoiselle Ovronnaz à Genève. J'aimerai lui parler s'il vous plaît.
Georgi: Oui, bien sûr. Je vous la passe. Il se dirige vers la porte et frappe doucement. Sof', il veut te parler.
Sophie: Qui est-ce ?
Georgi: Un certain Maurice Legérand.

A ce nom, la porte s'ouvre à toute volée, faisant apparaître Sophie, le chemisier (mauve à manches courtes) ouvert laissant apparaître un soutien-gorge turquoise qui renfermait une poitrine généreuse. Quelque peu fasciné par l'apparition aussi soudaine qu'intéressante, il en oublia le téléphone [obsédé va], Sof' le lui prit des mains.
Sophie: Bonjour Monsieur. [pour préserver le suspense, je ne mettrai que le "dialogue" de Sophie] Oui, Monsieur… Je… Mais, Monsieur… Bien comme vous voudrez… A vos ordres, Monsieur… Au revoir. Et elle coupe la communication

Au fur et à mesure de la communication, le visage de Sophie avait changé du tout au tout. Georgi l'avait remarqué et demande : "Quelque chose ne va pas ? "
Elle regarde Georgi avec un regard chargé de colère, de tristesse, de résignation et d'impuissance [c'est possible ça] et elle referme la porte sans un mot.
Sachant pertinemment qu'il n'obtiendra rien de plus, il reparti vers la cuisine. Voyant son air soucieux, Simon lui demanda :
"Que se passe-t-il ? "

Georgi: Je l'ignore, mais je n'aime pas ça. Si vous aviez vu sa tête et le regard qu'elle m'a lancé. Vous penseriez pareil.
Largo: Quel genre de regard ?
Georgi: Un sacré mélange en tout cas : colère, tristesse et il m'a semblé aussi percevoir de l'impuissance et de la résignation.
Simon: Tout ça dans un regard et bien chapeau
Georgi Simon, je ne ris pas.
Simon: A ce point ?
Georgi: Oui.

Joy fit alors son entrée, elle portait la robe de Sophie (une robe "classique", bleu marine avec des fleurs bleu ciel et verte) qui lui arrivait au-dessus du genou. Voyant l'air sombre des "garçons", elle demande : "Qu'est-ce qu'il y a ? "

Largo: C'est Sof', elle vient de recevoir un appel qui la perturbe.
Joy: De qui ?
Georgi: D'un certain Maurice Legérand, son supérieur à Genève. Et je suppose, à juste titre, qu'il s'agit de son supérieur à Interpol.
Joy: Dans ce cas, je crains le pire.

C'est à cet instant que Sophie apparaît les yeux rougis et l'Intel Unit comprend qu'elle a pleuré.

Simon: Sof' ?
Sophie: Pas un mot, Simon. S'il te plaît.
Georgi: Qu'est-ce qu'il voulait ? C'était le Big boss d'Interpol Suisse ?

Elle répond oui de la tête [Hi-han, non j'arrête, c'est pas drôle ce qui lui arrive] et ajoute : "On y va ? Ne me posez pas de question. Je vous en parlerai après avoir vu Fox."

Largo: Comme tu veux.

Et ils sortirent sans un mot. L'atmosphère dans la voiture n'était pas des meilleures.
Une fois au siège du FBI de New York, Joy, Sophie et Georgi furent pris en charge par des agents différents. Ils restèrent plus ou moins une heure chacun de leur côté et sortirent avec 10 minutes d'intervalle, Georgi le premier suivi de Joy et Sof'.
Le voyage du retour se passa comme l'aller. Bizarrement, Simon avait perdu sa langue. Largo, qui était au volant, choisit de retourner au Groupe. Il estimait que le Bunker ou le Penthouse seraient plus indiqués pour parler. Arrivés sur place, Sof' demande :
"Que fait-on ici ? "

Largo: C'est l'endroit le plus indiqué pour discuter, et il propose, Le Penthouse ou le Bunker
Georgi: Le Bunker

Et ils descendirent sur place. Une fois à l'intérieur, l'Intel Unit prit place sur un siège sauf Sof' qui arpentait de long en large autour de la table.

Simon: Sof', s'il te plaît, assieds-toi !
Sophie: Non ! Ça me calme.
Simon: Ça te calme peut-être, mais moi, ça me donne le tournis
Georgi: (qui a compris) Il veut que tu rentres à Genève, c'est ça ?

Il suffit d'un regard de Sophie, pour confirmer cette demande.

Georgi: Quand ?
Sophie: Sur-le-champ.
Simon: C'est une blague ?
Sophie: Malheureusement non. Ma couverture à l'eau, je n'ai plus aucune raison de rester ici.
Largo: Tu ne peux pas partir.
Sophie: Je n'ai pas le choix.
Simon: Si, tu as le choix. Tu as un job ici, tu n'as qu'à démissionner… Excuse moi, c'est ton plus grand rêve d'être flic, mais réfléchis. On vient à peine de se retrouver, tu ne peux pas repartir.
Sophie: Quelque soit ma décision, je dois aller à Genève.
Joy: Tu sais ce que tu vas faire ?
Sophie: J'ai ma petite idée, mais je dois de toute manière aller sur place. Largo, j'aurai besoin du jet. Bien entendu, si tu ne veux pas, je prendrai un vol régulier.
Largo: Prends le jet.
Sophie: Merci. Je passe chez le pharmacien et j'y vais. Je n'ai pas besoin d'autre chose, j'ai tout ce qu'il me faut à Genève.
Georgi: Je viens avec toi.
Sophie: Je ne veux pas te vexer, mais ta présence ne modifiera en rien ma décision. Elle est prise à présent.
Georgi: Peu importe. Je viens. Il prend un sac laissé dans un placard et se fixe devant elle: Je suis prêt.
Sophie: Alors, on y va.
Simon: Sof !
Sophie: On se reverra, je te le promets.
Largo: Tu es sûre de ta décision ?
Sophie: Oui, sûre et certaine.
Largo: Bien, à bientôt. Il l'embrasse et la prend dans ces bras
Sophie: A bientôt
Joy: Tu vas revenir ?
Sophie: Tôt ou tard, oui. Je reviendrai, t'inquiète. Et elle la prend dans ces bras.
Joy: Si dans 6 mois, tu n'es pas revenue, je garde la robe.
Sophie: Elle est à toi. Je m'en ferai une autre. Il me reste du tissu.
Joy: Tu… (la gorge serrée) A bientôt.
Simon: (en prenant sa sœur dans ses bras) Je t'aime, p'tite sœur, tu sais ?
Sophie: Oui, je sais et moi aussi. A bientôt.
Simon: (la relâchant, visiblement à contre cœur) A bientôt. Et se laisse retomber sur son siège.

Et accompagnée de Georgi, elle sortit. A peine la porte fermée, Simon s'écrie "Et merde", se lève et cours après eux. Sophie et Georgi attendant l'ascenseur, il les interpelle.

Simon: Attendez-moi ! Je vous accompagne à l'aéroport.
Sophie: Si tu veux.

Les trajets du parking à la pharmacie et de la pharmacie à l'aéroport se firent dans un silence quasi religieux.
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France Dragon
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MessageSujet: Chapitre 9 (2 et fin)   Sam 3 Sep à 23:05

Devant le jet

Simon: Sof', je t'en supplie, reviens.
Sophie: Tu verras.
Simon: Je veux une réponse.
Sophie: Arrête de te comporter comme un enfant.
Simon: Sof'…
Sophie: @+. Et elle grippa dans le Jet sans se retourner.
Simon: Georgi, fais quelque chose, veux-tu ?
Georgi: Je ferai au mieux.
Simon: Je sais. Bonne chance.
Georgi: Je crois que nous allons en avoir besoin tous les deux. J'y vais.

Et il monte dans l'avion. A bord, il découvre Sof' devant un écran et qui tape quelque chose. Georgi s'assied juste en face d'elle.

Georgi: Que fais-tu ?
Sophie: J'écris une lettre. Et elle reprend sa tâche.

Mais avant que Georgi ne puisse poursuivre

Jerry: Miss, Monsieur, veuillez attacher vos ceintures, nous allons bientôt décoller. La météo annonce du bon temps pour le vol et des vents favorables. Bon vol.

Alors que Sophie poursuit sa rédaction, Georgi reprend : "Quel genre de lettre ? "

Sophie: Genre lettre de démission.
Georgi: Qui est adressée à qui, si tu veux bien me le dire.
Sophie: Il y en a une pour Largo et une pour Legérand.
Georgi: Et à qui vas-tu la donner ?
Sophie: Tu le sauras en temps voulu.
Georgi: Pourquoi te comportes-tu de la sorte ?
Sophie: De quoi parles-tu ?
Georgi: De tout ça. Tu fais des mystères. Tu as pensé à nous ? Nous deux, s'il faut te le préciser.
Sophie: (la gorge serrée, quelque peu en colère et haussant la voix) Tu crois que je n'y ai pas pensé ? Je ne pense qu'à ça depuis des heures. Que crois-tu ? Que je m'en fous ? Et bien tu te trompes royalement. J'ai mal, tu sais. Je n'ai pas joué avec tes sentiments et encore moins avec les miens.
Georgi: Je sais. Je me doute que ça n'a pas été facilité par mon amnésie. Je comprends aussi ton attitude lors de celle-ci. Tu sais que…
Sophie: (le coupant) Oui, et moi aussi. Et j'en ai tenu compte dans ma décision. Je dois choisir entre mon devoir et l'homme que j'aime, mon frère et mes amis.
Georgi: Un choix cornélien.
Sophie: Tu l'as dit… J'aimerai finir mes lettres si ça ne t'ennuie pas.

Il ne lui fallut pas plus de 10 minutes pour les finir, les imprimer et les mettre sous enveloppe au nom de Largo et de Legérand.

Sophie: Voilà, c'est fait.

Georgi se lève et tend la main gauche vers Sof'.

Georgi: Debout !
Sophie: Pourquoi ?
Georgi: S'il te plaît.

Elle accepte sa main et il la guide vers la banquette style canapé. Il s'installe dans le coin et étale ses jambes et invite Sophie à s'asseoir entre celles-ci et à s'appuyer dos contre son torse.

Sophie: Essaierais-tu de m'influencer par ton comportement des plus romantiques ?
Georgi: Oui et non. Mais, si tu es aussi butée que Simon, je n'y arriverai pas.
Sophie: Pourrait-on parler d'autre chose, s'il te plaît. Je n'en peux plus.
Georgi: Bien sûr. Tant que j'y pense (il prend le combiné intérieur) Jerry, quand arriverons-nous ?
Jerry: Vers 5 heures du matin heure locale Monsieur.
Georgi: Merci Jerry. (À Sophie) Et si nous dormions un peu, nous arriverons dans la matinée.
Sophie: Parfaitement d'accord, mais avant, j'aimerais manger un bout. Tu sais, il est déjà 15.30 et nous n'avons pas déjeuné, suite aux derniers événements.
Georgi: Bonne idée. Il doit y avoir quelque chose dans le frigo. Ne bouge pas, je reviens.
Sophie: OK.

Il se lève et va vers le fond de l'appareil. Il revient quelques minutes plus tard, avec deux sodas et des sandwichs. [Et toc, ça y est ils mangent français ! lol] Ils mangèrent en silence et c'est dans la même position que plus tôt, qu'ils s'endormirent.

A New York

Simon vient juste de revenir de l'aéroport et entre dans le bunker.

Joy: Alors ?
Simon: Ils sont partis.
Largo: J'espère qu'ils reviendront à deux.
Simon: Moi aussi.
Largo: C'est fou qu'il la rappelle comme ça.
Joy: Elle n'a plus de couverture, c'est normal. Qui plus est, des civils ont été blessés.
Simon: Des civils ? Il n'y a pas eu de civils blessés.
Joy: Oh que si. Il y en a un en ce moment même dans un avion en direction de Genève.
Simon: Georgi ? Mais ça s'est passé il y a plus d'une semaine ! C'est complètement dingue !
Largo: Et ne t'oublie pas Joy.
Joy: Oh, mais je ne m'oublie pas.
Simon: On dirait que quelque chose te chiffonne ?
Joy: Je me demande qui a pu relater ces infos à son patron. En général, les agents infiltrés ne font pas de rapport.
Largo: C'est pas compliqué, c'est Fox qui l'a prévenu.
Simon: Celui là, si je lui tombe dessus…
Joy: Ne fais surtout pas une bêtise que tu pourrais regretter. Si c'est Fox, c'est par son rapport, il n'a sûrement pas téléphoné au B.B. pour le lui dire et puis, Sof' a été contactée avant que Fox ait pu faire son rapport. Donc, il a une autre source.
Largo: T'en sais quelque chose ?
Joy: Plus que tu ne le crois.
Simon: (priant le ciel) Pitié, faites qu'il nous la ramène. Je vous promets que je me rangerai. Mais ramenez-la-moi.
Joy: (un sourire aux lèvres) Il va falloir que tu tiennes ta promesse si elle revient.
Simon: Je n'ai qu'une parole.
J & L: Je demande à voir…

Le Penthouse 2 heures plus tard

Largo, pour se changer les idées, avait décidé de se plonger dans les dossiers des affaires en cours. Les derniers événements l'avaient quelque peu secoué même s'il n'était pas personnellement touché. Son meilleur ami risquait de perdre sa sœur après 15 ans de séparation, Georgi, lui, la femme qu'il aimait, et Joy et lui, une nouvelle et très chère amie. Simon n'en pouvant plus était sorti et Joy tenait compagnie à Largo. Elle était allongée sur le sofa et fixait le plafond. Largo qui au bout d'une heure n'arrivait pas à se concentrer, se leva, alla rejoindra Joy et s'assit sur l'accoudoir.

Largo: A quoi penses-tu ?
Joy: J'essaie de me mettre à la place de Sophie.
Largo: Tu as une idée ?
Joy: Elle doit choisir entre son rêve de gosse et sa famille. C'est pas évident.
Largo: Qu'aurais-tu fait ?
Joy: Imaginons : Malgré ma démission, je suis toujours à la CIA en infiltration. Imaginons toujours, que nous sommes en Europe et pas aux USA et que je sois amoureuse d'un homme avec qui je travaille.
Largo: Je te suis.
Joy: Et comme ça, elle claque des doigts, du jour au lendemain, mon père m'ordonne de rentrer au bercail et de tout abandonner.
Largo: Que choisirais-tu ? La CIA ou lui ?
Joy: (en le regardant dans les yeux) Lui
Largo Tu démissionnerais réellement alors ?
Joy: Sans hésitation.
Largo: Il en aurait de la chance cet homme.
Joy: Il en a en effet.
Largo: Il existe bel et bien, donc ?
Joy: Effectivement.
Largo: Je le connais ?
Joy: Oui, mais notre histoire est impossible.
Largo: Pourquoi ? [T'es complètement miro, ma parole. C'est de toi qu'elle parle imbécile.]
Joy (soupir) Primo, c'est mon patron. Deusio, le conseil d'administration n'approuverait pas et tertio, c'est un coureur de jupon invétéré.
Largo: Je vois. Mais ça peut s'arranger.
Joy: J'ai un doute.
Largo: Moi, je n'en ai pas. Le primo, je ne vois pas où est le problème. Pour le deusio, je me fiche de ce que le conseil d'administration a à dire. Et tertio, je ne suis pas un coureur de jupons, ce sont les jupons qui viennent à moi. Mais sache une chose, le jour où je déciderai de me fixer, les "jupons" pourront toujours courir.
Joy: Je demande à voir (elle se lève) Si tu as besoin de moi, je suis au Bunker.
Largo: Joy !
Joy: Oui ?
Largo: Penses-y.
Joy: Toi aussi. Et elle sortit.

Genève, mardi 15 septembre – 5.15

Le Jet vient de se poser sur la piste et Sophie et Georgi en descendent.

Sophie: On va prendre un taxi pour aller jusque chez moi. D'accord ?
Georgi: OK. Je te suis.

Ils prirent un taxi et après avoir traversé une bonne partie de la ville, il s'arrêta devant un immeuble de construction classique. Sophie paya le chauffeur et ils descendirent. [Pourquoi Sophie ? Et bien, c'est la seule qui a encore de l'argent suisse pardi.] Ils rentrèrent dans l'immeuble et montèrent au 1er. Sophie ouvrit la porte et lui laissa l'entrée libre : "Je t'en prie."

Georgi: Merci.

Une fois l'entrée franchie, ils se retrouvèrent au salon : un canapé en cuir 3 places et deux fauteuils assortis, un téléviseur avec vidéo et DVD, une tour DVD, une chaîne hi-fi avec dans le meuble des Vinyls, un coin salle-à-manger avec une table rectangulaire en chêne avec 6 chaises, buffet, vaisselier, un meuble aquarium pour séparer les deux espaces ainsi que quelques plantes vertes.

Georgi: C'est plus vivant ici qu'à New York.
Sophie: C'est vrai. Tu veux un café ?
Georgi: Ce n'est pas de refus, merci.

Ils se rendirent à la cuisine.

Georgi: Quelle coïncidence (en voyant la cafetière identique à celle de New York)
Sophie: Et oui, je ne peux pas me passer de ce café.
Georgi: Et si toute cette histoire n'était pas arrivée et que l'on ait tout déménagé à NY, qu'en aurais-tu fait ?
Sophie: Je l'aurais emmenée au Bunker.
Georgi: Bonne idée. Je commence à apprécier ce café.

Tout en discutant, elle prépara deux tasses et la machine pour faire celle de Georgi. Une fois l'eau à température, elle "lança" la machine.

Georgi: A quelle heure comptes-tu te rendre au bureau ?
Sophie: A 8 heures.
Georgi: L'heure de vérité.


Dernière édition par le Dim 4 Sep à 20:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Chapitre 10   Sam 3 Sep à 23:23

CHAPITRE X
TOUT RENTRE DANS L'ORDRE


Q.G. genevois d'Interpol 8 heures

Sophie et Georgi arrivèrent à l'heure dite. Après avoir salué plusieurs de ses collègues, Sophie pénétra à 8.10 dans le bureau du B.B. [j'arrête pas de lire le "bébé big boss" lol] Pendant ce temps, Georgi l'attendait anxieusement devant le bureau. Sophie y resta 20 minutes. Quand elle sortit, elle avait à la main : sa plaque, son arme et 2 documents dont la lettre pour Largo. Ils se regardèrent dans les yeux et Sophie lui montra la lettre. Elle se retourna et la "jeta" dans le destructeur de documents. Ils se regardèrent à nouveau, Sophie sourit à Georgi. Il s'approcha d'elle et de son bras valide la serra contre lui et la fit tournoyer.
Georgi: C'est merveilleux. Ça veut dire que…
Sophie: Oui, je reste à New York avec Simon, Joy, Largo et surtout, oui, surtout toi. Je t'aime et rien au monde, même pas le B.B. n'aurait pu m'empêcher de rester auprès de toi.
Georgi: Je t'aime aussi. Te rends-tu compte que c'est la première fois que tu me le dis franchement. D'ordinaire, c'est moi qui le dis et tu me réponds "Moi aussi".
Sophie: C'est peut-être parce que je ne l'ai jamais dit à qui que ce soit. Et que ça m'était difficile, jusqu'à présent de le dire. Mais c'est fini, je t'aime et je le dis haut et fort : "J'aime cet homme à en mourir".

Là, quelques têtes se dressèrent et des sourires apparurent.
Pendant cet intermède, ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre. Ils se séparèrent presque à contrecœur. Georgi regarde intrigué l'arme et la plaque qu'elle avait encore à la main.


Georgi: Pourquoi tu les as toujours ?
Sophie: Je t'expliquerai. D'abord, il faut que j'aille vider mon casier et remettre ça (elle montre le papier) à Dinant.
Georgi: Dinant ? ? ?
Sophie: L'agent à l'entrée, pas la ville de Belgique. Ce serait courir bien loin.
Georgi: Tu l'as dit.
Sophie: Allons y !

Et ils se dirigèrent vers l'entrée.

Sophie: Re-salut Dinant.
Dinant: Alors, quelles nouvelles ? (en voyant son bras) Que t'est-il arrivé ?
Sophie: Une balle. Tiens, pour toi. (et elle lui remet le tout)

Dinant commence sa lecture et en cours de route, il regarde Sof'. Une fois fini, il la regarde dans les yeux et lui demande : "Ta décision est prise ? "

Sophie: Oui.
Dinant: Bien. Alors, il faut que tu me complètes et signes ça pour le retour de ton arme (il lui tend un doc), celui là pour ta nouvelle plaque... (un nouveau document)
Georgi: Ta nouvelle plaque ?
Sophie: Je t'expliquerai.
Dinant: …et celui ci (encore un autre) pour rendre effective ta démission du service actif. Voici également la carte bancaire qui te donnera accès à tes 10 ans de salaire non perçu. C'est va te faire une jolie petite somme. Que comptes-tu en faire ?
Sophie: Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai déjà tout ce qu'il me faut. (en claquant des doigts.) Je sais, ma pension-retraite. [c'est bien, faut penser à son avenir ! ! lol]
Dinant: Bonne idée.
Sophie: Bon, complétons. Et elle se met à la tâche. Une fois fini Tiens, s'il te plaît.
Dinant: Merci. Je t'en fais des copies (Il se dirige vers la photocopieuse et fait un double des 4 formulaires. [bin oui, il y a aussi une décharge pour la remise de la carte] De retour à son bureau, il appose un cachet et signe chaque document avant de les remettre à Sophie) Tes copies. Ne les perds pas. Juste au cas où. Et voici ta nouvelle plaque.
Sophie: Merci, t'inquiète, ils seront bien rangés. Dis, tu n'aurais pas un carton pour que je puisse mettre les affaires qu'il me reste dans mon casier ?
Dinant: Oui. Je vais te chercher ça. Et il disparaît. [Non, il n'a pas transplané, on n'est pas dans Harry Potter® ici]
Georgi: (les bras croisés sur la poitrine) J'attends.
Sophie: Tu attends quoi ?
Georgi: Une explication au sujet de cette nouvelle plaque.
Sophie: Dehors, pas ici.
Georgi: Sof' ! ! !
Sophie: J'ai dit pas ici, il faut que je te le dise en russe ou quoi ?
Georgi: Oui
Sophie: Né Zdiés [En toute probabilité, non confirmé]
Dinant réapparaît : "Tiens, ça suffira ? " Et il lui tend un carton.
Sophie: Oui, très bien. Merci.
Dinant: Tu vas nous manquer.
Sophie: Je ne crois pas. Je n'étais quasiment jamais ici.
Dinant: Peut-être pas à tous ceux du bureau mais à tes amis et collègues de ta promotion.
Sophie: A ceux là peut-être et vous allez me manquer aussi. Je vais vider mon casier. @+.

Ils se dirigèrent tous deux vers le vestiaire tandis que Sof rentrait dans celui des dames, Georgi attendait devant la porte, toujours aussi perplexe quant à la nouvelle plaque. Après 5 minutes, Sof' sorti avec le carton à moitié rempli.

Sophie: Voilà, on peut y aller.
Georgi: Alors, allons y.

Sof' salua une dernière fois ses anciens collègues et ils sortirent.

Georgi: Vais-je enfin avoir droit à une explication ?
Sophie: A l'appart'.
Georgi: (les poings sur les hanches) Il faudrait savoir, tout à l'heure, c'était "Dehors, pas ici" et à présent c'est "à l'appart'".
Sophie: A l'appart' et c'est non négociable. J'appelle un taxi. Et elle sortit son portable.

Une demi-heure plus tard - 9.30 - Appart' genevois de Sophie

A peine arrivés, Sof fait asseoir Georgi sur le canapé : "Assis ! Tu veux une explication, tu vas l'avoir."

Georgi: Pas trop tôt. Je t'écoute.

FLASH BACK
Sophie entra dans le bureau

B.B.: Bon retour à Genève, Ovronnaz.
Sophie: Merci, Monsieur. Elle referme la porte.
B.B.: Vous avez été rapide. Il est vrai que Winch a un jet ultrarapide.
Sophie: Je souhaiterai que ce soit réglé rapidement. Elle ouvre son sac et en retire son arme, sa plaque et la lettre qui lui est adressée. Je vous remets ma démission, Monsieur.
B.B.: Je la refuse.
Sophie: Vous ne pouvez pas la refuser.
B.B.: Vous ne prenez pas cette décision en toute impartialité. Vous vous êtes décidée trop impulsivement.
Sophie: Il ne s'agit pas d'impulsivité. J'ai mûrement réfléchi avant de prendre ma décision. Par ailleurs, Monsieur, vous ne m'avez pas laissé d'autres choix.
B.B.: Vous en êtes sûr ?
Sophie: À 100 %.
B.B.: Je vous propose un compromis.
Sophie: Pas de compromis, Monsieur. C'est non négociable.
B.B.: Laissez moi finir. Je vous propose de quitter le service actif mais vous servirez de contact avec les agents de chez nous de passage à NY. Plus de rapport, plus de hiérarchie. Vous servirez seulement de relais. Tout en conservant les avantages de votre plaque. Vous êtes un brillant élément Sophie, je ne veux pas vous perdre.
Sophie: Vous m'avez perdue à l'instant où vous m'avez ordonné de revenir ici.
B.B.: Sophie, je vous en prie. Acceptez ce compromis.

Sophie réfléchit longuement, pesant le pour et le contre.

Sophie: Plus de rapport, plus de contact excepté avec les "expatriés", plus de compte à rendre.
B.B.: C'est bien cela. Que décidez-vous ?
Sophie: (après avoir réfléchi quelques instants et lâché un soupir) C'est d'accord.
B.B.: Vous faites le bon choix. Je vous prépare un document que vous remettrez à Dinant. Il fera le nécessaire. C'est à lui que vous remettrez votre arme de service et votre plaque. Il vous en remettra une autre.
Sophie: Bien. Elle sortit la lettre pour Largo.
B.B.: Qu'est-ce ?
Sophie: Un document que je dois détruire.
B.B.: Utilisez le destructeur de mon secrétaire.
Sophie: Merci Monsieur.
B.B.: (en tendant le document) Tenez. Bonne chance dans votre nouvelle vie.
Sophie: Je vous remercie, Monsieur.
B.B.: Vous pouvez disposer Sophie. Bon retour à NY.
Sophie: Au revoir. Et elle sortit.
FIN FLASH BACK

Georgi: Donc, si j'ai bien compris, tu n'es pas totalement démise de tes fonctions.
Sophie: Exact. Mais sache que c'est à contrecœur.
Georgi: Tu es libre malgré tout.
Sophie: On peut dire ça comme ça.
Georgi: J'en connais un, non plutôt trois, qui seront ravis d'apprendre la nouvelle.
Sophie: Je préfère leur faire la surprise. De toute manière si nous revenons trop vite, ils auront la puce à l'oreille.
Georgi: Que proposes-tu alors ?
Sophie: On repart demain dans la journée. Aujourd'hui, tu vas me donner un coup de main.
Georgi: Un coup de main pourquoi ?
Sophie: Pour emballer les quelques affaires que je compte ramener avec nous pour mon nouvel appart'.
Georgi: Je te prête avec plaisir ma main valide. [Deux mains au lieu de quatre, c'est toujours mieux que rien lol]

Après être passés au bureau du groupe W pour saluer le personnel, récupérer les menues affaires que Sophie avait laissées ainsi que récupérer quelques cartons, ils passèrent le reste de la journée à emballer les affaires de Sophie. Après avoir emballer les affaires transportables, ils s'attaquèrent à la salle à manger. [une main par carton ? Ils ont le goût du risque ! ]
C'est une camionnette remplie de cartons, d'une salle à manger complète, du sofa, d'un aquarium et d'une superbe Kawasaki Ninja ZX-6R gris métallisé qui se dirigea vers le Jet le lendemain matin. [Comment ont-ils fait pour transporter tout cela ? Simple : Pirol a "affrété" 2 hommes pour aider Sophie et Georgi] [ah ben je comprends mieux maintenant ! Il est fort notre petit couple, mais ce ne sont quand même pas super et wonderwo-man (superwoman ça le fait pas lol)]

Aéroport de Genève – Mercredi 16 septembre – 9.15

Homme 1: Voilà Miss. C'est chargé.
Sophie: Merci. (à Jerry) Jerry, vous êtes sûr que ce ne sera pas trop lourd ?
Jerry: Non, nous sommes à encore 20 kilos de la limite, nous 4 compris.
Sophie: (aux aides) Merci Messieurs. Tenez ! Et elle tend à chacun un billet.
Homme 2: Merci à vous. Bon vol.
Homme 1: Merci, Miss. Messieurs, au revoir.
Sophie: Au revoir.

Et les deux hommes de Pirol s'en vont.

Sophie: Quand pourrons-nous y aller Jerry ?
Jerry: Je me renseigne à la tour de contrôle mais je pense que nous allons pouvoir décoller tout de suite.
Sophie: Bien (à Georgi) On grimpe ?
Georgi: Je te suis.

Et ils montèrent dans le Jet. Une fois assis

Sophie: Tu les préviens quand ?
Georgi: Quand nous serons en vol et que Jerry pourra nous dire l'heure d'arrivée approximative.
Sophie: Ne leur dit pas que je suis là, d’accord ?
Georgi: OK, j'ai compris. Simon, va nous faire une syncope en te voyant.
Sophie: C'est prévu pour. [hi, hi, hi]
Georgi: Que t'es méchante.
Sophie: Je sais, je sais.
Jerry fait son apparition : "Nous pouvons décoller"
Sophie: Parfait.
Georgi: Quand arriverons-nous ?
Jerry: Le temps est clair donc nous devrions arriver vers 8.30 heure locale.
Sophie: On vient à peine de commencer la journée qu'il faudra la recommencer en arrivant. Merci Jerry.
Jerry: De rien, à votre service. Pourriez-vous attacher vos ceintures, s'il vous plaît ?
Sof & Geo : Bien sûr.

Après quelques minutes, le Jet s'engagea sur la piste et décolla aussitôt.
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MessageSujet: Chapitre 10 (2 et fin)   Sam 3 Sep à 23:24

Une demi-heure plus tard

Georgi: Je vais les prévenir de "mon" retour.
Sophie: N'oublie pas, je ne suis pas là. Et elle se lève pour se cacher dans la cuisine
Georgi: (en composant le numéro du Penthouse) J'ai pas oublié.

Le Penthouse – 1.55 heure locale

Nos 3 amis y étaient quand le signal d'une communication par vidéoconférence retentit. Largo "décrocha" aussitôt et le visage de Georgi, sans émotion, apparut.

Georgi: Salut Largo. Je ne te réveille pas au moins ?
Largo: Non. Salut Vieux, alors ?
Georgi: Je serai de retour vers 8.30. L'un de vous peut-il venir me chercher ?
Largo: Oui, bien sûr.
Simon: Tu es seul ?
Georgi ne prononce pas un mot et reste de marbre
Simon: Je pends ça pour un oui.
Joy: Je viendrai te chercher.
Georgi: Merci Joy. Et il coupe la communication
Simon est complètement anéanti : "Il n'a pas réussi. Je ne la reverrai jamais"
Largo: Arrête de dire n'importe quoi. Tu vas la revoir. Elle l'a promis, non ?
Simon: Oui, mais…
Joy: Nous ne sommes pas le 8 mai, mais le 16 septembre. {ah ah ah et dans deux jours c'est mon anniversaire... euhh non c'est vrai on est pas vraiment le 16 septembre lol} Elle a dit qu'elle reviendra. Ce ne sera peut-être pas pour tout de suite, mais je suis persuadée qu'elle reviendra.
Largo: Il est tard, nous ferions mieux d'aller dormir.
Joy: Tu as raison.
Simon: Même avec la meilleure volonté du monde, je n'y parviendrai pas.
Largo: Essaie quand même. Joy, si tu le souhaite, tu peux dormir ici, tu…
Joy: Merci, je vais aller dans un des appartements privés.
Largo: Comme tu voudras. Bonne nuit.
Joy: Toi aussi. Simon, essaie de dormir.
Simon: OK, je vais essayer. Bonne nuit Joy.
Joy: Bonne nuit. Et elle sortit.
Largo: Va te coucher.
Simon: J'y vais, j'y vais. Bonne nuit, Larg'.
Largo: Bonne nuit, Simon.

Simon sortit à son tour. Largo ne tarda pas à rejoindre son lit également.

Dans le Jet, au même moment

Georgi: Tu peux revenir.
Sophie: Et ? Elle s'assied à côté de Georgi
Georgi: La tête de Simon faisait peine à voir. Il avait l'air anéanti.
Sophie: Et les autres ?
Georgi: Pas des mines plus joyeuses, mais moins pathétiques que celle de Simon. Pourquoi les fais-tu mariner comme ça ?
Sophie: Parce qu'ils ont douté de moi comme toi d'ailleurs. Vous avez tous cru que je vous abandonnerai pour mon rêve de gosse. Vous m'avez énormément déçu.
Georgi: Il faut dire que tu étais très énigmatique.
Sophie: Je ne pouvais pas vous donner de faux espoir non plus ! Si le B.B. n'avait pas accepté ma démission ou proposé ce compromis, je n'aurai pas eu le choix. J'aurai dû remettre ma démission à Largo. La chute aurait été encore plus grande.
Georgi: De ce point de vue, je te comprends. Que fait-on ?
Sophie: Je sais qu'il est tôt, mais quand nous serons à NY, il sera plus de 8 heures du mat, on va avoir une double journée. Et si nous faisions une petite sieste ?
Georgi: Je suis partant, mais j'entendais par "maintenant" pas tout de suite, mais une fois arrivés sur place.
Sophie: Ils viendront tous les trois te chercher ?
Georgi: Normalement, il ne devrait y avoir que Joy. Pourquoi ?
Sophie: Je pensais que je pourrais faire à déjeuner dans mon appart'. Que l'air de rien, tu les ferais venir là et je pourrais faire la surprise à Simon.
Georgi: Et Joy serait dans la confidence.
Sophie: Of course.
Georgi: Pas bête.
Sophie: Alors, on fait ainsi. Allez, Dodo.
Georgi: Dodo. Viens là. Il la prend dans ses bras [forts et musclés, haaa… Je m'égare là, mais j'aimerai tant, rah… J'en ai ma claque d'être seule, snif] {toi aussi ? bon ben on fait un club alors ? lol} et c'est sur un fond de musique douce qu'ils s'endormirent.

Aéroport de New York 8.40

Joy attendait Kerensky au volant de sa voiture alors que le jet venait d'atterrir. Quand la porte s'ouvrit, Georgi en descendit.

Georgi: Tu es seule ?
Joy: Oui. Pourquoi ?
Georgi: (se retournant vers le Jet) Tu peux venir, elle est seule.

Sophie passa alors sa tête dans l'embrasure de la porte : "Salut ! "

Joy: Tu es revenue ? Et une fois Sof' au bas des marches elle lui saute dans les bras.
Sophie: Eh oui.
Joy: (à Georgi) Pourquoi t'as rien dit ?
Sophie: C'est moi qui le lui ai demandé. Vu votre manque de confiance, nous n’avons eu que ce que vous méritiez.
Joy: Merci, c'est sympa.
Sophie: (sarcastique) Oh, mais de rien, ce fut un plaisir. Bon, c'est pas tout ça, mais il faut que tu gardes le secret, surtout pour Simon.
Joy: Pas de problème. Tu ne rentres pas avec nous ?
Georgi: Sof' aimerait faire une surprise à Simon.
Sophie: J'aimerais préparer un déjeuner et Georgi vous emmènerait "chez lui" (avec le geste des guillemets) pour essayer de remonter le moral de Simon. Mais en fait, vous viendrez chez moi. Ma salle à manger est dans le jet. J'ai moins de 3 heures 30 pour la monter et faire à manger. Je crois savoir qu'il y a une société de transport appartenant au groupe ici ?
Joy: C'est exact. Tu n'as qu'à montrer ton badge et je pense qu'il n'y aura aucun problème.
Sophie: Parfait, j'y vais de ce pas. Je vous attends à partir de 12.30. Ça vous va ?
Joy: OK. Comment vas-tu rentrer ?
Sophie: Avec ma bécane.
Joy: Ta bécane ?
Sophie: Attends 2 minutes et tu vas voir. Jerry, vous pourriez ouvrir la soute, s'il vous plaît ?
Jerry: Bien sûr et il actionne le système d'ouverture.

Une fois la soute ouverte, Sophie s'y engouffre, non sans avoir retiré son écharpe, et ressort avec entre les mains la Kawasaki.

Joy: Là, je reste couac. Elle est à toi ?
Sophie: Oui, depuis 4 ans. [En fait, c'est le modèle 2005, qui sortira fin de cette année, mais bon, elle est trop cette moto]
Joy: Jolie, en tout cas. Je crois que nous ferions mieux d'y aller, si nous voulons conserver l'effet de surprise.
Georgi: En route, alors.
Sophie: Sauvez-vous ! Zou…
J & Geo: A tout…
Sophie: Oui.

Tandis que Joy et Georgi se dirigeaient vers le Groupe, Sophie alla trouver la société de transport. Là, le patron accepta de l'aider et lui fournit un petit camion et 2 hommes pour l'aider. Après avoir chargé le camion, Sophie prit la tête du cortège et ils se rendirent chez elle.

Groupe W – Une demi-heure plus tard

Joy et Georgi se dirigent vers le Bunker

Dans l'ascenseur

Joy: Comment comptes-tu t'y prendre ?
Georgi: Laisse moi faire et suis-moi.
Joy: Pas très explicite.
Georgi: On arrive. Bouche cousue et fait une tête d'enterrement.

La porte de l'ascenseur s'ouvre et ils firent les quelques pas qui les séparent du Bunker. Quand ils ouvrirent la porte, ils découvrirent Largo regardant Simon, complètement avachi sur le bureau.

Simon: Je vis un cauchemar, un véritable cauchemar.
Largo: Simon, calme-toi !
Georgi: Bonjour
Simon: (relevant la tête) Elle n'est pas là. Je cauchemarde.
Georgi: (se défendant) J'ai fais ce que j'ai pu.
Simon: Tu n'en as pas fait assez alors.
Largo: Simon, ça suffit. Il est aussi malheureux que toi.
Simon: On ne dirait pas.
Georgi: Tu veux que je pleure ? Désolé, Simon, mais je n'ai plus de larmes depuis longtemps.
Simon: Tu fais une croix sur elle, alors.
Georgi: Non, je ne fais pas une croix sur elle. Je n'ai pas l'intention de lâcher prise, mais pour l'instant, il n'y a rien à faire. Je vous propose de venir déjeuner chez moi ce midi, ça nous changera les idées. On part d'ici à 12.30, d'accord ?
Joy: Ça marche.
Largo: Pourquoi pas.
Simon: Si tout le monde est d'accord, je suis partant.
Georgi: Maintenant, si vous le permettez, j'ai du travail en retard. Et il chausse ses lunettes.
Simon: C'est tout ?
Georgi: Que veux-tu que je dise de plus ?
Simon: Je sais pas moi, comment elle était quand tu es parti ?
Georgi: Mal, très mal. Content ?
Simon: Pas tant que ça.
Joy: Allez viens Simon, on va faire un tour. Largo, tu viens aussi ?
Largo: Non malheureusement. J'ai du boulot. On se retrouve tous ici à 12.20.
Joy: OK.
Georgi: Je ne bouge pas d'ici.

Et il sortirent tous les trois. Une fois la porte close, Georgi relève la tête et sourit.

Hall d'entrée de l'immeuble de Sophie et Georgi – Devant l'ascenseur – 12.45

Joy: Simon arrête de faire cette tête.
Simon: J'y peux rien.
Georgi: Bon sang, ce que tu peux être lourd.

L'ascenseur arrive et ils y rentrèrent. Simon et Largo ne virent pas Georgi appuyer sur le bouton du 5e.

Largo: Aller, secoue-toi !
Simon: J'ai pas envie.
Joy: T'as pas envie. J'ai pas plus envie que toi, pourtant je m'efforce de me comporter correctement en société.

L'ascenseur s'arrête et ils sortirent. Georgi se dirigea vers la porte et l'ouvrit. Quand ils entrèrent, ils entendirent de la musique.
Une fois dans le salon.


Simon: On n'est pas chez toi.
Georgi: Pourtant, j'ai la clé. Et il lui montre la Reine.
Simon: Mais…
Sophie (sortant de la cuisine avec un tablier autour du cou) Alors Simon, tu la trouves comment la déco à présent ?
Simon: (tournant la tête vers la voix) Sof', c'est toi ? Tu es revenue ?
Sophie: Non, c'est le Pape. Bien sûr que c'est moi. T'es aveugle ou quoi ?
Simon: (En se jetant dans les bras de Sof') Je suis si heureux.
Sophie: Oui, bon ça va. Tu m'étouffes.
Simon: Désolé Et il la lâche.
Largo: Heureux de te revoir. Et il la prend également dans ses bras
Sophie: Moi aussi Largo. Aller à table tout le monde.
Simon: D'où tu sors tous ces meubles ?
Sophie: De Genève. Assis.
Simon: OK, OK.

Sophie disparaît dans la cuisine et réapparaît quelques instants plus tard avec l'entrée.

Et c'est ainsi que notre petit monde fut enfin réuni. L'Intel Unit comporte à présent 5 personnes : Largo, le chef ; Joy, la garde du corps, Georgi, le génie informatique et les jumeaux Ovronnaz, qui font la paire
[c'est le cas de le dire]. La vie n'est pas toujours rose pour eux [et ça n'est pas près de s'arranger], mais tout finit par rentrer dans l'ordre. La vie reprend son cours et sous de nouveaux jours.

Fin (du pilote)

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Cathy
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MessageSujet: Re: La saison 3 selon Dragon: Epi. 1 & 2: Pilote [Terminé]   Lun 5 Sep à 9:21

Comme je te l'ai déjà dit dans mes messages pris en "sandwich" dans ta fic... j'ADORE !!! UP (ben oui j'ai pas pu attendre que le "pilote" soit terminé avant de mettre mon grain de sel.... du coup mes commentaires sont en plein milieu....)
Continue à nous régaler avec de nouveaux épisodes. green smile

Bises
Cathy

ps : en parlant de sandwich... fallait leur faire manger des grenouilles pour la bouffe française !
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MessageSujet: Re: La saison 3 selon Dragon: Epi. 1 & 2: Pilote [Terminé]   

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La saison 3 selon Dragon: Epi. 1 & 2: Pilote [Terminé]
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